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Qualité de l’air: les Franciliens respirent mieux qu’il y a vingt ans

Malgré les épisodes de pollution, la qualité de l'air s'est améliorée en Ile-de-France.

Malgré les épisodes de pollution, la qualité de l'air s'est améliorée en Ile-de-France. - Lionel Bonaventure - AFP

Pour la journée nationale de la qualité de l'air, BFM Paris se penche sur les chiffres de la pollution en Ile-de-France. Si les seuils de pollution restent élevés, la qualité de l'air s'est nettement améliorée ces dernières années.

Malgré les apparences et les alertes pollution récurrentes, on respire mieux en Ile-de-France. Depuis une vingtaine d'années, des améliorations notables de la qualité de l'air sont observées, avec une diminution des principaux polluants dans l'air.

D'après les chiffres d'Airparif, qui effectue des mesures quotidiennes en Ile-de-France, les niveaux d'oxydes d'azote (NO2), majoritairement issus du trafic routier, ont connu une baisse de 40% entre 1996 et 2016. Les particules fines, qui ont des effets au niveau cardiovasculaire et respiratoire ont quant à elles diminué de moitié aux mêmes dates.

La baisse de ces polluants s'explique par plusieurs facteurs. Entre 2000 et 2012, Airparif explique que la chute des oxydes d'azotes et des particules fines peut s'expliquer par la modernisation du parc roulant avec la mise en place de véhicules neufs moins polluants mais aussi par une forte diminution des émissions de polluants par le secteur du traitements des déchets et du secteur de la production d'énergie. 

Au bord de l'A1, la zone la plus polluée de la région

Mais ces améliorations n'empêchent pas les Franciliens de suffoquer avec des dépassements de seuils recommandés par l'Organisation mondiale de la santé. En décembre 2016, la région a d'ailleurs subi l'épisode hivernal de pollution le plus important de ces dix dernières années. D'après Airparif, en-dehors de ces pics de pollution, plus de 1,4 millions de Franciliens ont d'ailleurs été exposés en 2016 "à des niveaux de pollution qui ne respectent pas la réglementation pour le dioxyde d'azote". 

Des zones sont d'ailleurs particulièrement exposées avec une absence d'amélioration. Aux abords de l'autoroute A1 à Saint-Denis, la station d'Airparif enregistre le plus fort dépassement du taux de particules fines. En 2016, le seuil de dépassement a été franchi 73 jours en tout, quand la limite annuelle ne devrait pas excéder les 35 dépassements. 

Une exposition régulière à la pollution peuvent causer des affections respiratoires ou cardiovasculaires. D'après une étude de l'agence Santé publique France, la pollution serait responsable de 48.000 morts prématurées en France. 

Carole Blanchard avec Emeline Gaube