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Bruno Le Maire: il faut "inciter tous les Français à investir dans l’économie"

Ce jeudi 3 septembre, le Premier ministre Jean Castex a présenté le plan de relance de l'économie française. 100 milliards d'euros, mais pour faire quoi?

Plan de relance: quels secteurs vont bénéficier des 100 milliards d'euros d'aides?

Le plan de relance a été présenté ce jeudi par le gouvernement. Voici le détail par secteur des différentes aides annoncées.

Si l'infographie n'est pas lisible sur votre appareil, cliquez ici.

Une "déception" pour le secteur de l'hôtellerie

Pour l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih), le plan est "une déception": il "donne l'impression que le gouvernement ne prend toujours pas la vraie mesure de la crise que notre secteur traverse et qui, actuellement, n'est toujours pas derrière nous". L'organisation réclame des "mesures complémentaires", telles que la prolongation du dispositif d'activité partielle et des exonérations de charges.

Agriculture: le plan est une "première satisfaction" pour la FNSEA

Avec un milliard d'euros dédié à l'agriculture, le plan est une "première satisfaction" pour la FNSEA, qui estime que la crise a "mis en lumière l'enjeu de la souveraineté alimentaire". "Nous serons extrêmement vigilants à la traduction du plan de relance dans les faits", prévient toutefois la première organisation des agriculteurs.

"Si on n'investit pas dans le numérique, on risque de sortir de l'Histoire", selon Cédric O

Invité sur BFM Business, le secrétaire d'Etat à la Transition numérique a justifié l'investissement de 7 milliards d'euros prévu dans le plan de relance pour le numérique. "On ne joue pas dans la même cour que les Américains et les Chinois, reconnait Cédric O. Est-ce que ça un sens qu'Apple ait la valeur de tout le PIB Français? Je ne sais pas. En tout cas, si on investit pas dans le numérique, le risque c'est que la France et l'Europe sortent de l'Histoire."

Le secrétaire d'Etat se veut toutefois optimiste: "Il faut 10 ans pour construire un écosystème numérique mais on sent que ça bouillonne actuellement en Europe, on a l'intelligence et les investissements qui arrivent."

Cédric O a rappelé l'objectif du gouvernement: avoir 25 licornes française (start-up valorisées à plus d'un milliard de dollars) d'ici 2025. Le pays en compte neuf à ce jour.

Bruno Le Maire: "La dette sera remboursée'

"La dette sera remboursée. Toutes les dettes devront être remboursées. Le choix que nous faisons est simple : il faut aujourd'hui protéger les salariés et les entreprises. Demain, il faudra relancer l'économie et rembourser les dettes : on le fera grâce à la croissance", a poursuivi Bruno Le Maire.

Bruno Le Maire: il faut "inciter tous les Français à investir dans l’économie pour relancer cette machine"

"Le vrai défi c’est moins d’aller dépenser plus d’argent public que d’inciter tous les Français à investir dans l’économie pour relancer cette machine", explique ce soir sur le plateau de France2 le ministre de l'Economie, des Finances et de la Relance.

Les Français ont épargné 100 milliards d'euros depuis le début de la crise du Covid "autant que le plan de relance", souligne le ministre.

"Oui, c'est de l’épargne de précaution pour faire face à des temps qui s’annoncent effectivement difficiles, mais la meilleure manière d'y faire face c'est de les dépenser", ajoute le ministre.

Il reconnait que "les semaines qui viennent seront difficiles", mais selon lui "d’ici deux ans nous aurons retrouver le même niveau de développement économique qu’avant la crise"

Bruno Le Maire: "Les secteurs liés à l'énergie fossile ont vocation à laisser la place à d'autres secteurs"

"Les secteurs liés à l'énergie fossile ont vocation à laisser la place à d'autres secteurs. Ils ont un avenir différent. Pour l'aéronautique, c'est l'hydrogène. Je serais fier qu'Airbus ait un avion à hydrogène avant la Chine. Nous allons garder une grande industrie automobile mais différente", a assuré Bruno Le Maire sur France 2.

