BFMTV

Plusieurs blessés après une deuxième nuit de violences à Milwaukee

La police à Milwaukee pendant des affrontements avec des manifestants

La police à Milwaukee pendant des affrontements avec des manifestants - Darren Hauck / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Après la mort d'un suspect tué samedi par la police, les violences continuent à Milwaukee. Dans une quartier à majorité noire de la ville, les affrontements opposent manifestants et forces de l'ordre.

Deux jours après la mort d'un suspect, tué par les forces de l'ordre, des violences entre la police et des manifestants ont fait plusieurs blessés à Milwaukee, dans le nord des Etats-Unis. 

La nuit de dimanche à lundi a été marquée par des jets de pierres et des coups de feu après que des policiers, en tenue antiémeute, ont investi le quartier à majorité noire du Sherman vers 23h locales pour disperser une foule de manifestants en colère. Ils ont eu recours à un véhicule blindé pour porter secours à une victime blessée par balle qui a été conduite à l'hôpital, et ont procédé à "de multiples arrestations", a indiqué la police locale.

Un officier de police blessé a lui aussi emmené à l'hôpital, après avoir été heurté par un caillou. Un autre policier a essuyé le tir d'un "projectile" non identifié, mais s'en est mieux tiré, grâce à son casque, a précisé la police. Un véhicule de brigade a été endommagé par des jets de pierres, de briques et de bouteilles de verre.

Dans la nuit de samedi à dimanche, des manifestants avaient déjà caillassé des voitures de police et mis le feu à plusieurs commerces de la ville située à quelque 130 km au nord de Chicago.

Mobilisation de la garde nationale

En réaction, le gouverneur Scott Walker avait annoncé la mobilisation de la garde nationale du Wisconsin, "afin qu'elle soit en mesure de prêter main forte aux forces de l'ordre locales sur requête". Cent-vingt-cinq membres de la garde nationale ont été dépêchés sur place et placés en stand-by, mais leur intervention n'a pas été nécessaire.

Soulignant que la situation restait "très instable", le maire de Milwaukee en avait appelé dimanche aux proches des manifestants, les exhortant à dire à leur "fils", "fille" et "petit-enfant" de "se tenir à l'écart de la zone" où ont eu lieu les incidents.

Un suspect armé tué par la police

Tout a commencé lorsque deux policiers ont arrêté, samedi après-midi, deux suspects en voiture qui se sont ensuite enfuis à pied. "Lors de cette course poursuite, l'un des policiers a tiré sur un suspect armé d'un pistolet semi-automatique" qui est mort sur place, selon la police de Milwaukee. 

Le suspect de 23 ans, Sylville Smith, avait un casier judiciaire fourni et son arme avait été volée lors d'un cambriolage en mars, avait-elle précisé.

Les événements ont dégénéré dans la soirée de samedi quand la police a tenté de disperser au moins 200 manifestants exaspérés, certains jetant des pierres et des briques vers les forces de l'ordre. Une adolescente de 16 ans avait été blessée et hospitalisée, ses jours n'étant toutefois pas en danger. Quatre policiers avaient aussi été conduits à l'hôpital.

M.L. avec AFP