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Accusé d'agressions sexuelles, Donald Trump dénonce "une élection truquée"

Donald Trump s'en est pris durement aux Clinton. (Photo d'illustration)

Donald Trump s'en est pris durement aux Clinton. (Photo d'illustration) - Brian Blanco - Getty Images - AFP

Le candidat républicain nie en bloc les nouvelles accusations d'agressions sexuelles proférées par deux femmes à son encontre.

"Mensonges, mensonges, mensonges." C'est par ces mots que Donald Trump, le candidat républicain à la Maison-Blanche, a qualifié vendredi soir les nouvelles accusations de deux femmes, qui affirment avoir été touchées ou embrassées par le milliardaire sans leur consentement.

Au moment où Donald Trump s'exprimait lors d'un meeting vendredi après-midi, une ancienne participante de son émission The Apprentice, Summer Zervos, l'accusait lors d'une conférence de presse de l'avoir embrassée sans consentement en 2007 et de l'avoir plus tard entraînée dans sa chambre d'hôtel après lui avoir touché les seins.

Dans un communiqué, Donald Trump a nié avoir jamais rencontré Summer Zervos dans un hôtel, ou "l'avoir saluée de façon déplacée il y a 10 ans".

"Ce n'est pas le genre de personne que je suis, et ce n'est pas la façon dont j'ai mené ma vie", selon le candidat.

"Elle ne serait pas mon premier choix"

Quelques heures plus tôt, Kristin Anderson a raconté au Washington Post qu'au début des années 1990, dans un club de New York, Donald Trump avait touché son vagin en mettant sa main sous sa jupe. Chaque jour libère ainsi la parole de femmes accusant le promoteur immobilier d'agressions sexuelles, depuis l'exhumation vendredi dernier d'une vidéo accablante de 2005.

"C'est une menteuse", a-t-il dit d'une ancienne journaliste du magazine People qui raconte avoir été embrassée de force en 2005. "Si cela s'était produit, elle l'aurait écrit" à l'époque. Quant à Jessica Leeds, qui l'a accusé dans le New York Times de l'avoir touchée dans un avion dans les années 1980: "je vais vous dire, elle ne serait pas mon premier choix".

"J'aime ces pancartes 'Les femmes pour Trump'", a-t-il lancé lors d'un autre meeting à Charlotte (est). "Je crois qu'en fait, je me débrouille bien avec les femmes". Le milliardaire dénonce une collusion des médias et de l'équipe de son adversaire démocrate Hillary Clinton. "Toute cette élection est truquée. Ces mensonges répandus sans preuve par les médias sont en train d'empoisonner l'esprit de l'électorat", a-t-il dit.

Trump promet de s'adresser prochainement au pays

Il a désigné un actionnaire du New York Times, l'homme d'affaires Carlos Slim, comme l'un des comploteurs: "Carlos Slim vient du Mexique. Il a donné des millions de dollars aux Clinton et à leur organisation", a-t-il affirmé, en référence aux dons du milliardaire mexicain à la Fondation Clinton.

Dénonçant un acharnement médiatique, il a annoncé qu'il s'adresserait prochainement au pays directement et "d'une façon plus personnelle", pour présenter ses idées sur l'emploi et la lutte contre "le terrorisme islamique radical".

Ariane Kujawski avec AFP