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Madagascar: vers un second tour avec les candidats de Ravalomanana et Rajoelina

Une femme vote au premier tour de l'élection présidentielle malgache.

Une femme vote au premier tour de l'élection présidentielle malgache. - -

Les résultats très partiels du premier tour de la présidentielle malgache mettent en tête Jean-Louis Robinson, le candidat de l'ex-président Marc Ravalomanana. Un second tour est envisagé.

Le dépouillement prend du temps. Les résultats du premier tour de l'élection présidentielle malgache de vendredi arrivaient au compte-goutte samedi. Les données officielles publiées à 19 heures, plus de vingt-quatre heures après la fermeture des bureaux, ne concernaient que 218.000 des 7,8 millions d'électeurs inscrits, soit 2,78% du corps électoral.

Ces résultats partiels mettent en tête Jean-Louis Robinson, le candidat de l'ex-président Marc Ravalomanana, exilé en Afrique du Sud depuis qu'il a été chassé du pouvoir en 2009 et qui n'a pu se présenter à l'élection.

Un second tour le 20 décembre

Il est suivi par Hery Rajaonarimampianina, l'ancien ministre des Finances de l'actuel président de la Transition, Andry Raoelina. Celui-ci, qui avait renversé Marc Ravalomanana, n'avait officiellement pas désigné de favori, mais son entourage a activement soutenu Hery Rajaonarimampianina.

Il faudra sans doute une semaine pour avoir les résultats définitifs, selon la Cenit, qui estime que la participation a atteint près de 60%.

Dans les camps de ces deux candidats - où l'on estime leurs scores respectifs à "au moins 35% pour Robinson et "autour de 15% pour Rajaonarimampianina - on est déjà passé à la préparation du second tour, prévu le 20 décembre.

Un premier pas vers la sortie de crise

Pour la plupart des Malgaches, la présidentielle est un premier pas pour sortir de la grave crise politique, économique et sociale dans laquelle leur pays, mis au ban des nations, est plongé depuis le renversement du président Marc Ravalomanana par Andry Rajoelina en 2009.

Le scrutin s'est plutôt bien passé vendredi, selon les observateurs étrangers, malgré quelques incidents isolés et des difficultés matérielles finalement moins importantes qu'ils ne le craignaient.

Les analystes et observateurs interrogés s'accordent tous à dire qu'un second tour sera nécessaire, aucun des 33 candidats en lice n'étant a priori en mesure d'être élu dès le premier tour. Il doit être organisé le 20 décembre.

L. B. avec AFP