BFM Business

Paris sans voiture, trottinettes: Anne Hidalgo défend sa politique de transports

La maire de Paris a vivement défendu sa politique de transports dans la capitale revenant notamment sur la régulation de l'usage des trottinettes.

Invitée du 19h Ruth Elkrief ce jeudi soir, Anne Hidalgo a vivement défendu sa politique de transports dans la capitale revenant notamment sur la régulation de l'usage des trottinettes. 

Les vieilles voitures et les véhicules les plus polluants seront interdits à la circulation autour de la capitale. La Métropole du Grand Paris a en effet décidé de mettre en place une zone à faibles émissions, ZFE, dans le périmètre de l'A86. Les véhicules essence et diesel d'avant 1997 et les véhicules dotés d'une vignette Crit'Air 5 (diesel d'avant 2001) ne pourront plus circuler dans ce périmètre. Un projet fermement soutenu par la mairie de Paris qui a, de son côté, interdit les véhicules porteurs d’une vignette Crit’Air 4 (la vignette violette) de circuler en semaine dans les rues de la capitale. Ces deux mesures rentreront en vigueur le 1er juillet.

"9 Parisiens sur 10 prennent les transports en commun, un vélo ou marchent pour aller travailler. Donc seulement 1 sur 10 prend sa voiture. Cela veut bien dire que l'essentiel des déplacements dans le Grand Paris se fait sans la voiture", s'est justifié Anne Hidalgo sur notre antenne.

Reconnaissant toutefois les difficultés à se déplacer en transports en commun de banlieue à banlieue, Anne Hidalgo a lancé un appel à utiliser le covoiturage. "Le fléau principal sur les routes d'Ile-de-France, c'est l'autosolisme, les personnes seules dans leur véhicule", a poursuivi l'édile. "Si on passait d'une personne dans sa voiture à cinq on réduirait drastiquement les embouteillages et la pollution."

"Si j'avais pu interdite les trottinettes, je l'aurai fait"

Depuis plusieurs mois, la mairie de Paris s'est lancée dans une bataille pour mieux réguler l'usage des trottinettes électriques, en plein boom dans la capitale. Après avoir fait signer une charte de bonne conduite aux différents opérateurs, elle a mis en place une série de mesures notamment l'abaissement de la vitesse des engins et l'obligation de les stationner dans des parkings dédiés. Malgré cela, les accidents impliquant les trottinettes se multiplient et les critiques pleuvent appelant à mieux les réguler. 

"Je n'ai pas laissé s'installer les trottinettes. On est dans un état de droit: je fais ce que je peux faire avec le droit qui m'est donné", a affirmé Anne Hidalgo. "En tant que maire, je n'ai aucun pouvoir pour interdire les trottinettes. Si j'avais pu je les aurai interdits pour pouvoir discuter en amont avec les opérateurs les plus sérieux de la façon de procéder."

La maire de Paris a par ailleurs évoqué sa hâte de voir voter la loi mobilités qui donnera un cadre juridique plus précis à l'utilisation des trottinettes. "Quand elle sera votée, je pourrai agir", a-t-elle salué. Et de rappeler: "j'ai déjà dit aux opérateurs de trottinettes qu'ils ne seront pas tous autorisés à se développer à Paris. Je vais lancer une mise en concurrence pour qu'il n'en reste que deux ou trois sur les douze actuels."

dossier :

Anne Hidalgo

Cyrielle Cabot