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Présidentielle américaine: les soutiens de poids des candidats républicains

Donald Trump et son rival Ted Cruz, lors d'un débat télévisé entre candidats républicains.

Donald Trump et son rival Ted Cruz, lors d'un débat télévisé entre candidats républicains. - Timothy A. Clary - AFP

En tête dans les sondages côté républicain, Donald Trump et Ted Cruz s'apprêtent à s'affronter dans les urnes dès lundi, alors que le processus des primaires en vue de la présidentielle de novembre sera lancé avec le caucus de l'Iowa. Tous deux ont réussi à s'assurer des soutiens de poids, laissant imaginer un duel serré.

Leur premier affrontement aura lieu lundi, lors du caucus de l'Iowa, qui inaugure le processus électoral des primaires pour désigner les candidats démocrate et républicain à la Maison Blanche. Après plusieurs mois pendant lesquels le favori Donald Trump s'assurait une avance confortable, l'étau s'est resserré dans les sondages entre lui et son principal rival, Ted Cruz. Le magnat de l'immobilier et le sénateur du Texas, qui chassent sur les mêmes terres, se sont attirés chacun de leur côté des soutiens stratégiques. 

Ted Cruz, fédérateur des anti-Trump et des évangéliques

Très conservateur, le sénateur du Texas a réalisé une percée dans les sondages depuis le mois de décembre. Outre l'animateur de télévision Glenn Beck, Ted Cruz a été rallié par de nombreuses figures de la droite conservatrice anti-etablishment, polémistes et blogueurs influents notamment, qui n'ont pas approuvé les attaques de Trump sur sa nationalité canadienne. Selon eux, l'élection du milliardaire pourrait mettre à mal le parti républicain et son image.

Défenseur convaincu des thèses du Tea Party, Ted Cruz a également enregistré le soutien de leaders du mouvement évangélique, influent dans l'Iowa, où six électeurs républicains sur dix en 2012 étaient évangéliques. Pour les observateurs, c'est d'ailleurs cet électorat qui pourrait lui permettre de prendre l'avantage sur Donald Trump dans cet Etat. 

Trump et le soutien de Sarah Palin

Mais Donald Trump n'est pas boudé non plus par les élites conservatrices, attirées par son franc-parler outrancier, et qui voient en lui l'opportunité de renouveler le vieux parti. Mardi, il a reçu le soutien de Jerry Falwell Jr., le président de la grande université évangélique Liberty University, qui pourrait lui ramener de précieuses voix. 

Mais le soutien le plus médiatique et symbolique apporté à Trump est celui de Sarah Palin. L'ancienne gouverneur d'Alaska et égérie du Tea Party, qui fut elle-même candidate républicaine à la vice-présidence en 2008, a apporté son soutien à l'homme d'affaires le 19 janvier, et ce malgré sa proximité idéologique avec Ted Cruz. Un ralliement qui peut achever de convaincre certains conservateurs hésitants, qui doutaient encore de l'ancrage à droite de Donald Trump.