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Snowden: un Américain sur cinq a changé ses habitudes sur internet

Les Américains changent lentement leurs habitudes sur internet.

Les Américains changent lentement leurs habitudes sur internet. - Stephan Röhl – Flickr CC

Une étude du très sérieux Pew Research Center montre que les révélations sur les programmes de surveillance américains ont une influence certaine sur le comportement des internautes. Lentement, les Américains changent leurs habitudes pour se montrer plus attentifs à la protection de leurs données personnelles et de leurs communications sur Internet.

Les habitudes de protections des données personnelles sur Internet changent lentement, mais sûrement. De plus en plus d'Américains sont attentifs à la protection de leurs données personnelles et communications sur Internet depuis les révélations sur les programmes de surveillance américains, indique une étude du Pew Research Center publiée lundi.

Selon le centre de recherche, qui a interrogé 475 adultes, 30% des Américains disent avoir pris des mesures pour mieux protéger leurs informations. Et 22% affirment avoir changé la façon dont ils utilisent la technologie et les réseaux sociaux depuis les révélations de l'ex-prestataire de l'Agence nationale de sécurité (NSA), Edward Snowden, en juin 2013.

Paramètres de confidentialité ajustés

Les Américains "ajustent une partie de leurs activités, au moins avec des choses simples comme modifier leurs paramètres de confidentialité, ou être un peu plus discrets dans les choses qu'ils disent ou qu'ils recherchent sur internet", explique Lee Rainie, chargé des études sur Internet chez Pew.

Si la grande majorité dit n'avoir rien changé, environ un Américain sur six indique avoir modifié son utilisation des messageries, moteurs de recherche et réseaux sociaux.

"Par exemple, 25% de ceux qui sont au courant des programmes de surveillance utilisent des mots de passe plus complexes", dit Lee Rainie.

Le chiffrement réservé aux experts

Le recours à des techniques plus sophistiquées, comme le chiffrement ou l'utilisation de moteurs de recherche anonymes, reste en revanche réservé à une poignée d'experts.

L'étude révèle aussi un pays divisé sur l'intérêt des programmes de surveillance. Environ la moitié, 52%, s'en disent très ou un peu inquiets, tandis que 46% ne le sont "pas beaucoup" ou "pas du tout". La marge d'erreur de l'enquête, réalisée de décembre 2014 à janvier 2015, est de 5,6 points.

C. P. avec AFP