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Egypte: le Hamas palestinien désormais interdit sur le territoire

Des manifestants pro-Hamas à Naplouse, Cisjordanie, le 22 avril 2013.

Des manifestants pro-Hamas à Naplouse, Cisjordanie, le 22 avril 2013. - -

L'interdiction du Hamas en Egypte "sert l'occupation israélienne", a réagi un conseiller du chef du gouvernement du Hamas.

Les dirigeants du Hamas, au pouvoir à Gaza, ont accusé Le Caire de "servir l'occupation israélienne". L'Egypte a en effet interdit le Hamas mardi, le soupçonnant de s'allier avec les Frères musulmans pour commettre des attentats.

C'est un tribunal du Caire qui a proscrit les activités et la présence du Hamas, considéré comme la branche palestinienne des Frères musulmans, cible d'une très sanglante répression depuis que l'armée a destitué le 3 juillet le président Mohamed Morsi, membre de cette confrérie et seul chef d'Etat jamais élu démocratiquement en Egypte.

Les attentats visant policiers et militaires se sont multipliés depuis la chute de Mohamed Morsi, notamment dans la péninsule du Sinaï frontalière avec Israël et Gaza, et des hauts responsables égyptiens accusent régulièrement le Hamas d'être "impliqué" dans ces attaques.

Le Hamas, un des plus proches soutiens de Morsi

Durant la présidence de Mohamed Morsi, de juin 2012 au 3 juillet 2013, le Hamas a été l'un des plus proches alliés du nouveau gouvernement. Mais le gouvernement intérimaire mis en place par le nouvel homme fort de l'Egypte, le maréchal Abdel Fattah al-Sissi, a gelé les relations avec le mouvement palestinien depuis qu'il a ouvertement critiqué la destitution de Mohamed Morsi.

L'interdiction du Hamas en Egypte "vise à étrangler la résistance et sert l'occupation israélienne", a affirmé à Gaza Bassem Naïm, conseiller pour les Affaires étrangères du chef du gouvernement du Hamas.

Depuis 2012, l'armée égyptienne a détruit des centaines de tunnels entre le Sinaï et la bande de Gaza, qui permettaient à des contrebandiers de fournir notamment du carburant et des matériaux de construction à l'enclave palestinienne, mais qu'Israël et l'Egypte suspectent de servir aussi au passage d'armes et de militants islamistes vers Gaza.

A. D. avec AFP