Bruno Le Maire: "Nous n'oublions pas les ménages"

"Nous n'oublions pas les ménages. Nous avons massivement protégé les salariés, pour éviter des centaines de milliers de licenciements. Je vois cette angoisse de millions de Français pour les emplois. Nous allons maintenir le chômage partiel pour l'hôtellerie, les cafés, les restaurants, l'évènementiel jusqu'à la fin de l'année. Nous avons fait le maximum pour les salariés et les entreprises. Nous continuerons", a déclaré Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, sur France2.

Ce soir dans Tech&Co

"Baisser la TVA n'aurait rien rapporté aux entreprises" pour le ministre des PME

Sur BFM Business, Alain Griset a assumé la décision du gouvernement de ne pas baisser la TVA. "C'est l'impôt qui coûte le plus à l'Etat, rappelle le ministre des PME. Ensuite baisser de 5 points la TVA, ça ne va pas donner plus d'activité aux coiffeurs, ça ne rapporte rien à l'entreprise."

Les syndicats du rail sceptiques

Si l'Unsa ferroviaire "se félicite" que le chemin de fer soit devenu un moyen de transport "apprécié et attendu", le syndicat "ne va pas se contenter d'un hochet médiatique", a souligné son secrétaire général adjoint, Florent Monteilhet. "On est ravi de la prise en compte enfin du fret ferroviaire et des trains du quotidien mais ce plan reste assez flou, assez imprécis. On ne peut que regretter le manque de perspectives. Ça sent le réchauffé et ça nous inquiète".

Pour Erik Meyer, secrétaire fédéral de SUD-Rail, avec "l'essentiel" de son plan de relance du rail, "le gouvernement ne fait que payer la facture des décisions prises en 2018 avec la réforme ferroviaire", quand il avait notamment "abandonné les petites lignes". "Aujourd'hui, on se rend compte de l'utilité du ferroviaire", qui nécessite un "vrai" plan, "sérieux, avec des moyens, sur le long terme".

La CFDT Cheminots a "pris acte des annonces" sur le fret, les petites lignes et les trains de nuit, qui "répondent en partie à ce qu'on demande depuis un moment", a indiqué son secrétaire général, Thomas Cavel. "Mais on sera très vigilant sur la mise en oeuvre opérationnelle et sur le maintien des emplois et des compétences". Or "les 4,7 milliards d'euros annoncés ne couvrent pas l'intégralité des pertes subies par la SNCF pendant la crise".

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, s'était demandé jeudi sur France 2 "avec qui" allait être relancé le transport ferroviaire. "Avec la SNCF, c'est-à-dire un service public, ou avec de la concurrence?", avait-il fait remarquer. "Est-ce qu'on va embaucher des cheminots pour permettre que les trains puissent rouler dans de bonnes conditions?"

"Ce plan c'est globalement ce qu'on avait demandé", selon Geoffroy Roux de Bézieux

Invité sur BFM Business, le patron du Medef a donné un satisfecit au gouvernement. "C'est ce qu'on avait demandé globalement, estime Geoffroy Roux de Bézieux. Il y a deux volets: la prime à l'embauche et la baisse des impôts de production."

Le patron du Medef est plus circonspect sur les volets environnementaux: "Pour la transition écologique et numérique, on risque de manquer de projets car ça coûte cher de produire décarboné."

Geoffroy Roux de Bézieux (Medef): "Je ne crois pas qu'un pays comme la France peut se spécialiser"

Geoffroy Roux de Bézieux (Medef): "On va manquer de projets"

"Je pense qu'on va manquer de projets. Transformer un processus de fabrication dans l'industrie ça ne se fait pas en un claquement de doigts. Le sujet va être de travailler avec Bercy pour qu'effectivement tout cela se traduise en investissements réels et en croissance réelle", a déclaré Geoffroy Roux de Bézieux, président du Medef, sur le plateau de BFMTV

Jean Castex cite les Vosges en exemple de la "relance verte"

Le "comment" est aussi important que le "quoi" pour le gouvernement

"Je pense que le réglage est très bon" selon Bruno Grandjean, président de l'Alliance industrie du futur

Bruno Grandjean, président de l'Alliance industrie du futur est revenu sur notre antenne sur les annonces du plan de relance.

