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Danemark: les mers en manque d'oxygène deux fois plus nombreuses qu'il y a un an

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Les espaces maritimes danois continuent de perdre leur oxygène à cause du réchauffement climatique et des faibles vents. Selon un organisme local, le nombre de ces zones aurait doublé en un an.

Au Danemark, les zones maritimes en manque d'oxygène - un phénomène accéléré par le changement climatique - sont deux fois plus importantes en août 2020 qu'en qu'en août 2019, a indiqué le Centre national pour l'énergie et le climat de l'Université d'Aarhus (DCE) ce vendredi dans un rapport.

Selon les chiffres de l'institut, la zone touchée par ce phénomène était d'environ 3300 km2 à la mi-août, dont un tiers dans un état beaucoup plus critique. La perte d'oxygène dans l'eau concerne notamment les côtes et les mers semi-fermées de l'archipel aux 443 îles et près de 5000 kilomètres de littoral.

Les températures et le faible vent mis en cause

Selon le DCE, le climat danois en 2020 a été propice à la perte d'oxygène des mers avec "un ruissellement important au début de l'année et donc un apport accru de matières organiques et de nutriments, des températures élevées dans les eaux de fond et surtout des vents faibles depuis le milieu du printemps".

La hausse de la température réduit la solubilité de l'oxygène et la faiblesse des vents affecte le transport d'oxygène de la surface vers les profondeurs, contribuant à la désoxygénation. L'organisme a également indiqué que la situation a eu des conséquences "graves pour la faune, les plantes et les poissons dans un certain nombre de zones et elle pourrait s'aggraver dans la période à venir".

700 sites concernés dans le monde

En 2019, un rapport de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) notait que le taux d'oxygène dans les océans avait diminué d'environ 2% entre 1960 et 2010. Ils pourraient encore perdre 3 à 4% de leurs stocks d'oxygène d'ici à 2100 si les émissions continuent à croître au rythme actuel.

Environ 700 sites à travers le globe souffrent de faible teneur en oxygène, contre 45 dans les années 1960.

C. N. avec AFP