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Gérard Collomb renonce à l'Anneau des sciences, le projet de bouclage du périphérique lyonnais

L'actuel maire, qui était le plus ardent défenseur du projet, estime qu'il n'est "plus envisageable en l'état".

Le maire de Lyon Gérard Collomb a admis ce mardi que le projet de bouclage du périphérique lyonnais, l'Anneau des sciences, dont il était jusqu'ici le plus ardent défenseur, devait être revu pour donner la priorité aux transports en commun.

"Le bouclage du périphérique ne peut plus être une réalisation envisageable en l'état, même si ses finalités demeurent pertinentes", souligne l'élu, en mettant en avant la nouvelle donne pour les finances locales de la crise économique provoquée par l'épidémie de Covid-19.

Gérard Collomb est l'un des signataires, à côté d'autres élus locaux qui lui sont proches, d'un communiqué intitulé "bouclage du périphérique: un projet à revoir mais des finalités qui demeurent".

Un enjeu majeur des élections

La réalisation du tronçon sud-ouest du périphérique lyonnais, surnommé localement "l'Anneau des sciences", a été l'un des enjeux majeurs des campagnes municipales et métropolitaines à Lyon.

L'édile était le seul responsable à assumer totalement la réalisation de ce projet, vieux serpent de mer de la politique locale. La droite y était favorable sous réserve d'ajustements, alors que les écologistes en faisaient un casus belli. Initialement favorable son projet, son ancien dauphin devenu rival pour la présidence de la métropole David Kimelfeld s'en était distancié.

"La priorité aujourd'hui pour notre métropole, c'est donc le renforcement des transports en commun", relève Gérard Collomb, disant vouloir "reposer le débat dans d'autres termes" lorsque de nouveaux modes de transports se seront développés.

A l'issue du premier tour des élections de mars, Gérard Collomb et ses fidèles s'étaient retrouvés en grande difficulté, les écologistes arrivant en tête à Lyon et dans nombre de circonscriptions métropolitaines.

F.B. avec AFP