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Pour Washington, Damas est responsable de l'attaque chimique en Syrie

Les images des victimes de l'attaque chimique ont fait le tour des médias. Pour Washington, le régime de Bachar al-Assad en est à l'origine.

Les images des victimes de l'attaque chimique ont fait le tour des médias. Pour Washington, le régime de Bachar al-Assad en est à l'origine. - -

Les Etats-Unis ont affirmé vendredi avoir la "forte certitude" que le régime syrien était responsable de l'attaque aux armes chimiques, près de Damas le 21 août.

C'est un tournant dans la crise syrienne. Les Etats-Unis ont affirmé vendredi avoir la "forte certitude" que le régime syrien était responsable de l'attaque aux armes chimiques qui a fait selon eux au moins 1.429 morts dont 426 enfants près de Damas le 21 août.

Selon un rapport du renseignement américain diffusé par la Maison Blanche et disant s'appuyer sur de "multiples" sources, le gouvernement de Bachar al-Assad a eu recours à des gaz neurotoxiques dans cette attaque, dont il est "hautement improbable" qu'elle ait été commise par les rebelles.

Ce document a été publié au moment où le secrétaire d'Etat John Kerry évoquait une éventuelle action "ciblée" contre le régime de Bachar al-Assad pour le punir de cette attaque.

1.429 morts, dont 426 enfants

"Les Etats-Unis concluent avec une forte certitude que le gouvernement syrien a commis une attaque aux armes chimiques dans les faubourgs de Damas le 21 août 2013", indique ce document, qui avait été promis par la Maison Blanche depuis le milieu de la semaine.

"Nous concluons en outre que le régime (Assad) a eu recours à un agent neurotoxique lors de cette attaque", selon la même source. Le renseignement américain a également donné une estimation du nombre de victimes, en soulignant que ce chiffre risquait encore d'augmenter.

"Une estimation préliminaire du gouvernement américain détermine que 1.429 personnes ont été tuées dans l'attaque chimique, dont au moins 426 enfants", selon le document.

Le texte, édulcoré pour ne pas compromettre les sources américaines, rejette également la théorie défendue par Damas et la Russie selon laquelle la rébellion serait responsable de cette attaque.

A. K. avec AFP