Premier point, les impôts de production "un boulet au pied de l'industrie", explique-t-il. Leur baisse annoncée (-10 milliards dès 2021) "va régler une grande partie du problème". "On peut etre assez confant sur l’avenir, je crois que le reglage est très bon "

"Nous disons bravo" au plan de relance (Philippe Varin, France Industrie)

614 millions d'euros pour soutenir et sauver le patrimoine et les musées

Des aides directes de 614 millions d'euros viendront soutenir le patrimoine, en particulier les cathédrales, et les grands musées en difficulté, a indiqué jeudi le ministère de la Culture. Cette somme s'intègre dans l'enveloppe de 2 milliards d'euros réservée à la culture dans le plan de relance gouvernemental de 100 milliards d'euros, et représente près d'un tiers du total.

"Aujourd'hui notre objectif c'est une relance par ou pour la culture. En 2009, le plan de relance pour la culture, c'était 100 millions d'euros, uniquement concentrés sur les monuments historiques", soulignait-on au cabinet de la ministre de la Culture Roselyne Bachelot. "On est dans une logique d'accélération pour faire des choses qui ne pouvaient pas se faire annuellement", a-t-on ajouté.

Les régions vont "répondre présent" assure Renaud Muselier (Régions de France)

"Les régions ont été entendues et le gouvernement peut donc compter sur nous. Nous allons répondre présent", a déclaré à l'AFP Renaud Muselier, président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur et de l'association des Régions de France.

"Les moyens financiers sont clairement identifiés et positionnés dans l'organisation du plan de relance. Cela veut dire que toute la rénovation énergétique sera traitée tout de suite, tout ce qui correspond à la recherche aussi. Pour les relocalisations, nous connaissons nos filières, nos industries et notre tissu industriel également".

"Pendant la période de la crise, les régions avaient engagé plus de 1,7 milliard d'euros pour amortir le choc, sauver des filières, apporter des réponses sanitaires, sauver des clubs de sport, la culture, le tourisme. Nous avons mis des moyens conséquents. Maintenant, nous sommes prêts pour la suite."

Quelles valeurs pourraient profiter en Bourse du plan de relance?

650 millions d'euros pour le secteur maritime

Ce soir dans le Grand Journal de l'Eco

Plan de relance: le gouvernement n'aidera pas Air France pour le moment

Dans le plan de relance, une enveloppe de 1,8 milliard d'euros est prévue pour soutenir l'aérien. Mais ce ne sont pas les compagnies, en premier lieu Air France, mais l'industrie aéronautique qui est concerné par ce volant d'aides. Notre article ici.

Le plan de relance ne comprend pas d'aides spécifiques pour Air France.
Le plan de relance ne comprend pas d'aides spécifiques pour Air France. © JOEL SAGET © 2019 AFP

Plan de relance: où iront les 4,7 milliards d'euros destinés au transport ferroviaire?

La moitié du plan de relance du ferroviaire financera la régéneration des voies ferrées. Le reste ira aux ponts ferroviaires, aux trains de nuit, à la gratuité des péages d'accès pour le fret ferroviaire et à l'accessibilité des gares. Plus de détails dans notre article.

Le transport bénéficiera de 11 milliards d'euros dont 4,7 milliards pour la SNCF
Le transport bénéficiera de 11 milliards d'euros dont 4,7 milliards pour la SNCF © Damien MEYER © 2019 AFP

Un dessin pour mieux comprendre le plan de relance

Le plan de relance est "un point de départ" pour l'Union des entreprises de proximité (U2P)

Si les PME et les TPE "ne sont pas oubliées dans l'équilibre général de ce plan", l'Union des entreprises de proximité (U2P) considère "cependant" le plan de relance "comme un point de départ et souhaite qu'un comité de suivi soit instauré afin de vérifier l'efficacité des mesures et de s'assurer que l'ensemble des catégories d'entreprises, notamment les trois millions d'entreprises de proximité, soient bien associées à la relance".

