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Nairobi: les événements de la journée du 23 septembre

Des militaires kenyans postés aux alentours du centre commercial, lundi matin.

Des militaires kenyans postés aux alentours du centre commercial, lundi matin. - -

Trois fortes explosions ont été entendues lundi à l'aube dans le centre commercial Westgate de Nairobi, au Kenya. Selon la Croix-Rouge kényane, 62 personnes sont décédées depuis samedi.

L'occupation se poursuit au centre commercial Westgate de Nairobi, depuis samedi matin. Ce lundi, trois fortes explosions ont été entendues à l'aube. Les forces de l'ordre kényanes ont lancé un nouvel assaut pour tenter de maîtriser le commando islamiste retranché depuis plus de 40 heures dans le bâtiment.

L'armée kényane avait affirmé dans la nuit avoir isolé les agresseurs, qui détiennent toujours un nombre indéterminé d'otages.

Au moins 62 personnes sont mortes depuis samedi dans l'attaque du centre commercial, revendiquée par les insurgés islamistes somaliens shebabs, en représailles de l'intervention militaire kenyane en Somalie.

>> Ce direct est désormais terminé. Merci de l'avoir suivi. Retrouvez les dernières informations sur le siège du centre commercial dans notre article dédié.

20h35 - Barack Obama déplore une "terrible tragédie" et promet le soutien américain.

"Je veux exprimer personnellement mes condoléances au président (Uhuru) Kenyatta qui a perdu des membres de sa famille dans l'attaque, mais aussi aux Kényans, nous sommes solidaires d'eux", a ajouté Barack Obama avant de rencontrer à New York son homologue nigérian Goodluck Jonathan.

20h30 - Six Britanniques ont été tués, a annoncé le ministre de la défense Philip Hammond. Le précédent bilan communiqué dans la matinée faisait état de quatre morts britanniques, dont une personne ayant la double nationalité anglo-australienne.

19h45 - "Il n'y aurait pas d'otages", annonce sur notre antenne Alain Marsaud, député UMP de la dixième circonscription des Français de l'étranger, et ancien chef du service central de lutte antiterroriste. "Une information à confirmer, précise-t-il, avant d'ajouter: les différents tweets qu'ont pu adresser les preneurs d'otages seraient fait en grande partie pour désinformer". "En fait, ils seraient isolés au sein du centre commercial".

"Il n'y aurait pas eu d'otages. En fait, ce sont des gens qui sont arrivés et qui se sont mis à tirer partout, pour tuer, pour assassiner (...), mais sans prendre d'otages en terme de protection. (...) Les gens qu'on a pu récupérer et qui ont parlé, des gens qui s'étaient cachés, eux, n'ont jamais vu d'otages", a expliqué Alain Marsaud.

18h40 - Laurent Fabius "bouleversé" par le sort des deux Françaises exécutées par les terroristes, a eu le père de famille au téléphone. "Lui-même aurait dû accompagner sa femme et sa fille sur le parking. (...) C'est une situation affreuse", a déclaré le ministre, qui a également précisé que les deux Françaises avaient été tuées à bout portant.

Photo des deux Françaises qui ont trouvé la mort samedi, lors de l'attaque terroriste du centre commercial Westgate de Nairobi.

18h30 - "On ne peut pas confirmer la présence ou non de Français" parmi les otages, a déclaré Laurent Fabius sur notre antenne, démentant ce qu'annoncaient les shebabs. Le ministre des Affaires étrangères a indiqué avoir demandé à l'ambassade d'entrer en contact avec les 1.400 Français enregistrés au consulat. "Apparemment, il n'y a pas parmi ces 1.400 enregistrés, de personnes manquantes. Il peut y avoir des touristes, mais ce n'est pas confirmé", a-t-il ajouté.

17h55 - "Plus de 10 suspects" ont été arrêtés pour être interrogés dans le cadre de l'enquête sur l'attaque du centre commercial Westgate à Nairobi, a annoncé le ministère kényan de l'Intérieur, qui ne donne pas de précision sur le lieu ou les circonstances de ces arrestations.

Par ailleurs, onze soldats des forces kényanes ont été blessés et trois terroristes ont été tués, ont indiqué sur Twitter les Kenya Defence Forces.

