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Libye: un convoi britannique attaqué, les ressortissants européens priés de partir

Des combats entre milices rivales pour le contrôle de l'aéroport de Tripoli font rage depuis le 13 juillet

Des combats entre milices rivales pour le contrôle de l'aéroport de Tripoli font rage depuis le 13 juillet - -

Alors qu'un convoi de l'ambassade britannique a été attaqué dimanche, plusieurs pays de l'Union européenne ont appelé leurs ressortissants à quitter la Libye ou à ne pas s'y rendre.

Plusieurs pays européens, dont le Royaume-Uni et l'Allemagne, ont enjoint leurs ressortissants de quitter la Libye, où un convoi de l'ambassade britannique a été attaqué dimanche.

"La situation est extrêmement imprévisible et incertaine", a souligné dimanche le ministère allemand des Affaires étrangères. "Les ressortissants allemands encourent un danger accru d'enlèvements et d'attentats".

Londres a aussi appelé les ressortissants britanniques en Libye à "partir maintenant par des moyens privés", déconseillant tout voyage dans ce pays, dans de nouvelles recommandations publiées samedi soir sur le site du Foreign Office.

La France appelle à "la plus extrême prudence"

La Belgique avait recommandé dès le 16 juillet à ses ressortissants de quitter la Libye. La Turquie, l'Espagne et Malte émettent la même consigne.

Les Etats-Unis ont quant à eux évacué samedi sous escorte aérienne tout le personnel diplomatique de leur ambassade en Libye. Il s'était retrouvé pris depuis le 13 juillet au milieu de violents combats entre milices rivales sur la route de l'aéroport de Tripoli.

De nombreux pays européens déconseillent les voyages en Libye, comme le Portugal, l'Autriche, la Roumanie, la Suisse, les Pays-Bas, la Suède, la Norvège, le Danemark et la Finlande.

La France de son côté n'a pas émis de tel conseil mais a appelé les voyageurs en Libye à "la plus extrême prudence" et déconseillé les déplacements dans plusieurs zones du pays, notamment Benghazi (est), où un Français a été tué en mars.

L'Italie invite aussi ses ressortissants à "limiter au maximum les déplacements sur le territoire (libyen), même dans les villes" et à "se tenir informés en permanence de la situation sécuritaire".