Le gouvernement lance un site web dédié au plan de relance

La CFDT veut s'assurer que les aides publiques "seront bien investies"

La CFDT pointe "les marges de manoeuvre importantes données aux entreprises (qui) engagent leur responsabilité en termes de préservation de l'emploi, de transition écologique, de partage des richesses et de dialogue social" et réclame en entreprise des avis du comité social et économique (CSE) "sur l'utilisation des aides publiques pour garantir qu'elles seront bien investies, dans chaque entreprise, dans la transition écologique et l'emploi de qualité".

Philippe Martinez (CGT) déplore l'absence d'annonces pour les salariés de "la deuxième ligne"

"Toutes ces aides - ça fait beaucoup de milliards - ne sont pas associées à des contreparties, on donne des sous et on verra ce qui se passe", a regretté sur France 2 le numéro un de la CGT, Philippe Martinez, déplorant également l'absence d'annonces pour les salariés de "la deuxième ligne" comme les caissières, les salariés du commerce, les aides à domicile ou les agents de sécurité.

Le Medef "salue les choix du plan de relance"

Le Mouvement des entreprises de France (Medef) "salue les choix du plan de relance, notamment celui de privilégier la transformation de l'économie et les secteurs d'avenir" mais estime que le plan "présente deux risques auxquels il faudra veiller".

Le syndicat patronal note que "la mobilisation de l'enveloppe doit être très rapide pour faire repartir la croissance de notre économie", et que "certains secteurs particulièrement touchés ne sont pas encore dans la phase de relance.

Pour eux, il est indispensable de prolonger les mesures d'urgence adoptées au printemps qui évitent la défaillance des nombreuses entreprises de ces secteurs".

"Il faut changer de cap" estiment des ONG écologistes

Des associations regrettent que le plan ne s'étale que sur deux ans, comme le Réseau action climat (RAC), pour qui cette durée ne permettra pas aux "filières d'avenir de s'implanter de manière pérenne".

Pour d'autres, des secteurs essentiels sont oubliés. "Les énergies renouvelables sont (...) les grandes absentes de ce plan", déplore CLER - Réseau pour la transition énergétique.

Pour les ONG, ce plan de relance ne va pas assez loin pour transformer l'économie et répondre à l'urgence climatique et environnementale.

Il aurait fallu "sanctuariser 20 milliards d'euros d'investissements publics par an jusqu'en 2030 pour la transition écologique", estime la Fondation de Nicolas Hulot pour la nature et l'homme.

Celle-ci demande aussi qu'il n'y ait "pas un euro pour les projets néfastes pour la biodiversité et le climat", et "un suivi de la mise en oeuvre par le Haut conseil pour le climat", l'instance chargée d'évaluer les politiques publiques dans ce domaine.

"Après des reculs cet été sur les néonicotinoïdes et la biodiversité, nous appelons le gouvernement à changer de modèle agricole, lutter contre la déforestation importée et renforcer les aires protégées", insiste WWF, pour qui il faut "réellement changer de cap".

Les ONG écologistes regrettent l'absence de contreparties

Le plan de relance est un pas en avant pour que la France effectue sa transition écologique, loin toutefois de la transformation nécessaire aux yeux des ONG environnementales, qui regrettent notamment l'absence de contreparties demandées aux entreprises qui recevront des aides.

WWF voit dans ce plan "un effort pour la transition, pas encore de transformation". Si l'ONG salue les aides pour la rénovation des bâtiments et des modes de transport moins polluants, un de ses responsables, Pierre Cannet, déplore l'absence de conditions aux aides accordées aux grandes entreprises, dans un communiqué.

Même critique de la part de Cécile Marchand, des Amis de la Terre. "En l'état, les potentielles avancées (...) risquent d'être rapidement annulées par toutes les aides supplémentaires prévues dans les secteurs polluants, sans aucune contrepartie".

"Investir dans de fausses solutions au nom du 'verdissement', comme l'hydrogène non renouvelable, le nucléaire, l'agriculture de précision, la 5G, l'avion vert, les voitures thermiques neuves ou les SUV électriques, relève de l'anachronisme", renchérit Clément Sénéchal, pour Greenpeace.

L'Institut de l'économie pour le climat (I4CE), un think tank, appelle d'ailleurs à la vigilance sur la prime exceptionnelle mise en place pour changer de véhicule, "qui a favorisé les voitures peu performantes du point de vue du climat".

