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Donald Trump libère une détenue soutenue par Kim Kardashian

Kim Kardashian et Donald Trump le 30 mai

Kim Kardashian et Donald Trump le 30 mai - White House

Impliquée dans un trafic de cocaïne et condamnée en 1996 à la perpétuité réelle, Alice Marie Johnson a été présentée comme une détenue modèle.

Le président américain Donald Trump a commué mercredi 6 juin la peine de prison à vie d'une femme de 63 ans, une libération saluée par la vedette de téléréalité Kim Kardashian qui avait plaidé la cause de la détenue à la Maison Blanche.

La bénéficiaire de la mesure de clémence, Alice Marie Johnson, a pu sortir en fin d'après-midi de sa prison dans l'Etat de l'Alabama. Les télévisions locales l'ont montrée courant se jeter dans les bras de ses proches, qui l'attendaient avec des bouquets de fleurs.

Alice Marie Johnson a été présentée comme une détenue modèle, dans un communiqué de l'exécutif. Cette arrière-grand-mère "a purgé près de 22 années dans une prison fédérale pour un délit commis sans antécédents judiciaires", a justifié la Maison Blanche.

Une sentence "bien trop sévère au regard de l'infraction"

Impliquée dans un trafic de cocaïne, elle avait été condamnée en 1996 à la perpétuité réelle, conformément à une législation très répressive prévoyant de lourdes peines plancher dans les affaires de drogue.

Une sentence "bien trop sévère au regard de l'infraction", a souligné mercredi l'ACLU, grande organisation américaine de défense des libertés, en remerciant le président et en l'incitant à commuer d'autres "lourdes condamnations".

Selon l'administration pénitentiaire, Alice Johnson a fait montre d'un comportement exemplaire en prison durant deux décennies, étant source d'inspiration pour les autres détenues et travaillant dur pour se racheter.

"C'est la meilleure de toutes les nouvelles"

La libération accordée par Donald Trump intervient une semaine après la visite à la Maison Blanche de Kim Kardashian, qui avait appelé le président à offrir une seconde chance à la prisonnière. "C'est la meilleure de toutes les nouvelles", a tweeté la star, avant de remercier le président américain.

Selon la Constitution des Etats-Unis, le président peut soit annuler une condamnation rendue par la justice fédérale, soit commuer la peine d'un condamné, c'est-à-dire en raccourcir la durée.

Contrairement à ses prédécesseurs, qui ont chacun attendu plus de deux ans avant d'accorder leur première grâce, Donald Trump montre qu'il n'hésite pas à utiliser ce droit régalien quand il considère que la justice a fait fausse route. Ce sont souvent ses supporteurs qui en profitent.

J.L. avec AFP