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Egypte: le procès de Moubarak reporté au 8 juin

L'ex président égyptien Hosni Moubarak dans le box à l'ouverture de son procès, le 11 mai.

L'ex président égyptien Hosni Moubarak dans le box à l'ouverture de son procès, le 11 mai. - -

Le nouveau procès de l'ex-président égyptien, Hosni Moubarak, jugé pour la mort de centaines de manifestants lors de la révolte de début 2011, reprendra le 8 juin, annoncé la cour à l'issue d'une audience samedi au Caire.

Après un faux départ il y a un mois, Hosni Moubarak s'est présenté devant la justice. Le procès de l'ancien président égyptien, poursuivi pour complicité dans le meurtre de centaines de manifestants et corruption, s'est ouvert samedi au Caire.

Tous ont plaidé non coupable au début de cette audience consacrée essentiellement à des questions de procédure, que le juge Mahmoud al-Rachidi a levée en début d'après-midi en annonçant que les travaux de la cour reprendraient le 8 juin.

850 morts lors de la révolte de 2011

Hosni Moubarak, 85 ans, est apparu devant la cour assis dans un fauteuil roulant, vêtu de blanc et le regard caché par des lunettes de soleil. Il comparaît avec son ancien ministre de l'Intérieur, Habib el-Adli, ses deux fils Alaa et Gamal et six ex-responsables de la sécurité.

Il doit notamment répondre de complicité dans le meurtre de manifestants pacifiques pendant la révolte de 2011 qui avait fait, selon des statistiques officielles, près de 850 morts.

Ce nouveau procès avait connu un faux départ le 13 avril: le président du tribunal de l'époque, Moustafa Hassan Abdallah, mis en cause pour avoir acquitté des responsables du régime déchu dans une autre affaire, s'était récusé à l'ouverture de l'audience.

Une condamnation à perpétuité annulée en cassassion

Lors d'un premier procès en août 2011, Hosni Moubarak et Habib el-Adli avaient été condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité, mais les autres responsables avaient été acquittés. Tous ces verdicts ont été annulés en cassation en janvier.

Le premier procès avait captivé l'Egypte et le monde arabe, fasciné par l'image de l'ancien chef d'Etat autrefois intouchable et tout-puissant, couché sur une civière dans le box des accusés. Mais dans un pays aujourd'hui plombé par la crise économique et secoué de tensions depuis l'élection de l'islamiste Mohamed Morsi à la présidence, le sort de l'ancien raïs suscite désormais nettement moins d'intérêt.


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