La filière hydrogène salue une enveloppe de 7 milliards d'euros sur dix ans

La filière hydrogène française s'est dite satisfaite après l'annonce d'une enveloppe de 7 milliards d'euros sur dix ans à l'occasion du plan de relance, saluant un changement d'échelle pour cette technologie utilisée dans l'industrie et les transports.

"On est satisfaits", a réagi auprès de l'AFP Philippe Boucly, président de l'Association française pour l'hydrogène et les piles à combustible (AFHYPAC), qui regroupe les entreprises du secteur ainsi que des laboratoires et des groupements divers.

"Ça marque véritablement une accélération dans le développement de l'hydrogène en général et de la filière française en particulier", a-t-il jugé. "On change d'échelle".

Ferroviaire: "avec 4,7 milliards, on peut faire beaucoup de choses", estime la SNCF

Les 4,7 milliards d'euros consacrés au ferroviaire dans le plan de relance sont "une bonne nouvelle", qui permettront de "faire beaucoup de choses", a estimé jeudi le PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou. "C'est une bonne nouvelle pour les Français et pour les territoires", a indiqué le dirigeant à l'AFP.

"Ça va nous permettre de poursuivre notre trajectoire de développement du ferroviaire dans le pays, en particulier pour le réseau, pour le fret, pour les trains de nuit, pour les petites lignes...", a-t-il résumé. "Il y a vraiment matière à financer une vraie politique de développement du ferroviaire dans le pays", a-t-il insisté.

"Ces sommes (...) vont nous permettre de donner du corps à tous ces projets que nous avions et qui avaient été percutés par la Covid", a-t-il souligné. "Je pense qu'on aura de quoi poursuivre (l')effort de régénération" du réseau entrepris en 2018.

"Le gouvernement nous a entendus", a relevé Jean-Pierre Farandou . "On a vraiment la réponse aux demandes qu'on a pu formuler pour rester sur la trajectoire de la stratégie de la SNCF, qui est une stratégie de développement de tous les secteurs, voyageurs, réseau et marchandises."

"Maintenant, on va passer à l'action", a-t-il assuré.

Elisabeth Borne: "Chaque jeune doit trouver dans le plan de relance une réponse adaptée"

Les jeunes sont les plus exposés à la crise de l'emploi qui s'annonce. Qu'ils soient diplômés, désireux de se former par l'apprentissage ou en difficultés, la ministre du Travail a détaillé les moyens de profiter des dispositifs mis en place. Plus de détails à lire ici.

La fédération du bâtiment 'satisfaite' par le plan de relance

"À travers ce plan, le bâtiment est satisfait sur le plan rénovation énergétique", a réagi Olivier Salleron, président de la Fédération française du bâtiment, sur BFM Business. "Toutes les mesures que l'on entend depuis un mois, un mois et demi aujourd'hui elles sont gravées", mais ''il y a des trous dans la raquette, c'est le neuf". Retrouvez ici notre article.

Immobilier: "Sur le neuf, il n'y a rien" selon le président de la FNAIM

Le plan de relance est-il bien calibré pour relancer le secteur immobilier? "MaPrimRénov' sera universelle et c'est ce que nous réclamions" selon le président de la FNAIM, invité de BFM Bourse.

Sept milliards d'euros seront dédiés aux numérique

Parmi les principaux objectifs du plan de relance pour le numérique figure le fait que tous les foyers et les entreprises soient raccordés à la fibre en 2025. Tous les détails à lire ici dans notre article.

Cédric O, le Secrétaire d'Etat au Numérique.
Cédric O, le Secrétaire d'Etat au Numérique. © Ludovic Marin / AFP

Un plan de relance presque "100% pro-business"

Un choc d'offre plutôt qu'un plan de relance passant par la demande, voilà comment résumer le plan de 100 milliards d'euros dévoilé ce jeudi par le gouvernement. Retrouvez ici notre analyse.

Bruno Le Maire: "un milliard d'euros pour relocaliser les industries"

Le plan de relance prévoit un milliard d'euros d'aide à la relocalisation industrielle en France, "parce que l'industrie fait partie de notre culture, relancer l'économie c'est relancer l'industrie", a expliqué le ministre de l'économie, des Finances et de la Relance. Tous les détails à retrouver ici dans notre article.

