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États-Unis

Les Etats-Unis espionnent comme "tous les pays", selon la Maison Blanche

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Alors que la France demande à Washington de lui assurer la fin des pratiques de la NSA révélées par lundi par "Le Monde", la Maison Blanche assure qu'elle n'est pas la seule à espionner d'autres pays.

La Maison Blanche veut minimiser la controverse née des révélations d'espionnage par l'agence de sécurité nationale américaine (NSA) de millions de communications françaises. "Nous ne commenterons pas publiquement toutes les activités présumées du renseignement (...) et nous avons dit clairement que les Etats-Unis récupéraient des données du renseignement à l'étranger du même genre que tous les pays", a expliqué lundi une porte-parole de la présidence.

"Comme le président l'a dit dans son discours à l'assemblée générale des Nations unies, nous avons commencé à passer en revue la façon dont nous obtenons des renseignements, pour que nous puissions parvenir à un équilibre entre les préoccupations légitimes de sécurité de nos concitoyens et alliés et les préoccupations que tous les gens partagent au sujet de [la protection de] leur intimité", a ajouté Caitlin Hayden.

John Kerry au Quai d'Orsay

Les révélations du Monde, ce lundi, ont provoqué la colère de la France. "Je suis profondement choqué [...]. C'est invraisemblable qu'un pays allié, un pays ami comme les Etats-Unis, puisse à ce point aller jusqu'à espionner autant de communications privées qui n'ont aucune justification stratégique, aucune justification de défense nationale", a réagi lundi le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault.

Le Quai d'Orsay a demandé lundi à l'ambassadeur des Etats-Unis de donner des assurances que l'interception de communications en France n'ont "plus cours".

Le sujet sera évoqué mardi par le chef de la diplomatie, Laurent Fabius, avec son homologue américain John Kerry, lors d'un entretien prévu au Quai d'Orsay, avant une réunion des Amis de la Syrie à Londres.

La NSA a effectué 70,3 millions d'enregistrements de données téléphoniques de Français entre le 10 décembre 2012 et le 8 janvier 2013, selon le journal Le Monde qui a eu accès aux documents de l'ancien consultant Edward Snowden, réfugié en Russie.

K. L. avec AFP