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RDC: 36 civils tués dans un nouveau massacre à Beni

Des soldats congolais et des troupes des Nations unies dans le territoire de Beni, dans le Nord-Kivu, en République démocratique du Congo le 5 juin 2015 (photo d'illustration)

Des soldats congolais et des troupes des Nations unies dans le territoire de Beni, dans le Nord-Kivu, en République démocratique du Congo le 5 juin 2015 (photo d'illustration) - Kudra Maliro - AFP

Trente-six civils, dont 14 femmes, ont été tués dans la nuit de samedi à dimanche à Beni, dans l'est de la République démocratique du Congo, provoquant la colère de la population contre une succession de massacres qui ont déjà fait plusieurs centaines de morts en moins de deux ans.

Le gouvernement de la RDC a décrété un deuil national de trois jours à partir de lundi. Le lieutenant porte-parole de l'armée avait déclaré plus tôt que des rebelles présumés des Forces démocratiques alliées (ADF) avaient tué "une trentaine de personnes" dans la ville.

Les ADF présents dans l'est de la RDC depuis 1995

Rebelles musulmans ougandais opposés au président ougandais Yoweri Museveni, les ADF sont présents dans l'est de la RDC depuis 1995. Ils sont accusés d'être les principaux auteurs de massacres qui se poursuivent dans la région de Beni depuis octobre 2014.

Cette nouvelle attaque a eu lieu 72 heures après une visite du président congolais Joseph Kabila dans la région où il a promis de tout mettre en oeuvre pour "imposer" la paix et la sécurité.

Des massacres ont tué plus de 600 civils

La ville et le territoire de Beni ont été endeuillés depuis octobre 2014 par une série de massacres ayant coûté la vie à plus de 600 civils. Le gouvernement congolais accuse les ADF d'être responsables de ces tueries.

Cette version a été partiellement remise en cause par un récent rapport du Groupe d'étude sur le Congo de l'Université de New York, selon lequel les ADF portent effectivement une part très importante de responsabilité dans ces massacres, mais au côté d'autres éléments armés, parmi lesquels des soldats de l'armée régulière.

En dépit des efforts de stabilisation déployés par la communauté internationale et les autorités congolaises, cette région reste déchirée par la violence depuis la fin de la deuxième guerre du Congo (1998-2003).

C.H.A. avec AFP