Bruno Le Maire
Bruno Le Maire © BFMTV

FO réclame des contreparties aux aides

Yves Veyrier, le secrétaire général de Force ouvrière revient sur la "conditionnalité" des aides vers les entreprises. Pour lui, il faut évaluer ce que donnent les aides.

Après avoir reçues des aides, "certaines entreprises ont fermé ou délocalisé", dénonce le secrétaire général de FO sur l'antenne de BFMTV.

La CPME Paris Ile-de-France appelle à une mise en oeuvre simplifiée

Tout en saluant l'engagement "fort et durable" du, gouvernement aux côtés des TPE-PME, la CPME (confédération des PME) Paris Île-de-France appelle à une mise en oeuvre territorialisée et simplifiée du plan France Relance. "Elle souhaite qu’une part significative du plan soit tournée vers les attentes des territoires"^précise son président Bernard Cohen-Haddad

Celui-ci appelle ainsi de ses voeux “que les milliards du plan de relance fléchés vers le verdissement de l’économie ne soient pas synonymes de nouvelles normes contraignantes pour les TPE-PME, et que les parlementaires ne complexifient pas le projet de plan dans le cadre de la discussion du budget pour 2021”.

Jean Castex confirme la nomination de François Bayrou comme haut-commissaire au plan

Le Premier ministre a confirmé la nomination de François Bayrou comme haut-commissaire au plan

François Bayrou est donc de retour au gouvernement. Notre article à lire ici

Le Covid, une économie à l'arrêt

Le plan de relance, comme son nom l'indique, vise à faire redémarrer l'économie. Si certains signaux sont au vert, l'économie a été mise à l'arrêt en mars, comme le montre ces différents indicateurs:

Ainsi, en mars, le nombre total de chantiers s'est effondré:

Tout comme le trafic aérien, qui peine à redémarrer . Selon ADP, à Paris on retrouvera les niveau de 2019, en 2024-2027:

Et les Français de leur côté, préfèrent épargner que consommer. Ce qui met à mal la relance de l'économie:

Elisabeth Borne: "Un jeune qui arrive sur le marché du travail doit trouver dans le plan de relance une réponse adaptée"

"Un jeune, quel que soit sa situation, qui arrive aujourd'hui sur le marché du travail, doit trouver dans le plan de relance une réponse adaptée. On a des réponses pour chaque situation. Si vous êtes un jeune diplômé, et qu'en temps normal vous auriez trouvé sans difficulté un emploi en entreprise, la prime à l'embauche est un message aux entreprises pour leur dire de ne pas attendre plusieurs mois pour recruter des jeunes".

"Sur l'apprentissage, on a des dispositifs qui marchaient bien avant la crise qu'on veut absolument soutenir: on prend en charge quasiment l'intégralité de la rémunération d'un jeune qui entre en apprentissage. On sait qu'il y a aussi beaucoup de jeunes qui peuvent avoir envie de s'engager dans des missions d'intérêt général: on met en place 100.000 services civiques supplémentaires. On a aussi des jeunes qui sont plus en difficulté, qui ont besoin d'un accompagnement global: on a 300.000 parcours d'insertion qui leur sont proposés".

7 milliards d'euros pour l'hydrogène vert

7 milliards d'euros seront investis d'ici 2030 pour développer une filière de production d'hydrogène plus respectueuse de l'environnement. Ce secteur de l'hydrogène vert fait partie des secteurs d'avenir que le plan de relance doit soutenir et développer. Tous les détails dans notre article à lire ici

Le Covid, une crise sanitaire et économique

"La Covid a engendré une récession soudaine et brutale liée à la décision partagée par tous de placer les considérations sanitaires au-dessus des considérations économiques et donc de décider d'un confinement généralisé qui a produit des résultats sanitaires incontestables mais a paralysé des pans entiers de notre économie. C'est la récession la plus forte depuis 1929", a déclaré Jean Castex dans son discours.

Comme le montre ses différents graphiques réalisés par BFM Business, le choc a en effet été très brutal pour l'économie française.

