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L'ex-maire de New York Michael Bloomberg candidat à la Maison Blanche

Michael Bloomberg, le 17 novembre 2019

Michael Bloomberg, le 17 novembre 2019 - YANA PASKOVA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

L'ancien maire de New York Michael Bloomberg s'est enregistré auprès de la Commission électorale fédérale pour être candidat démocrate à la prochaine élection présidentielle.

C’est officiel, le maire de New-York entre 2003 et 2013, Michael Bloomberg a confirmé ce dimanche être candidat à l’investiture démocrate pour l’élection présidentielle de 2020. "Je suis candidat à la présidentielle pour battre Donald Trump et reconstruire l'Amérique ", a annoncé le fondateur de l’agence de presse d’informations financières qui porte son nom sur son site internet.

Le 8 novembre dernier, le milliardaire de 77 ans avait déjà indiqué être candidat à la primaire démocrate dans l’Alabama, laissant planer le doute sur sa candidature à l’élection présidentielle.

"Nous ne pouvons pas nous permettre quatre années supplémentaires d'actions immorales et irréfléchies de la part de Donald Trump", s’est justifié Michael Bloomberg ajoutant que l’actuel président des États-Unis représentait "une menace existentielle pour notre pays et nos valeurs. S'il remporte un nouveau mandat, nous pourrions ne jamais nous en remettre".

À la tête d’une fortune de plus de 50 milliards de dollars, il a déclaré qu’il serait prêt "à dépenser ce qu’il faudra pour battre Donald Trump", sur le site politique Axios ira.

Quatre septuagénaires face à Donald Trump

L’entrée en piste de Michael Bloomberg relance les interrogations sur l’âge avancé des candidats à l’investiture, avec quatre septuagénaires en lice face à Donald Trump, lui-même âgé de 73 ans. Pour le moment, côté démocrate l’ancien vice-président d’Obama, Joe Biden, 77 ans mène la course devant les progressistes Elizabeth Warren, 70 ans et Bernie Sanders, 78 ans.

Conservateur sur le plan économique mais favorable à l'avortement, aux droits homosexuels et militant contre la dissémination des armes à feu, Michael Bloomberg estime avoir une chance de percer entre Elizabeth Warren, 70 ans et Bernie Sanders, 78 jugés bien trop à gauche par une large partie de l’électorat démocrate et un Joe Biden visé par des accusations de "gestes déplacés" par plusieurs femmes

Début novembre, le président américain Donald Trump a réagi avec dédain à la candidature de Michael Bloomberg. "Le petit Michael échouera", avait-il assuré en référence à la taille du milliardaire, environ 1,70 m, ajoutant, "je pense qu’il va en fait nuire à Biden.

Michael Bloomberg un candidat "bienvenu"

Alors que Michael Bloomberg multipliait les préparatifs à sa candidature, Joe Biden, l’ancien, vice-président de Barack Obama et actuel favori de la course démocrate pour les présidentielles s’est montré confiant, déclarant début novembre que l’ancien maire de New-York était " le bienvenu et qu’il était un type bien."

En mars 2019, Michael Bloomberg avait déclaré renoncer à se présenter, pour ne pas réduire les chances de Joe Biden. L’annonce de sa candidature ce 24 novembre, est le signe que ce dernier doute sérieusement des chances de Joe Biden.

Une question se pose, l'homme d'affaires qui a longtemps refusé toute étiquette politique pourra-t-il convaincre l'électorat démocrate? Il fait valoir ses qualités de gestionnaire, qui en trois mandats de maire ont contribué à revitaliser New York après les attentats du 11 septembre 2001 ou encore sa lutte pour le climat: ambassadeur spécial de l'ONU depuis 2014, il finance les projets de nombreux Etats, comtés et villes américaines pour réduire leurs émissions carbone.

Un milliardaire à contre-courant

De nombreux démocrates voient Michael Bloomberg comme un milliardaire à contre-courant d'un débat démocrate marqué par la volonté de taxer les riches pour corriger de criantes inégalités, ou la nécessité de mobiliser l'électorat noir qui avait manqué à Hillary Clinton.

L’ancien maire de New-York a lancé ce dimanche 24 novembre une campagne de publicités télévisées pour un montant record de 31 millions de dollars, jugée d'avance anti-démocratique par Bernie Sanders et Elizabeth Warren qui l'ont accusé de chercher à "acheter" l'élection présidentielle.

"Nous accueillons tout le monde dans la course", a de son côté indiqué la candidate démocrate Amy Klobuchar sur la chaîne américaine ABC, avant de préciser: "Je ne suis pas sûre que la carte à jouer soit celle de j'ai plus d'argent que le type à la Maison Blanche, je pense que les gens veulent quelqu'un de différent."

Un casse-tête pour les journalistes 

La candidature Michael Bloomberg représente par ailleurs un casse-tête déontologique pour les journalistes de son agence de presse, qui vont devoir couvrir sa campagne électorale. Jamais un patron de presse ne s'est encore installé à la Maison Blanche. 

Fondée en 1990, l'agence Bloomberg News c'est 2 400 journalistes, un fil d'actualités, des magazines, une station de radio, des podcasts, une chaîne de télévision, et une couverture exhaustive de l'actualité politique, avec notamment six journalistes affectés à la Maison Blanche.

Que ferait Michael Bloomberg de son entreprise s'il était élu? Conservera-t-il la tête de son "bébé" devenu un puissant média?

Une question se pose, l'homme d'affaires qui a longtemps refusé toute étiquette politique pourra-t-il convaincre l'électorat démocrate? Il fait valoir ses qualités de gestionnaire, qui en trois mandats de maire ont contribué à revitaliser New York après les attentats du 11 septembre 2001 ou encore sa lutte pour le climat: ambassadeur spécial de l'ONU depuis 2014, il finance les projets de nombreux Etats, comtés et villes américaines pour réduire leurs émissions carbone.

Un milliardaire à contre-courant

De nombreux démocrates voient Michael Bloomberg comme un milliardaire à contre-courant d'un débat démocrate marqué par la volonté de taxer les riches pour corriger de criantes inégalités, ou la nécessité de mobiliser l'électorat noir qui avait manqué à Hillary Clinton.

L’ancien maire de New-York a lancé ce dimanche 24 novembre une campagne de publicités télévisées pour un montant record de 31 millions de dollars, jugée d'avance anti-démocratique par Bernie Sanders et Elizabeth Warren qui l'ont accusé de chercher à "acheter" l'élection présidentielle.

"Nous accueillons tout le monde dans la course", a de son côté indiqué la candidate démocrate Amy Klobuchar sur la chaîne américaine ABC, avant de préciser: "Je ne suis pas sûre que la carte à jouer soit celle de j'ai plus d'argent que le type à la Maison Blanche, je pense que les gens veulent quelqu'un de différent".

R.Ga avec AFP