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Coronavirus: au Japon, les parcs d'attraction demandent aux visiteurs de ne plus hurler dans les manèges

Une attraction d'Europa-Park en juillet 2015.

Une attraction d'Europa-Park en juillet 2015. - THOMAS KIENZLE / AFP

Au Japon, la levée de l'état d'urgence sanitaire a été décidée lundi, permettant aux parcs d'attraction de rouvrir leurs portes petit à petit.

Comment concilier amusement et respect des règles sanitaires? Au Japon, avec la levée de l'état d'urgence décidée lundi, un regroupement de parcs d'attraction a trouvé la solution: interdire à leurs visiteurs de hurler dans les manèges.

Le groupe East and West Japan Theme Park Associations, qui se compose de plus de 30 parcs de loisirs, a ainsi dévoilé une série de plusieurs recommandations pour assurer la sécurité de leurs clients et de leurs employés en pleine épidémie du coronavirus, rapportent CNN et le quotidien The Japan Times.

Parmi ces suggestions, celle d'encourager les visiteurs qui emprunteraient les attractions extérieures, comme les montages russes, à ne pas hurler ou pousser des cris de joie lorsqu'ils les utilisent. Mais aussi, de manière moins surprenante, l'obligation de porter un masque ou de vérifier régulièrement la température des clients.

"Sourire avec les yeux"

Les employés déguisés en mascottes ou en super-héros ne doivent également pas serrer la main des clients ou taper dans les mains des plus jeunes, tout en maintenant une distance appropriée s'ils ne peuvent pas porter de masque en raison des attractions où ils travaillent.

Les conversations doivent également être raccourcies, mais, pour éviter de perdre le contact avec les clients, les salariés des parcs de loisirs sont invités à "sourire avec leurs yeux" et à communiquer "par des gestes".

"Ces recommandations ne vont pas amener les infections à zéro, mais vont permettre de réduire le risque d'infection", a admis le groupe East and West Japan Theme Park Associations, assurant continuer à étudier toutes les possibilités pour faire baisser les risques de transmission du virus.
Clément Boutin