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Intempéries dans les Alpes-Maritimes: trois semaines après, le village de Tende reste isolé

Durement touché par la tempête Alex survenue le 2 octobre, Tende peine à se relever. Il faudra par exemple encore de longues semaines pour rétablir l'eau courante, ce qui désespère les habitants.

Plus de trois semaines après les inondations et intempéries meurtrières qui ont dévasté plusieurs communes des Alpes-Maritimes, les habitants de Tende sont toujours coupés du reste du monde. Beaucoup d'entre-eux ne cachent pas leur détresse face à la situation.

Ce petit village de 2000 habitants compte parmi les plus touchés du département. Alors que certains ont décidé de partir à contre-coeur pour se réfugier ailleurs, d'autres refusent et se mobilisent pour reconstruire les accès au village, les commerces et faire revenir l'eau, toujours indisponible.

"Il se passe rien du tout, il n'y a personne (...), on se débrouille pour faire les accès, pour remettre l'eau, nous on a vu personne" témoigne Luca, un habitant de Tende, devant nos caméras.

Les nombreux dégâts ont forcé tous les commerces du village à fermer. La seule boulangerie de Tende, tenue par Isabelle depuis 15 ans, a dû stopper sa production depuis le 2 octobre après la coupure d'eau potable. "J'ai tout perdu", déplore-t-elle, assurant penser avant tout à ses employés: "Il y avait sept familles qui vivaient grâce à notre travail et puis là, tout s'est éclaté."

Encore de longues semaines avant que l'eau courante soit rétablie

Face à cette situation, le maire du village, Jean-Pierre Vassallo, veut tout faire pour que Tende ait de nouveau une boulangerie fonctionnelle, grâce à une installation pour traiter l'eau:

"Notre objectif est que le commerce prenne de plus en plus le relais et qu'on redonne vie à notre village" explique-t-il sur notre antenne.

Ses administrés devront en revanche patienter encore six à huit semaines avant de retrouver l'eau courante.

Quelques jours après les intempéries, le gouvernement a déclaré l'état de catastrophe naturelle dans la zone sinistrée. Mais la reconstruction s'annonce longue et couteuse. Des travaux colossaux sont nécessaires pour un cout d'au moins un milliard d'euros, selon les estimations des assurances. Quant au bilan humain, il s'élève officiellement à cinq morts, neuf personnes étant encore portées disparues.

Maxime Delahousse