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La France suspend ses principales coopérations avec le Mali

Allocution des militaires maliens rebelles à la télévision nationale. La France a annoncé jeudi qu'elle suspendait ses principales coopérations avec le Mali, après une mutinerie militaire qui tourne au coup d'Etat dans ce pays africain./Image diffusée le

Allocution des militaires maliens rebelles à la télévision nationale. La France a annoncé jeudi qu'elle suspendait ses principales coopérations avec le Mali, après une mutinerie militaire qui tourne au coup d'Etat dans ce pays africain./Image diffusée le - -

PARIS (Reuters) - La France a annoncé jeudi qu'elle suspendait ses principales coopérations avec le Mali, après une mutinerie militaire qui tourne...

PARIS (Reuters) - La France a annoncé jeudi qu'elle suspendait ses principales coopérations avec le Mali, après une mutinerie militaire qui tourne au coup d'Etat dans ce pays africain.

Les soldats qui se sont mutinés mercredi au Mali disent s'être emparés du pouvoir, ont proclamé à la télévision nationale qu'Amadou Toumani Touré n'était plus chef de l'Etat et ont annoncé la fermeture des frontières terrestres et aériennes du pays.

Le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé a fait part dans un communiqué de sa "vive préoccupation à la suite du coup d'Etat qui vient de se produire au Mali" et expliqué que la France condamnait "avec la plus grande fermeté ce renversement par la force de l'ordre constitutionnel".

"La France suspend toutes ses coopérations régaliennes avec le Mali. Nous maintenons notre aide en faveur de la population, en particulier l'aide alimentaire, et nous poursuivons notre action dans la lutte contre le terrorisme", lit-on dans le communiqué.

La France "appelle au rétablissement de la Constitution et des institutions, au respect des libertés et des droits fondamentaux et tout particulièrement de la personne du président M. Amadou Toumani Touré", écrit Alain Juppé.

Paris appelle aussi à la libération immédiate des personnes incarcérées dans le cadre du coup d'Etat et appelle enfin au maintien du calendrier électoral.

Thierry Lévêque, édité par Marc Joanny