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Fusillade de Québec: un des deux suspects a appelé la police pour se rendre

La police canadienne patrouille après l'attaque de la grande mosquée de Québec, le 29 janvier 2017.

La police canadienne patrouille après l'attaque de la grande mosquée de Québec, le 29 janvier 2017. - Alice Chiche - AFP

L'un des deux suspects de la fusillade à la grande mosquée de Québec a appelé les forces de l'ordre dimanche, quelques minutes après l'attaque, pour leur dire qu'il souhaitait se rendre.

Un des deux auteurs présumés de la fusillade à la grande mosquée de Québec, qui a fait six morts et huit blessés dimanche soir, a appelé le numéro d'urgence mis en place par la police pour se rendre

Selon l'inspecteur de la police de Québec Denis Turcotte, le suspect a appelé dimanche aux alentours de 20h10 heure locale, soit quinze minutes après le signalement de la fusillade. Il a indiqué aux forces de l'ordre le lieu où il se trouvait, assurant se tenir à leur disposition.

Quelques heures après l'attaque, la police avait interpellé et placé en garde à vue deux personnes, l'une à proximité des lieux de l'attaque et l'autre près de l'île d'Orléans, à une vingtaine de kilomètres du lieu où s'est déroulée la fusillade.

Dimanche soir, aux alentours de 19h15 heure locale, deux individus cagoulés ont pénétré le centre culturel de Québec avant d'ouvrir le feu. Quelques minutes plus tard, la police a déployé un important dispositif, et les premiers blessés étaient soignés dans des ambulances sur place.

Plusieurs groupes nationalistes se dissocient

Différents groupes nationalistes québécois, refusant d'être associés à l'extrême droite, ont tenu à se dissocier ce lundi des deux suspects. "La violence n'est pas notre solution", a indiqué la Fédération des Québécois de souche. Atalante Québec, un autre mouvement prônant "la renaissance identitaire au Québec", a lui assuré partager "à 100% le message" de la FQS.

Les deux groupes ont "dénoncé fermement" cette fusillade, qualifiée de "terroriste" par Justin Trudeau. Ils ont ajouté que seules "des personnes profondément dérangées" pouvaient perpétrer un tel acte.

F. H. avec AFP