Le PIB s'est effondré, comme on le voit sur ce graphique qui montre l'évolution du produit intérieur brut par rapport au trimestre précédent:

Autre indicateur, le nombre de chômeur de catégorie A, qui malgré les mesures de chômage partiel a passé la barre des 4 milliards.

Jean Castex: "L'Europe est indispensable à la relance de notre économie"

"Ce n'est pas parce que nous souhaitons, grâce à ce plan de relance, relocaliser, œuvrer en faveur de la souveraineté économique, que nous sommes favorables à une fermeture des frontières avec l'Europe ou à un quelconque repli sur nous-mêmes. Ce serait dramatique. Nous pensons que l'Europe n'est pas seulement utile, elle est indispensable à la relance de notre économie, à la lutte contre le chômage, à la condition qu'elle sache évoluer, et elle vient de le faire, et la France est aussi à la pointe pour protéger la souveraineté européenne à l'extérieur de nos frontières, notamment par la taxation du carbone".

Rénovation énergétique: comment fonctionne MaPrimeRénov'

2 milliards d'euros seront distribués aux ménages pour rénover leurs habitations. Comment fonctionne ce dispositif? Quel est le montant maximal que l'on peut toucher? Notre article est à lire ici

Bruno Le Maire: "Nous rencontrerons les fédérations professionnelles toutes les semaines"

Le pli avait été pris pendant la crise sanitaire, Bruno Le Maire veut continuer à rencontrer régulièrement les fédérations professionnelles pour assurer la mise en place de France Relance.

"Toutes les semaines nous verrons les fédérations professionnelles comme nous l’avons fait pendant la crise. Toutes les semaines. Soit avec Agnès Pannier-Runacher, avec Alain Griset, de façon à ce qu’ils nous fassent remonter toutes les difficultés […] Je ne crois qu’à ce travail collectif pour être sûr d’irriguer tout le territoire, que chaque TPE sera au courant des dispositifs", a souligné Bruno Le Maire.

Les sous-préfets à la relance et les préfets seront aussi des relais pour la mise en oeuvre du plan, a expliqué Bruno Le Maire.

Bruno Le Maire : "Nous avons identifié 11 marchés clefs" pour les relocalisations

"Il y a un certain nombre de secteurs qui ont été identifiés sur lesquels nous voulons relocaliser. On ne fait pas ça 'au petit bonheur la chance'. Tout cela est travaillé depuis des mois pour voir dans quels secteurs nous pouvons relocaliser. Nous avons défini 11 marchés clefs sur lesquels nous voulons qu'il y ait de la relocalisation industrielle".

Clément Beaune (Affaires européennes) : "Il n'y pas de facture cachée"

"Il n'y a de facture cachée, il n'y a pas d'impôt français ou européen au titre de la relance. Il n'y a pas, ni pour les citoyens français ni pour les entreprises françaises, un remboursement ou un impôt à payer immédiatement pour ce plan de relance. Et d'ailleurs ni aujourd'hui ni demain".

Le rapprochement Veolia/Suez "fait sens" d'un point de vue industriel

Interrogé sur le possible rapprochement entre Veolia et Suez, le Premier ministre indique que le projet "fait sens" d'un point de vue industriel.

Ce projet est "regardé de près" par l'Etat. "Il me semble qu'il y a un certain nombre de conditions essentielles. La première, c'est assurer la pérennité de l'emploi dans cette opération. La deuxième, c'est une logique industrielle. C'est à dire qu'il faut que ça fasse sens (...) et il me semble que l'opération en question fait sens", a-t-il ajouté.

Enfin, "il faut que ça ne soit pas le prélude à une perte de souveraineté dans ces secteurs stratégiques et il vaut mieux effectivement des investisseurs français que des investisseurs qui témoigneraient (...) d'une perte de souveraineté dans ce secteur stratégique"

L'ambition de Veolia est de créer un géant mondial du traitement de l'eau et des déchets en rachetant à Engie ses parts de Suez.

Une offre jugée "particulièrement hostile" hier par le directeur général de Suez, Bernard Camus.

