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Economie

Pouvoir d'achat, retraite, impôts... Emmanuel Macron détaille son programme économique

L'actuel chef de l'Etat Emmanuel Macron, candidat à sa réélection, a détaillé ses propositions sur le volet économique.

L'heure du grand oral. Emmanuel Macron a présenté ce jeudi à Aubervilliers son programme pour l'élection présidentielle. Le président de la République, candidat à sa réélection, a détaillé ses propositions, notamment sur le volet économique. Droits de succession, aides sociales, réforme des retraites... Voici un résumé des grandes mesures économiques portées par Emmanuel Macron.

A noter, le président sortant évalue le coût de son programme pour la présidentielle à 50 milliards d'euros par an, auxquels s'ajouteront 15 milliards par an de baisses d'impôts, pour moitié bénéficiant aux ménages, pour moitié aux entreprises.

Emploi

> Plein emploi d'ici 5 ans

L'actuel chef de l'Etat vise le plein emploi d'ici 5 ans. Un objectif "atteignable" et "réaliste", qui "consiste à faire, dans les 5 ans qui viennent, ce que nous avons fait dans les 5 ans qui viennent de s'écouler."

Pour ce faire, Emmanuel Macron veut "mettre en commun tous les savoir-faire" et créer un guichet unique, en transformant "Pôle Emploi en France Travail". Pour atteindre le plein emploi, le candidat souhaite aussi poursuivre la réforme de l'assurance chômage, pour établir des règles qui incitent "encore davantage sur le retour à l'emploi".

> Faire travailler les bénéficiaires du RSA

Par ailleurs, il souhaite aussi obliger les bénéficiaires du RSA d'avoir une activité 15 à 20 heures par semaine, "permettant d'aller vers l'insertion professionnelle, soit de formation en insertion soit d'emploi". Une proposition également portée par Valérie Pécresse, mais aussi par Nicolas Sarkozy, il y a exactement dix ans.

Retraite

> Âge légal à 65 ans

Emmanuel Macron confirme vouloir porter l'âge légal à 65 ans en cas de second mandat, tout en tenant compte "des carrières longues", "des questions d'invalidité" ainsi que de "la réalité des métiers et des tâches pour avoir un système qui est juste".

Par ailleurs, le président-candidat a répété vouloir "mettre fin aux régimes spéciaux" et instaurer une pension de retraite minimum de 1100 euros. Le chef de l'Etat assume vouloir mener une réforme "différente de celle de 2017, estimant que "les conditions macroéconomiques ne sont pas les mêmes" et que "notre pays continue de se transformer".

Fiscalité

> 15 milliards d'euros de baisse d'impôts

"Pour les cinq années qui viennent, je m'engage sur 15 milliards d'euros de baisses d'impôts moitié ménage, moitié entreprise", a assuré ce jeudi le candidat, précisant vouloir également supprimer la CVAE (cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises), un impôt dit de production qui rapporte actuellement 7 milliards d'euros par an.

Cette baisse d'impôts est bien inférieure à celle proposée par Emmanuel Macron en 2017, puisqu'il envisageait une baisse de 32 milliards d'euros.

Pouvoir d'achat

> Inciter à l'achat d'une voiture électrique

Le candidat propose de mettre "en place des mécanismes de leasing pour accompagner des ménages les plus modestes pour permettre de faire la transition de leurs véhicules". Le but: permettre au plus grand nombre d’accéder à la voiture électrique.

Le chef de l'Etat veut également bâtir une industrie 100% française de développement de la voiture électrique.

> Suppression de la redevance audiovisuelle

Emmanuel Macron a confirmé qu'il souhaitait supprimer la redevance audiovisuelle de 138 euros en cas de second mandat. Une mesure également proposée par Valérie Pécresse (LR), Marine Le Pen (RN) et Éric Zemmour (Reconquête).

> Tripler la prime Macron

Dans son discours, le candidat a déclaré vouloir tripler le plafond de la "prime Macron", renommée "prime pouvoir d'achat" pour l'occasion. Cette prime pourrait atteindre "3000 euros par an, contre 1000 euros actuellement, sous condition de signer l'accord d'intéressement". Près de 4 millions de salariés ont touché l'an dernier cette prime exceptionnelle de pouvoir d'achat (PEPA), de 506 euros en moyenne.

> Versement des aides sociales "à la source"

Emmanuel Macron s'est engagé à faire verser les aides sociales "à la source", de manière automatique, ce qui selon lui bénéficierait aux "20 millions de Français" qui touchent le RSA, la prime d'activité, des aides au logement ou des allocations familiales. Une promesse déjà formulée en 2017, qui permettrait selon lui de lutter contre la fraude.

Droits de succession

Comme tous les autres candidats à l'élection présidentielle, Emmanuel Macron veut réduire des droits de succession. Un thème qui s'est imposé comme l'un des sujets majeurs de la campagne.

Dans le détail, le candidat souhaite augmenter l’abattement sur les successions en ligne directe en le passant de 100.000 euros actuellement à 150.000 euros. Il s’engage aussi à élargir le régime des héritiers en ligne directe aux enfants des conjoints. Concernant les successions en lignes indirectes, Emmanuel Macron veut porter l’abattement à 100 000 euros sur les petites et moyennes successions.

https://twitter.com/Pauline_Dum Pauline Dumonteil Journaliste BFM Tech