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Un reporter australien d'Al-Jazeera jugé en Egypte dénonce une "injustice"

Peter Greste los d'une audience en mars 2014.

Peter Greste los d'une audience en mars 2014. - -

Peter Greste, journaliste australien d'Al-Jazeera emprisonné depuis plus de quatre mois en Egypte, a dénoncé samedi une "immense injustice".

Peter Greste, journaliste australien d'Al-Jazeera emprisonné depuis plus de quatre mois en Egypte, a dénoncé samedi une "immense injustice" lors d'une nouvelle audience au Caire du procès de journalistes de la chaîne qatarie accusés de soutien aux islamistes.

"Nous relevons l'importance de la coïncidence qui fait que cette audience se tienne (ce samedi), Journée mondiale de la liberté de la presse. C'est un message très clair", a-t-il ajouté depuis la cage des prévenus lors de cette audience de routine.

Ce procès, ouvert le 20 février, est "une immense injustice, quelle qu'en soit l'issue", a-t-il souligné. La prochaine audience a été fixée au 15 mai.

Au total, huit détenus sont jugés, ainsi que 12 autres personnes par contumace. Parmi eux, 16 Egyptiens sont accusés d'appartenir à une "organisation terroriste" -les Frères musulmans- et quatre étrangers de leur avoir fourni "argent, équipements et informations" pour "diffuser de fausses nouvelles" et faire croire à une "guerre civile" en Egypte.

L'Egypte et le Qatar à couteaux tirés

L'Egypte et le Qatar sont à couteaux tirés depuis la destitution du président islamiste Mohamed Morsi par l'armée en juillet 2013.

Le Caire reproche à Doha de soutenir les Frères musulmans, en particulier via sa chaîne Al-Jazeera très regardée dans le monde arabe, tandis que le petit émirat gazier dénonce la violente répression des pro-Morsi --1.400 morts, 15.000 arrestations selon des ONG.

Dans une lettre publiée vendredi, l'un des journalistes détenus jugés, le directeur égypto-canadien du bureau de la chaîne au Caire Mohamed Fadel Fahmy, a répété avoir été arrêté uniquement pour avoir fait son travail.

"Je vous écris cette lettre à l'occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, dans ma cellule après 126 jours d'incarcération pour n'avoir rien fait d'autre que le travail que j'aime", écrit-il.

K. L. avec AFP