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Présidentielle aux Etats-Unis: Biden pense que Trump va "tenter de voler" l'élection

Joe Biden, le 11 juin 2020.

Joe Biden, le 11 juin 2020. - Jim Watson - AFP

Joe Biden, candidat démocrate qui affrontera Donald Trump en novembre dans la course à la Maison Blanche, soupçonne l'actuel président de s'accrocher à son poste en cas de défaite.

Le candidat démocrate à la Maison Blanche Joe Biden a déclaré que Donald Trump allait "tenter de voler" l'élection présidentielle du 3 novembre et qu'il pourrait refuser de reconnaître le résultat en cas de défaite, des accusations "ridicules" selon la Maison Blanche.

"C'est ma plus grande inquiétude"

Interviewé par l'animateur Trevor Noah, Joe Biden, 77 ans, a confié être préoccupé à l'idée que l'accès aux urnes des Américains soit limité, par exemple en semant le doute sur la validité des bulletins envoyés par courrier, dont l'utilisation devrait augmenter en raison de la pandémie.

"C'est ma plus grande inquiétude. Le président va tenter de voler cette élection", a-t-il déclaré dans l'émission The Daily Show, diffusée mercredi. "C'est ce même type qui a dit que tous les bulletins par correspondance étaient frauduleux (...) alors qu'il s'assoit derrière son bureau dans le Bureau ovale et rempli son bulletin par correspondance", a-t-il ajouté en référence au vote du président américain pour la primaire de Floride, en mars. 

Trump poussé vers la sortie par l'armée?

Trevor Noah lui demande alors s'il a réfléchi à ce qu'il ferait si Donald Trump perdait le scrutin mais refusait de reconnaître le résultat. 

"Oui, j'y ai songé", répond l'ancien vice-président américain, en ajoutant que l'armée interviendrait certainement: "Je vous promets, je suis absolument convaincu qu'ils l'escorteraient très rapidement hors de la Maison Blanche." 

"C'est une hypothèse absolument ridicule", a réagi la porte-parole de la Maison Blanche, Kayleigh McEnany, sur Fox News jeudi. "Laissez les démocrates faire dans la démagogie et relayer ces théories du complot", a-t-elle asséné.

Le président américain a souvent plaisanté sur sa volonté de rester au pouvoir au-delà des deux mandats autorisés. Il a d'autre part affirmé à plusieurs reprises que le vote par correspondance était nécessairement "frauduleux", ce qui a poussé Twitter a signaler en mai pour la première fois l'un de ses tweets comme étant trompeur. 

A.S. avec AFP