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Présidentielle américaine: le candidat Gary Johnson ne connaît pas Alep

Gary Johnson est le candidat libertarien à l'élection présidentielle américaine.

Gary Johnson est le candidat libertarien à l'élection présidentielle américaine. - George Frey - Getty Images North America - AFP

Le candidat libertarien à la présidentielle américaine, Gary Johnson, a fait parler de lui ce jeudi en reconnaissant malgré lui à la télévision qu'il ignorait ce qu'était "Alep", la deuxième ville de Syrie, assiégée depuis plusieurs mois.

Les sondages le créditent de près de 10% des intentions de vote, mais pourtant son nom est presque inconnu de ce côté de l'Atlantique. Gary Johnson est, lui aussi, en lice pour la présidentielle américaine, au même titre qu'Hillary Clinton et Donald Trump. Candidat du parti libertarien, cet ancien gouverneur républicain du Nouveau-Mexique, âgé de 63 ans, est désormais bien placé pour devenir le troisième homme de la campagne.

"Qu'est-ce qu'Alep?"

En 2012, après avoir quitté le Parti républicain, il s'était déjà présenté sous l'étiquette libertarienne à la présidentielle qui avait amené à la réélection de Barack Obama, mais n'avait récolté que 0,99% des voix. Pour cette élection 2016, Gary Johnson, qui plaide depuis plus de quinze ans pour la légalisation du cannabis, est crédité selon les sondages de 7% à 12% des votes.

Mais jeudi, il a peut-être montré ses limites. Invité sur le plateau de MSNBC pour une intervention en direct, le candidat indépendant n'a en effet pas su répondre à une question pourtant cruciale, illustrant son manque de connaissance d'un dossier majeur: la guerre en Syrie.

Au journaliste Michael Barnicle qui lui demandait ce qu'il ferait en cas de victoire pour Alep, ville syrienne théâtre de l'affrontement entre jihadistes, groupes rebelles, et forces du régime, Gary Johnson a eu une réponse inattendue. "Qu'est-ce qu'Alep?", a-t-il demandé sans sembler se rendre compte de l'énormité de sa question.

"Vous plaisantez?"

Ses interlocuteurs présents en plateau ont eu du mal à cacher leur étonnement. "Vous plaisantez?", lui a aussitôt rétorqué le journaliste. Et d'expliquer au candidat: "Alep est en Syrie. Il s'agit de l'épicentre de la crise des réfugiés". "Ok je vois", répond alors Gary Johnson.

Cette sortie, à peine croyable de la part d'un candidat à la Maison Blanche, a entraîné l'apparition du hashtag #WhatisAleppo sur Twitter, et les nombreuses moqueries des internautes. 

A.S.