Regrettably, 11 KDF soldiers have been injured in this operation and are receiving medical attention at the Defence Forces Memorial Hospital
— Kenya Defence Forces (@kdfinfo) September 23, 2013

17h45 - Une épaisse colonne de fumée s'échappe toujours du centre commercial. Notre envoyé spécial François-Xavier Ménage tweete cette image, soulignant que le nuage de fumée est "toujours très actif". Sur place, la situation est confuse et l'on ne sait pas si l'assaut mené par les forces de l'ordre kényanes est toujours en cours ou marque une pause.

Nuage de fumee au dessus du centre commercial toujours très actif. Assaut en pause ? Tj en cours ? #nairobi #kenya pic.twitter.com/FuhSwkNMJh
— fxmenage (@fxmenage) September 23, 2013

16h15 - Selon nos informations, le parquet de Paris ouvre une enquête pour "tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste".

La décision a été prise dès qu'a été connue la présence de ressortissants français parmi les victimes. Cette démarche est classique quand des Français sont victimes d'attentats à l'étranger.

15h30 - Une Britannique surnommée la "veuve blanche" parmi les rangs des shebabs? Une information a circulé, selon laquelle une jeune femme originaire de Grande-Bretagne, Samantha Lewthwaite, veuve d'un kamikaze mort dans les attentats du 7 juillet 2005 dans le métro de Londres, serait aux côtés des shebabs impliqués dans la prise d'otages. C'est ce qu'ont avancé certains médias anglais, comme le Dailymail et le Dailymirror. Mais selon la BBC, le ministère des Affaires étrangères britannique indique qu'il n'y a aucune preuve que ce soit le cas.

15h00 - L'assaut aurait bien été donné par les forces kényanes, confirme notre envoyé spécial à Nairobi, François-Xavier Ménage. Un épais nuage de fumée se dégage du centre commercial, après qu'une très forte explosion, succédant à une série de tirs s'est fait entendre. Mais on en sait pas quelle a été la riposte des shebabs. Si certains otages ont pu être libérés- mais l'information reste à confirmer- cela laisse entendre qu'il peut y en avoir d'autres à l'intérieur. Du côté des islamistes, on évoque le chiffre de 90 otages.

14h15 - La Croix-Rouge kényane revoit son bilan à 62 morts et présente ses excuses sur Twitter. Dans un précédent message, elle chiffrait à 69 le nombre de victimes.

APOLOGIES: The official Death Toll is 62: City Morgue 33, MP Shah 19, Lee 5, Aga Khan 2, Guru Nanak 2. Avenue Hosp ^PO
— Kenya Red Cross (@KenyaRedCross) September 23, 2013

13h45 - Les deux victimes françaises originaires de Nice. Selon Nice Matin, il s'agit d'une femme, Corinne, âgée d'une cinquantaine d'années, et de sa fille Anne, l'épouse et la fille du propriétaire d'un hôtel à Nairobi. La famille possède encore une villa dans les Alpes-Maritimes et y revenait "deux à trois semaines par an pour les vacances". La fille, étudiante à Nice l'an dernier, venait de rejoindre ses parents au Kenya.

13h35 - Un ministre kenyan affirme que l'assaut touche "à sa fin". Mais depuis samedi après-midi, l'annonce a plusieurs fois été faite de la fin des opérations.

13h25 - Des otages libérés, annonce la police kenyane. C'est David kimaiyo, son chef, qui l'annonce sur Twitter, affirmant que les forces de l'ordre "gagnent de plus en plus de terrain sur les assaillants". De la fumée noire s'échappe toujours du toit du centre commercial.

Thumbs up to our multi-agency team, we have just managed to rescue some hostages. We're increasingly gaining advantage of the attackers. IG
— David Kimaiyo (@IGkimaiyo) September 23, 2013

A l'intérieur du bâtiment, c'est toujours la confusion. "C'est une partie de cache-cache", a indiqué un membre de forces spéciales kényanes qui a participé aux affrontements.

13h20 - Le compte Twitter @HSM_PRESOFFICE2 suspendu. Un premier compte se présentant comme le portevoix officiel des Shebabs avait déjà été suspendu ce lundi matin. Le second compte, qui annonçait plus tôt la présence de 89 otages encore aux mains du commando armé, vient d'être suspendu sur le réseau social. 

