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Corse-du-Sud: la nappe d'hydrocarbures dérive au large et l'enquête avance

La nappe d'hydrocarbures qui menaçait les côtés corses samedi a dérivé plus au sud durant la nuit, selon la préfecture de Corse-du-Sud dimanche. Elle se trouve désormais à 8km de Solenzara. L'enquête s epoursuit et a déjà identifié trois suspects potentiels parmi les navires ayant croisé au large de l'île.

La saison commence, la mer est calme, doucement chauffée par la nature à 22°C en ce dimanche. Pourtant, les vacanciers et les commerçants de la bande allant de Solenzara à Aleria, à cheval entre la Haute-Corse et la Corse-du-Sud, vont devoir prendre leur mal en patience. Les plages de cette partie du littoral sont en effet interdites pour la semaine, que ce soit pour la baignade ou la pêche.

10 kilomètres au large

Il faut dire que, samedi, alors qu'une pollution aux hydrocarbures menaçait l'île, dont elle n'était plus distante que de 800 mètres au maximum de son approche, les autorités ont déclenché le plan de protection Polmar-Terre. Il reste en vigueur ce dimanche mais les nouvelles sont plutôt bonnes. Tôt dans la matinée, la préfecture de Corse-du-Sud nous a en effet confirmé que la dangereuse nappe s'éloignait des côtes. Elle ne toise plus Solenzara et Porto-Vecchio qu'à une distance de 10 kilomètres dans la mer. Elle a dérivé vers le sud à la faveur de la nuit.

Le préfet de Haute-Corse maintient par ailleurs également son arrêté de fermeture de plages car il ne dispose pas pour l'heure de garanties suffisantes sur la bonne qualité de l'eau. Dès que des analyses parviendront, ces arrêtés pourront être levés le cas échéant.

Un tanker soupçonné

Les opérations de pompage, pilotées par deux vaisseaux de la marine nationale qui a employé des moyens puissants depuis que la catastrophe écologique a été repérée à l'occasion d'un exercice militaire vendredi, se poursuivent, tout comme l'enquête. Et celle-ci connaît ses premiers développements. Tandis qu'un dégazage initial ne fait guère de doute, trois navires ayant croisé au large de l'île ces jours-ci aimantent les recherches et les soupçons des autorités. Un tanker est particulièrement soupçonné d'avoir vidé ses cales.

Si le pire a été évité, des galettes huileuses pourraient débarquer sur les plages dans les jours, voire les semaines, à venir du fait de la lente dispersion de la nappe. Samedi, trois à qutre tonnes de polluants ont déjà été récoltées selon les éléments que nous avons recueillis auprès des préfectures de Haute-Corse, de Corse du Sud, et de la préfecture maritime. 

David Unal, avec R.V.