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Paris toujours sans nouvelle des français enlevés au niger

LES OCCIDENTAUX ENLEVÉS AU SAHEL DEPUIS 2007

LES OCCIDENTAUX ENLEVÉS AU SAHEL DEPUIS 2007 - -

PARIS (Reuters) - Les autorités françaises restaient sans nouvelle samedi des cinq Français enlevés au Niger, pour lesquels aucune revendication ou...

PARIS (Reuters) - Les autorités françaises restaient sans nouvelle samedi des cinq Français enlevés au Niger, pour lesquels aucune revendication ou demande de rançon n'a été reçue, a indiqué le ministère des Affaires étrangères.

Une source proche de l'armée nigérienne a dit à Reuters que les ravisseurs avaient été pris en chasse mais qu'ils avaient traversé la frontière avec le Mali. Un porte-parole du Quai d'Orsay n'a dit avoir "aucune précision là dessus".

Il a en revanche précisé que les combats qui se sont déroulés dans le désert mauritanien n'étaient pas liés à l'enlèvement des cinq Français, du Togolais et du Malgache, survenu jeudi dans le nord du Niger.

"Cette action est indépendante de l'enlèvement des employés d'Areva. Il n'y a pas de force française sur le terrain", a-t-il dit. Deux sources proches des services de sécurité dans la région ont elles aussi démenti tout lien avec l'enlèvement.

Une source proche des services de sécurité mauritaniens, a dit que 12 membres d'Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), possible ravisseur des Français, avaient été tués par l'armée mauritanienne lors de combats près de la frontière malienne.

Deux morts et quatre blessés sont à déplorer dans les rangs de l'armée mauritanienne, a-t-on ajouté.

"UN CHOC"

Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a déclaré vendredi que Paris soupçonnait AQMI d'être l'auteur des enlèvements qui se sont déroulés à Arlit.

AQMI avait enlevé fin avril l'humanitaire français Michel Germaneau au Niger avant d'annoncer sa mort fin juillet.

Les otages sont des employés du groupe nucléaire français Areva et de Sogea-Satom, filiale BTP pour l'Afrique du groupe Vinci.

"Ca a été un choc un peu soudain", a dit à des journalistes Olivier Godon, un employé d'Areva rapatrié du Niger avec des collègues, à son arrivée à Paris. Au Niger, "on sait qu'il y a un risque, qu'un matin on peut se retrouver la porte enfoncée."

La France a commencé vendredi l'évacuation de ses dizaines de ressortissants présents dans la "zone rouge" du Sahel, à cheval entre le Niger, le Mali et la Mauritanie, où sont susceptibles d'opérer les activistes islamistes.

Quelque 1.700 Français vivent au total au Niger, 5.500 au Mali et 2.200 en Mauritanie.

Areva emploie 2.500 personnes, en grande majorité des locaux, dans trois exploitations minières au Niger. Ce pays espère devenir le deuxième producteur mondial d'uranium quand la mine d'Imouraren, à 200 km au nord-ouest d'Agadez, commencera à être exploitée en 2013 ou 2014.

En juin 2008, quatre salariés d'Areva avaient été enlevés quelques jours par des insurgés dans la région avant d'être relâchés en bonne santé.

Jean-Baptiste Vey, avec Laurent Prieur en Mauritanie et Abdoulaye Massalaatchi à Niamey