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Viol d'une fillette de deux ans en Inde: deux adolescents arrêtés

Des activistes indiennes manifestent après le viol d'une enfant, le 13 octobre 2015

Des activistes indiennes manifestent après le viol d'une enfant, le 13 octobre 2015 - Sajjad Hussain - AFP

Les policiers ont interrogé plus de 250 personnes avant d'arrêter les deux adolescents. Agés de 17 ans, ils ont été arrêtés dans l'enquête sur le viol d'une fillette de deux ans en Inde, dernière affaire d'agression de ce type à scandaliser le pays, a annoncé la police ce dimanche.

La fillette a été retrouvée ensanglantée dans un parc de New Delhi près de son domicile vendredi soir. "La police de New Delhi a résolu (le crime) en interpellant deux jeunes dans cette affaire de viol d'enfant", a déclaré un porte-parole de la police à la presse. "L'enquête se poursuit et les policiers réunissent des éléments de preuve", a-t-il ajouté.

Un des suspects connaissait les parents

Les deux suspects, qui devraient être inculpés d'ici une dizaine de jours, habitent le même quartier que la victime et l'un d'eux était connu de ses parents. L'agression de l'enfant de deux ans, qui est toujours hospitalisée, s'est produite le même jour que le viol en réunion dont a été victime une fillette de cinq ans, dans l'est de la capitale. Celle-ci a été violée par trois hommes dans la maison d'un voisin, lesquels ont été arrêtés immédiatement.

Ces attaques, survenues une semaine après l'agression subie par une fillette de quatre ans, violée et blessée à l'arme blanche, également dans la capitale, ont suscité des manifestations contre les violences sexuelles. L'indignation est à son comble alors que ces viols ne font que s'ajouter à la longue liste d'abus sexuels qui minent le pays.

Le viol en réunion d'une étudiante, ensuite morte de ses blessures, dans un bus à New Delhi en 2012, avait suscité une vague de manifestations en Inde et poussé le gouvernement à durcir les peines pour les délinquants sexuels. En 2014, 36.735 cas de viol ont été recensés en Inde, dont 2.096 à New Delhi. Les experts estiment que ces chiffres ne reflètent qu'une partie de la réalité.

la rédaction avec AFP