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Peut-on avoir confiance dans la viande étiquetée bio?

L’an dernier, les ventes de viande bio ont progressé de 10%. (Photo d'illustration)

L’an dernier, les ventes de viande bio ont progressé de 10%. (Photo d'illustration) - AFP

C’EST VOTRE VIE - Manger mieux, plus sain, c’est l’objectif de nombre de Français. Mais le bio est-il une réponse à ces préoccupations? BFMTV a voulu savoir comment était produite la viande étiquetée "biologique". Quel cahier des charges et quels contrôles? Peut-on avoir confiance dans le "label bio"?

Le rituel est immuable. Chaque jour, les animaux de cette ferme bio située à Beauchêne, dans l’Orne, reçoivent des céréales sans engrais, cultivées dans la région. Un grain moulu quotidiennement pour en garantir toutes les qualités nutritionnelles. Avec l’élevage en plein air, c’est un élément fondamental du bio, explique Suzanne Ramousse, l’agricultrice qui tient la ferme bio, à BFMTV.

"Ce qui est important, c’est que les animaux restent dehors, voient le jour", insiste-t-elle. "Les vitamines du soleil sont très importantes pour l’animal".

"Le bien-être, la base de notre métier"

Dans cette ferme, toutes les bêtes sont traitées ainsi. C’est l’idée que se fait cette fermière de sa profession.

"On recherche, déjà, le bien-être de la faune, de la flore, de l’animal et de l’homme", poursuit-elle. "Ce sont les bases de notre métier qui n’auraient jamais dû changer".

Une clientèle avisée

Plus de place pour les animaux et plus de temps pour les élever, cet engagement a un coût: entre 30% et 50% plus cher que la viande classique. Pas de quoi effrayer la clientèle de Suzanne Ramousse, qui vend sa production directement sur les marchés.

"J’ai confiance en mes bouchers et je sais d’où ça vient", se félicite cette cliente. "Il n’y a pas tous les médicaments ni tous les produits qui perturbent votre santé, c’est meilleur pour nous et les enfants", explique un père de famille.

Un contrôle par an

Au-delà des marchés bio, il y a un label qui permet de s’assurer du respect du cahier des charges biologiques. Pour l’obtenir, les producteurs et les distributeurs doivent s’engager à ne pas utiliser de produits chimiques. La démarche est garantie par des contrôles réguliers, assure Elisabeth Mercier, directrice de l’Agence Bio (Agence française pour le développement et la promotion de l’agriculture biologique.

"Chaque acteur reçoit, une fois par an, des organismes certificateurs qui vérifient sur place la conformité à l’ensemble des engagements bio", précise-t-elle.

Cette promesse de respect de la nature convainc chaque année plus de Français. L’an dernier, les ventes de viande bio ont progressé de 10%.

C. P. avec Jean-Rémi Baudot