BFMTV

La PDG de Time's Up démissionne après des soupçons d'agression sexuelle visant son fils

Lisa Borders, PDG de Times-Up  lors d'une conférence en novembre 2018 à New York.

Lisa Borders, PDG de Times-Up lors d'une conférence en novembre 2018 à New York. - STEPHANIE KEITH / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Lisa Borders était la première PDG du mouvement Time's up, l'organisation née à la suite du scandale de harcèlement et d'agressions sexuelles qui auraient été perpétrées par le producteur de cinéma américain Harvey Weinstein.

La PDG de l'organisation Time's Up, Lisa Borders, a démissionné de ses fonctions après que son fils a été accusé d'agression sexuelle, a annoncé vendredi le mouvement créé après le scandale Harvey Weinstein.

Ancienne présidente de la ligue féminine de basket WNBA, Lisa Borders n'avait pris les rênes de Time's Up que début octobre, devenant la première PDG de l'organisation de lutte contre le harcèlement sexuel et pour l'égalité entre hommes et femmes.

Des séances de "spiritualité et massage"

Une femme a indiqué au quotidien Los Angeles Times avoir été agressée sexuellement par le fils de Lisa Borders, Garry "Dijon" Bowden Jr, lors d'une séance de thérapie. Dijon Bowden a mis sur pied une méthode mêlant spiritualité et massage, qu'il propose selon plusieurs formules. La victime présumée, qui connaissait bien Dijon Bowden, l'a sollicité pour une séance, pratiquée au domicile du fils de Lisa Borders.

Lors de la séance, il aurait procédé à des attouchements sexuels sur elle. "C'était dégoûtant", a-t-elle expliqué au Los Angeles Times, indiquant avoir déposé plainte auprès de la police de Santa Monica en Californie.

Par l'entremise de son avocat, Dijon Bowden a nié avoir eu un comportement inapproprié lors de la séance. Pour autant, sa mère a fait état de l'affaire aux autres membres de l'équipe dirigeante de Time's Up et annoncé son intention de démissionner.

"La meilleure décision pour toutes les parties"

"Nous avons également estimé que c'était la meilleure décision pour toutes les parties", a écrit Time's Up sur son compte Instagram.

"Nous encourageons fortement toute personne ayant été victime de harcèlement sexuel, d'agression sexuelle ou de mesures de rétorsion dans son milieu professionnel à contacter le fonds de soutien juridique de Time's Up pour se faire aider", ont ajouté les responsables dans le message.

Jeanne Bulant avec AFP