13h15 - Pompiers et ambulances convergent vers le centre commercial. Sur place, François-Xavier Ménage, envoyé spécial de BFMTV, témoigne de l'agitation autour de Westgate: des ambulances de la Croix-rouge, des camions-citernes de pompiers et des camions de l'armée arrivent sur place, sans doute pour lutter contre l'incendie en cours dans le bâtiment. Deux hélicoptères survolent le centre commercial.

13h - Encore 89 otages aux mains du commando ? C'est en tout cas ce qu'affirme le compte Twitter @HSM_PRESOFFICE2 qui se présente comme le compte officiel des Shebabs et qui a rapidement été suspendu. Parmi eux, se trouveraient quatre Français, deux Israëliens, trois Néerlandais, cinq Espagnols, six Américains, toujours selon la même source.

12h45 - Un hashtag de soutien. Sur Twitter, de nombreux Kenyans postent des messages de soutien et de solidarité derrière le hashtag #Weareone, ce qui signifie "nous sommes unis".

12h40 - Combien de munitions restantes? François-Xavier Ménage, envoyé spécial de BFMTV, indique "que l'on ne sait toujours pas combien d'otages sont retenus à l'intérieur des bâtiments, à quel endroit ils se trouvent, et combien d'islamistes sont à leurs côtés." Autre interrogation sans réponse, "combien de munitions ont encore les shebabs", indique le journaliste, selon qui "les autorités kényanes pourraient jouer la montre, en attendant que ces munitions se terminent".

12h20 - Nouvel échange de tirs. Selon notre envoyé spécial sur place, François-Xavier Ménage, "une série de tirs nourris vient d'être entendue en direction du centre commercial" suivie d'une "grosse explosion". Il évoque une "nouvelle dispersion de la foule". Par ailleurs, de la fumée noire s'échappe du toit.

11h51 - Les premières victimes enterrées. Alors que les forces de l'ordre kényanes tentent toujours de mettre fin au bain de sang dans le centre commercial Westgate à Nairobi, les premières victimes sont enterrées, des centaines de personnes cherchent leurs proches et la solidarité se met en place. Reportage.

11h27 - "On était dans un piège": le témoignage d’une Française

"J’ai vu la fumée, je me suis dis 'ça y est, on est attaqués par des terroristes'." Kathy, une expatriée française, a assisté avec ses deux filles à l’attaque par les Shebabs du centre commercial Westgate de Nairobi. Elle a raconté son calvaire au micro de Jean-Jacques Bourdin, sur RMC (voir vidéo ci-dessous).

"On est restées peut-être une heure, cachées, en silence (…). On venait de sortir du supermarché, on prenait les escaliers, il y a eu deux explosions à l’entrée principale, et des tirs de mitraille (…). Quand je suis arrivée à la sortie, il y avait des tirs dans la rue, des gens qui entraient en me disant qu’on ne pouvait pas sortir. Les cris arrivaient jusque dans les escaliers où on s’est réfugiées (…). A un moment, ça a commencé à tirer d’en haut, de la cour, on était dans un piège, on s’est dit qu’on allait tous mourir."

11h18 - Le "commandant" shebab exclut de négocier

Un homme présenté par la BBC comme un "commandant" des islamistes somaliens shebab a affirmé qu'"il n'y aura pas de négociations" avec les autorités kényanes. L'homme, présenté sous le nom de "Abou Omar", a déclaré avoir discuté au téléphone avec les assaillants.

Selon lui, le gouvernement kényan incite les aggresseurs à négocier. Cette hypothèse est rejetée par le commandant: "Tout Moudjahidine (...) veut mourir au nom d'Allah pour devenir un martyr et c'est quelque chose qui déconcerte évidemment beaucoup d'Occidentaux."

10h37 - Le bilan s'alourdit: 69 morts

Selon la Croix-Rouge kényane, 69 personnes ont trouvé la mort depuis le début de l'attaque du centre commercial Westgate de Nairobi par des insurgés islamistes somaliens. 63 personnes sont portées disparues.

