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Présidentielle américaine: champion des sondages, Donald Trump fait le show à Dallas

Donald Trump a fait le show, lundi 14 septembre, à Dallas.

Donald Trump a fait le show, lundi 14 septembre, à Dallas. - Laura Buckman - AFP

En meeting lundi soir à Dallas, au Texas, le milliardaire américain a attiré des milliers de supporters venus l'applaudir. Et a déroulé son traditionnel numéro.

Il a déplacé les foules et assuré le show. Lundi soir, le milliardaire et candidat à la primaire républicaine Donald Trump, qui caracole au sommet des sondages depuis plusieurs semaines, a rassemblé plusieurs milliers de personnes dans la grande arène sportive de Dallas, au Texas, deux jours avant le deuxième débat télévisé des primaires républicaines, au cours duquel Il sera entouré des 10 autres candidats qualifiés, dont les deuxième et troisième des sondages, Ben Carson et Jeb Bush. "Il paraît qu'ils vont tous essayer de m'attaquer", s'est amusé Donald Trump à Dallas. "Ça m'est égal".

"On tue tout"

Fidèle à ses habitudes, le milliardaire s'est vanté de la taille de la foule venue le voir, et de sa popularité: "Les sondages sont sortis et on tue vraiment tout. On tue tout". Selon lui, la "majorité silencieuse", un terme popularisé par Richard Nixon, est de retour, mais elle n'est plus silencieuse. "On devrait peut-être l'appeler la majorité bruyante, agressive, la majorité qui veut gagner. On en a marre d'être baladés par des gens incompétents".

Sûr de lui, ne manquant pas une occasion de s'auto-féliciter, Donald Trump a assuré aux Texans venus l'applaudir: "Si je suis élu président, vous allez à nouveau être très fiers de votre pays. Vous vous souviendrez de cette soirée, et pourrez dire que vous avez fait partie du mouvement pour reprendre notre pays".

Et l'homme d'affaires d'être largement applaudi lorsque il a assuré qu'il stopperait l'immigration illégale, grâce à un coûteux et massif mur construit le long de la frontière avec le Mexique, qu'il a l'intention de faire financer par le Mexique lui-même. "Etant donné qu'ils seront en pourparlers avec Trump, ils paieront. Et un jour, quand je serai parti, ils renommeront ce mur 'Trump'", a-t-il déclamé. 

L'ennemi de tous les autres candidats

Donald Trump s'est fait beaucoup d'ennemis, et s'en amuse, car chaque dispute ajoute à la distance qu'il veut mettre entre lui et la classe des "politiciens". Le milliardaire clame qu'il est le seul incorruptible de la campagne, puisqu'il finance sa candidature avec sa propre fortune, estimée par Forbes à quatre milliards de dollars.

Le sénateur Rand Paul l'a attaqué sur ses liens supposés avec les Clinton. Donald Trump a échangé d'innombrables invectives avec les candidats Rick Perry, qui a depuis abandonné la course, et Lindsey Graham, jugé incompétent. Très bas dans les sondages, le gouverneur de Louisiane Bobby Jindal a traité Donald Trump d'"égocentrique".

Carly Fiorina, ex-PDG de Hewlett-Packard et relative novice en politique, est la dernière en date à se disputer avec le milliardaire, après qu'il a apparemment jugé son visage indigne d'une présidente. "C'est le visage d'une femme de 61 ans. Je suis fière de chaque année et de chaque ride", lui a-t-elle répondu à distance lundi, en exploitant la polémique à son profit avec une vidéo très reprise dans les médias.

Adrienne Sigel, avec AFP