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Apéritif mal servi: l'héritière de Korean Air libérée, sa peine réduite en appel

Cho Huyn-Ah en plein exercice de contrition, en décembre 2014.

Cho Huyn-Ah en plein exercice de contrition, en décembre 2014. - Yonhap - AFP

L'héritière de la compagnie Korean Air (KAL), condamnée en février à un an de prison ferme dans le procès dit des noix d'apéritif, a été libérée vendredi en appel et sa peine réduite à 10 mois avec sursis. Cho Hyun-Ah, 40 ans, également connue sous le nom de Heather Cho, avait été reconnue coupable en première instance d'avoir enfreint les règles de sécurité en contraignant un vol New York/Séoul à revenir à la porte d'embarquement.

Le 5 décembre 2014, Mme Cho, alors cadre dirigeante de la compagnie, avait mal pris de s'être vu servir par une hôtesse de l'air des noix de macadamia qu'elle n'avait pas demandées, de surcroît présentées non dans un bol mais dans leur sachet. Elle avait exigé le débarquement du chef de cabine, le jugeant responsable de l'impair commis par l'hôtesse. L'appareil avait été contraint à revenir à son point de stationnement afin qu'il puisse descendre.

Le tribunal de première instance avait jugé qu'on pouvait considérer que l'appareil était "en vol" dans la mesure où il avait commencé à rouler. La fille aînée du président de la compagnie aérienne avait donc été condamnée pour avoir modifié le plan de vol de l'avion de manière illégale.

Mais la Haute cour de Séoul en a jugé autrement malgré les trois ans requis par le parquet qui reprochait à la prévenue de n'avoir pas fait oeuvre de contrition. Le retour de l'avion à son point de stationnement "ne constitue pas un changement" du plan de vol, a estimé le juge d'appel.

"La prévenue n'avait pas l'intention de saper la sécurité de l'avion", a-t-il statué, confirmant en revanche la condamnation de Mme Cho pour perturbation des opérations et violences. Le chef de cabine, Park Chang-Jin, avait raconté à la barre que Mme Cho l'avait contraint à s'agenouiller et à demander son pardon, tout en le frappant à coups de manuel de bord.

La rédaction avec AFP