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Etats-Unis: pour protester contre la politique de Trump, une église met Jésus et sa famille en cage

Une sculpture de Jésus transportée au Guatemala le 27 mars 2018. Photo d'illustration

Une sculpture de Jésus transportée au Guatemala le 27 mars 2018. Photo d'illustration - JOHAN ORDONEZ / AFP

Une église d'Indianapolis a lancé une campagne pour dénoncer la politique "tolérance zéro" de Donald Trump à l'immigration illégale. Pour attirer l'attention, le doyen a enfermé des sculptures de Jésus, Marie et Joseph dans une cage à l'extérieur de l'édifice.

Jésus, Marie et Joseph placés en détention. C'est l'idée trouvée par une église d'Indianapolis, aux Etats-Unis, pour marquer son opposition à la politique d'immigration "tolérance zéro" de Donald Trump. L'église a publié un communiqué sur son site Internet pour expliquer son initiative. 

"Nous avons dévoilé notre campagne #EveryFamilyIsHoly ("Chaque famille est sainte", NDLR), conçue pour attirer l'attention sur les atrocités humanitaires découlant des politiques d'immigration 'zéro tolérance' de notre pays, aussi bien à la frontière qu'ici-même, à Indianapolis. L'icône de la campagne, la Famille Sainte en détention, est maintenant sur la pelouse de la cathédrale", a rédigé le doyen Stephen Carlsen.

"Soutenir toutes les familles en quête de sécurité"

Tout comme des milliers de manifestants, qui se sont regroupés samedi à travers les Etats-Unis, l'église s'élève contre la séparation de plus de 2.300 enfants de leurs parents migrants, qui se retrouvent par la suite enfermés dans de grands enclos grillagés. 

"Jésus, Marie et Joseph étaient sans abri et ont fui le danger pour demander l'asile", explique le doyen Stephen Carlsen dans son communiqué. "La Famille Sainte nous appelle aujourd'hui à soutenir toutes les familles en quête de sécurité et d'avenir pour leurs enfants. Nous ne resterons pas là pendant que des enfants sont enlevés à leurs parents".

Interrogé par le média local RTV6 sur la date de fin de son opération, le doyen a répondu: "Jusqu'à quand allons nous retenir des enfants indéfiniment?". "Mon plus grand espoir serait que notre nation cherche dans son cœur et se dise que ce n'est pas ce que nous voulons être", a-t-il ajouté.

Céline Penicaud