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Boeing disparu: des failles de sécurité pointées du doigt

La sécurité à l'aéroport de Kuala Lumpur est remise en cause.

La sécurité à l'aéroport de Kuala Lumpur est remise en cause. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Plusieurs jours après sa disparition dans la nuit de vendredi à samedi, le Boeing 777 de la Malaysia Airlines reste introuvable. Cette disparition met en lumière l'inefficacité des contrôles au moment de l'embarquement.

Plus de 60 heures après sa disparition samedi, l'avion de la Malaysia Airlines reste introuvable. Dans la nuit de vendredi à samedi, un Boeing 777 a disparu avec 239 personnes à son bord. Cet événement, dont on ne sait pour l'heure pas grand chose, a mis en lumière de nombreuses failles de sécurité.

Premier élément d'inquiétude, deux passagers au moins voyageaient sous une fausse identité grâce à deux passeports dérobés à des européens. Grâce à ces documents, ils ont pu acheter des billets et passer tous les contrôles: les deux individus n'ont jamais été inquiétés.

"Aujourd'hui, les Etats ne savent plus contrôler les identités des citoyens", assure Christophe Naudin, spécialiste du terrorisme aérien interrogé par BFMTV. Selon lui, la solution pourrait venir de la biométrie, "c'est-à-dire [du] lien entre le document présenté et [son] porteur".

Interpol très critique

L'utilisation des passeports est d'autant plus étonnante que ceux-ci figuraient sur la liste des documents volés établie par Interpol, une base de données accessibles à toutes les polices du monde.

Mais, à l'aéroport de Kuala Lumpur, les autorités malaisiennes n'ont pas consulté ce listing au moment de l'embarquement, une négligence jugée importante par Interpol: "Si les contrôles avaient été faits, nous ne serions pas là, à se demander si ces passeports ont pu être utilisés par des terroristes", regrette l'institution.

Les médias d'Etat chinois ont eux aussi critiqué les autorités malaisiennes et la compagnie Malaysia Airlines, déplorant notamment des "carences" des dispositifs de sécurité. "La réponse initiale de la Malaisie n'a pas été assez rapide", déplore le quotidien officiel Global Times. Deux tiers des 239 passagers du vol MH370 étaient des citoyens chinois.

La faille est reconnue à demi-mots par le Premier ministre malaisien qui a déjà annoncé une révision des procédures de contrôle.

M. K.