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Mandela: ceux qui ont chanté pour sa libération

Johnny Clegg rejoint sur scène par Nelson Mandela, en 1999.

Johnny Clegg rejoint sur scène par Nelson Mandela, en 1999. - -

Nelson Mandela avait été libéré le 11 février 1990. Dans les années 80, de nombreux chanteurs s'étaient mobilisés pour sa libération et contre l'apartheid. Retour sur une décennie engagée.

Beaucoup d'artistes se sont engagés dans les années 80 pour la libération de Nelson Mandela. Concerts anti-apartheid se sont ainsi multipliés au cours de la décennie. Comme le Nelson Mandela 70th Birthday Tribute, à Wembley en 1988, retransmis dans 70 pays et suivi par plus d'un demi milliard de personnes.

Retour sur ces années décisives qui ont sensibilisé l'opinion publique et mobilisé les foules en faveur de la libération de Nelson Mandela.

En 1984, le groupe anglais Ska, The Specials, enregistre un morceau intitulé Free Nelson Mandela. Un gros succès en Grande-Bretagne, où le succès se classe 9e dans les charts.

Asimbonanga, la chanson de Johnny Clegg and Savuka, en 1987 reste emblématique des "protest songs" en faveur de la libération de Nelson Mandela. Presque un hymne. Asimbonanga signifie "Nous ne l'avons pas vu" en zoulou. Sur cette vidéo, tournée en 1999, Mandela apparaît aux côtés du chanteur sud-africain et esquisse un de ses légendaires pas de danse.

Le concert d'une génération. Tous ceux qui portaient des bandanas en 1988 et regardaient le Top 50 vibrent encore en regardant les extraits de ce concert. C'était le 11 juin 1988, au stade de Wembley près de Londres, pour les 70 ans de Nelson Mandela, alors encore emprisonné. Toute les stars du moment sont alors des AAA, Artists against apartheid. Sting, Eurytmics, UB40, Peter Gabriel, Whitney Houston, Steevie Wonder et Simple Minds. On en retient évidemment l'emblématique Mandela Day de Simple Minds. Peut-être leur plus grand tube.

La Jo'Anna de cette chanson, interprétée en 1984 par le chanteur de reggae Eddy Grant n'est pas une jeune femme, mais la ville de Johanesburg. "Gimme hope Jo'Anna", chante-t-il: "donne-moi de l'espoir. Le titre a été interdit en Afrique du Sud.

En 1986, et bien avant son succès planétaire 7 Seconds, Youssou N'dour écrit une chanson pour Nelson Mandela. En 1985, il avait déjà organisé à Dakar un concert pour la libération de Nelson Mandela.

Notre Johnny Clegg français est stéphanois. En 1986, Bernard Lavilliers, accompagné de N'Zongo Soul, chante Noir et Blanc et son célèbre refrain "la musique est un cri qui vient de l'intérieur".

Au concert de 1988 à Wembley, il était là. Peter Gabriel a écrit la chanson Biko dès la fin des années 70, en hommage non pas à Mandela mais à Steve Biko, leader de l'opposition à l'apartheid, mort en prison en 1977 après avoir été torturé.

Hugh Makesela, chanteur sud-africain exilé aux Etats-Unis chante en 1987 Bring Him Back Home.

En 1985, l'artiste Steven Van Zandt et le producteur Arthur Baker fondent "Les artistes unis contre l'apartheid" et produisent la même année un album intitulé Sun City. De très nombreux musiciens répondent à leur appel, comme Gil Scott-Heron, Miles Davis, Herbie Hancock, Bruce Springsteen. Le titre Let me see your I. D. réunit des jazzmen et des rappeurs. Peter Gabriel et L. Shankar y interprètent No more apartheid.

Magali Rangin