"Le bilan à 11h22 est de 69 morts, et de 63 portés disparus" signalés auprès de la Croix-Rouge, a-t-elle affirmé sur Twitter. Un précédent bilan fait état de 68 morts et près de 200 blessés.

Death Toll as 1122am is 69, Recorded missing at #RedCrossTrace 63 in Oshwal Centre #WestGateMallAttack ^PO
— Kenya Red Cross (@KenyaRedCross) September 23, 2013

10h05 - Les images des caméras de sécurité précisent le déroulement de l'attaque

Le quotidien kényan The Standard a pu visionner des images de caméras de sécurité du centre commercial Westgate. Celles-ci confirment ce que des témoins avaient raconté: le commando islamiste, muni de grenades, fusils d'assaut et pistolets, est entré dans le centre commercial par au moins deux points d'accès.

Immédiatement après leur arrivée, les islamistes ont lancé deux grenades dans la foule, mais une seule a explosé. Selon des témoins également cités par le quotidien, les islamistes ont forcé les personnes qui se trouvaient dans le centre commercial à réciter au moins le début de la Shahada, la profession de foi des musulmans. Ceux qui en était incapables étaient abattus, les autres épargnés.

9h45 - Un "commandant" shebab nie la participation d'étrangers

Un homme présenté comme un "commandant" des Shebabs a démenti lundi sur la radio britannique BBC que des étrangers figuraient parmi les assaillants responsables de l'attaque du centre commercial Westgate.

"Il y a des rumeurs selon lesquelles des attaquants américains, britanniques et d'autres nationalités sont impliquées", a déclaré un homme présenté par la BBC comme étant "Abou Omar". "Je peux vous affirmer que rien de tout cela n'est vrai", a continué cet homme. Répondant aux rumeurs des tabloïds anglais, il a par ailleurs nié l'implication d'une jeune femme britannique, veuve d'un kamikaze qui s'était fait exploser lors des attentats du 7 juillet 2005 à Londres.

9h12 - La CPI autorise le vice-président Ruto à rentrer au Kenya

La Cour pénale internationale (CPI) a autorisé lundi le vice-président kényan William Ruto à s'absenter de son procès durant une semaine afin qu'il puisse rentrer au Kenya. Celui-ci pourra donc gérer la crise provoquée par la sanglante attaque du centre commercial Westgate de Nairobi.

William Ruto, 46 ans, est le premier haut dirigeant en fonction à être jugé par la CPI, et la décision de lundi matin est la première du genre dans l'histoire de la cour, entrée en fonction en 2003. Le vice-président est jugé à La Haye pour crimes de guerre pour son rôle présumé dans les violences politico-ethniques qui avaient secoué le Kenya après l'élection présidentielle de 2007, faisant plus de 1.000 morts et des centaines de milliers de déplacés.

8h30 - Qui sont les Shebabs ?

Ce groupe créé en Somalie au moment de la guerre civile souhaite s'attaquer à l'armée kenyane (qui intervient en Somalie depuis 2011) mais aussi cibler les Occidentaux. Explications.

7h15 - Les shebabs menacent d'abattre les otages

"Nous autorisons les moudjahidines à l'intérieur du bâtiment à agir contre les prisonniers", a déclaré le porte-parole des shebab, Sheikh Ali Mohamud Rage, dans une déclaration mise en ligne sur un site internet islamiste. Le bâtiment du centre commercial est entièrement encerclé, témoigne une correspondante à l'antenne de BFMTV. A l'intérieur, les preneurs d'otages retiennent encore un nombre indéterminé de personnes.

6h - Fusillade et assaut en cours

Un nouvel assaut a été donné ce lundi matin contre les islamistes retranchés dans le centre commercial. Une intense fusillade a précédé trois fortes explosions. Le commando islamiste qui a revendiqué l'attaque détient toujours un nombre indéterminé d'otages.

|||L'ESSENTIEL

• Depuis samedi matin, entre 10 et 15 islamistes armés sont retranchés dans un centre commercial de Nairobi, avec un nombre indéterminé d'otages. 

• 62 personnes sont mortes, 63 sont portées disparues. Il y aurait près de 200 blessés. Parmi les victimes, deux Françaises.

A.K. et M.K. et A.G. et V.D.et M.R. avec AFP