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Yemen: une Française de 30 ans travaillant pour la Banque mondiale enlevée à Sanaa

Des militaires devant la mosquée El-Saleh de Sanaa, au Yémen, en août 2012. (photo d'illustration)

Des militaires devant la mosquée El-Saleh de Sanaa, au Yémen, en août 2012. (photo d'illustration) - Mohammed Huwais - AFP

Une ressortissante française a été enlevée ce mardi à Sanaa, au Yémen. Membre d'une ONG, elle se rendait au travail accompagnée de son chauffeur, lui aussi enlevé. L'information a été confirmée par le Quai d'Orsay.

Une jeune ressortissante française travaillant pour la Banque mondiale a été enlevée ce mardi à Sanaa, la capitale du Yémen, ont annoncé à Paris les autorités françaises en réclamant sa libération "dans les meilleurs délais".

"Nous demandons que sa libération intervienne dans les meilleurs délais, nous cherchons à la localiser", a déclaré le président français François Hollande à la presse, en précisant que cette femme âgée de 30 ans travaillait pour la Banque mondiale, institution financière internationale dont le siège est à Washington.

Interceptée à bord d'un taxi par des hommes armés 

Selon une source des services de sécurité yéménites, la jeune Française a été enlevée dans la matinée dans le centre de Sanaa, par des hommes armés non identifiés. Selon cette source, elle a été interceptée par ces hommes armés avec son accompagnatrice yéménite alors qu'elles se trouvaient à bord d'un taxi. Les deux femmes ont été conduites vers une destination inconnue.

"Tous nos services sont mobilisés pour localiser et obtenir la libération rapide de notre compatriote", a assuré dans un communiqué le ministère français des Affaires étrangères, qui avait appelé récemment les Français à quitter ce pays en proie à des troubles. "Le centre de crise du Quai d'Orsay est en contact avec sa famille", a ajouté le ministère dans son communiqué.

Ambassades fermées

La capitale du Yémen est actuellement contrôlée par les miliciens chiites Houthis. Début février, la France et d'autres pays occidentaux avaient fermé leurs ambassades au Yemen. Paris avait alors conseillé à sa centaine de ressortissants de quitter le pays "dans les meilleurs délais".

Les intérêts français au Yémen avaient été pris en charge en début de mois par la représentation marocaine dans le pays. Mais ce n'est plus le cas aujourd'hui, le Maroc s'étant depuis aussi retiré du Yémen. Paris étudie actuellement les possibilités de représentation, selon des sources diplomatiques. "Compte tenu de la dégradation des conditions sécuritaires au Yémen, nous renouvelons avec insistance la recommandation faite il y a déjà deux semaines à tous nos compatriotes de quitter au plus vite le pays", a ajouté le ministère français dans son communiqué.

H.F. et A.S. avec agences