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Former le manager responsable de demain

Le campus de l'Essec.

Le campus de l'Essec. - -

Pour les plus anciens, le développement durable est loin parfois d'être une évidence, la jeune génération ne se pose pas trop de questions Et quand elle veut créer son entreprise ses idées sont claires. L'Essec a bien compris comment les accompagner.

Former des managers responsables, c'est dans les gènes de l'Essec créée en 1907 par des jésuites. Cette école de commerce a toujours mis la personne au cœur de son fonctionnement. Elle a beau être devenue laïque, sa nature ne change pas.

Enseigner les principes du développement durable, comme Monsieur Jourdain elle le faisait donc sans vraiment le savoir. L'Essec a été la première grande école française de management à créer, en janvier 2003, un pôle d'expertise sur le thème de l'entrepreneuriat social. L'école a même créé le prix des industries de consommation responsable. Dernier lauréat: Danone.

Depuis quelques années tout de même, la démarche se structure. Hamid Bouchiki professeur de management depuis vingt-trois ans continue de découvrir la richesse de l'Essec. Frappé par les engagements des entreprises à l'occasion d'un déplacement à la conférence Rio+20, il a décidé de passer à la vitesse supérieure. Il ne cesse de témoigner depuis. Quand 3.000 patrons sont là pour faire vivre leur démarche, cela donne du cœur à l'ouvrage.

Priorité au Plan vert

Il vient donc de faire le choix de formations axées sur l'entreprenariat dans le développement durable. Exposer les étudiants aux opportunités de ce Green Business. Hamid Bouchiki ose dire que logique capitalistique et préservation de la planète, ce n'est pas antinomique. Et ce n'est qu'un début. Prochaine étape: un nouveau projet tourné vers la stratégie d'entreprise, le développement durable et la RSE.

L'Essec n'est pas seule. Depuis le 1er janvier, en vertu du Grenelle de l'environnement les établissements de l'enseignement supérieur doivent intégrer le développement durable. Son nom: le Plan vert. Une obligation légale mais qui n'est pas sanctionnée.

Qu'à cela ne tienne, les Grandes Écoles et Grandes universités s'emparent du dossier. Elles ont choisi de créer un label. Cinq axes : la stratégie et la gouvernance; la recherche; la formation; l'action sociale et l'ancrage territoriale et enfin la gestion environnementale. La réflexion est engagée. L'Essec doit dévoiler ses intentions en juin prochain. Si les patrons de demain ne sont pas responsables, c'est à n'y rien comprendre.

Nathalie Croisé de BFM Business