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Des avions émiratis en Libye, première participation qatarie

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DUBAI/BRUXELLES (Reuters) - Les Emirats arabes unis ont confirmé vendredi qu'ils mettraient douze avions de chasse à la disposition des opérations militaires en cours pour faire respecter une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye.

DUBAI/BRUXELLES (Reuters) - Les Emirats arabes unis ont confirmé vendredi qu'ils mettraient douze avions de chasse à la disposition des opérations militaires en cours pour faire respecter une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye.

Des avions du Qatar ont d'autre part participé pour la première fois vendredi à ces actions, a déclaré un responsable français en marge du Conseil européen à Bruxelles.

"Le Qatar commence aujourd'hui", a-t-il dit. Il a précisé que les pilotes qataris s'étaient entraînés avec des pilotes français.

Selon le ministère grec de la Défense, deux Mirages qataris et deux Mirage français ont décollé de la base de Souda, en Crête, pour une patrouille au-dessus de la Libye.

Les avions du Qatar n'avaient pas pour mission de bombarder des objectifs au sol et ne portaient que des armes de défense anti-aérienne, a-t-on précisé de même source.

Selon Paris, le Qatar a engagé six avions auprès de la coalition internationale conduite par la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis.

Les Emirats arabes unis sont le deuxième pays arabe à se joindre aux opérations.

"L'armée de l'air des Emirats a promis six F-16 et six Mirage pour participer aux patrouilles qui feront respecter la zone d'exclusion aérienne aujourd'hui en vigueur au-dessus de la Libye", écrit l'agence officielle de presse WAM, qui cite le ministre des Affaires étrangères, cheikh Abdallah ben Zayed al Nahayan. "La participation des Emirats à ces patrouilles commencera dans les prochains jours."

La décision des Emirats avait été annoncée la veille au soir à Bruxelles par le président français.

Pour Nicolas Sarkozy, c'est bien "une coalition des démocraties et de pays arabes" qui s'est mise en place pour faire respecter la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l'Onu.

A Londres, un porte-parole du gouvernement britannique s'est lui aussi félicité du ralliement des Emirats, y voyant le signe "réel et tangible" du rôle joué par le monde arabe dans la recherche d'une solution à la crise libyenne.

Andrew Hammond avec Julien Toyer et Emmanuel Jarry à Bruxelles; Henri-Pierre André pour le service français