Le Premier ministre Jean Castex présente le plan de relance de l'économie, le 3 septembre 2020 à Paris
Le Premier ministre Jean Castex présente le plan de relance de l'économie, le 3 septembre 2020 à Paris © Ludovic Marin © 2019 AFP

Jean Castex: "Nous avons les moyens de nous assurer que l'argent que nous déployons sert à l'emploi"

"La contrepartie c'est que les entreprises puissent se développer en France, il faut enlever toutes les entraves à ce développement. Prenez les mesures pour l'emploi: on a cessé de dire, 'prenez des apprentis, nous payons'. Si l'entreprise ne prend pas d'apprentis, elle ne reçoit pas d'aide. Signer un accord sur l'activité partielle de longue durée plutôt que licencier : il faut un accord avec les partenaires sociaux, et encore une fois s'il n'y a pas d'accord, il n'y a pas d'argent. Si vous prenez dans le détail la plupart des mesures du plan, nous avons les moyens de nous assurer que l'argent que nous déployons sert à l'emploi, sert aux entreprises et aux salariés".

Bruno Le Maire : "Nous attendons des entreprises qu'elles jouent le jeu"

"Nous attendons des entreprises qu'elles jouent le jeu de ce plan de relance. Nous avons un certain nombre de dispositifs dont les entreprises vont pouvoir bénéficier dans lesquelles nous définirons des contreparties. Prenez l'exemple des prêts participatifs: on met 3 milliards d'euros de garanties de l'Etat. Il est légitime lorsqu'ensuite on va prêter à une entreprise pour qu'elle puisse se développer et investir, qu'on lui dise qu'en matière de respect de l'environnement, de gouvernance, d'intéressement et de participation, il y a des contreparties".

Jean Castex : "Je serai attentif à la mise en oeuvre du plan"

"Je serai attentif aux conditions de mise en œuvre et d'exécution de ce plan : le comment a autant d'importance que le pourquoi et j'entends bien m'impliquer personnellement. Nous avons concerté pour la conception du plan et nous continuerons de le faire pendant sa mise en œuvre".

6,7 milliards d'euros consacrés à la rénovation énergétique des bâtiments

L'une des mesures phares du plan de relance concerne la rénovation énergétique des bâtiments: 6,7 milliards d'euros y sont consacrés.

Parmi ces 6,7 milliards d'euros, 2 milliards d'euros seront destinés aux particuliers via le dispositif MaPrimeRénov'.

Jean Castex
Jean Castex © BFMTV

Comment cela va-t-il fonctionner? Notre papier qui détaille ces nouvelles mesures est à lire ici.

2 milliards d'euros bénéficieront à l'économie circulaire

"Le plan soutiendra à hauteur de 2 milliards d'euros l'économie circulaire, le trà la source de biodéchets, la modernisation des centres de tri, la valorisation des déchets, la biodiversité avec la rénovation des réseaux d'eau" a souligné Barbara Pompili.

Elisabeth Borne: "Un bouclier anti-licenciements"

"Nous allons mettre en œuvre un bouclier anti-licenciements pour les entreprises qui vont subir une baisse d'activité dans les prochains mois. Il faut éviter que les entreprises se séparent des salariés et des compétences dont elles auront besoin lors de la reprise économique. En combinant les dispositifs d'activité partielle avec le financement de formation pour utiliser le temps non-travaillé pour permettre aux salariés de monter en compétences".

Barbara Pompili: "Les transports bénéficieront de 11 milliards d'euros"

"Les transports bénéficieront de 11 milliards d'euros dont 4,7 milliards d'euros affectés à la SNCF afin de redévelopper le fret ferroviaire, les petites lignes et les mobilités du quotidien" a affirmé la ministre de la Transition écologique.

En plus 1,2 milliard d'euros sera consacré aux transports en commun et à l'accélération du plan vélo.

Le reste ira vers des aides pour les véhicules moins émetteurs et l’installation de bornes de recharge ainsi qu'au soutient à la recherche dans les secteurs automobiles et aéronatiques

Bruno Le Maire : "Relocaliser, c'est possible"

"Nous voulons renverser la vapeur : relocaliser. Et c'est possible. Ça ne veut pas dire produit des biens à faible valeur ajoutée en France, ça veut dire qu'il est possible de produire des batteries électriques sur le territoire français plutôt que de les importer de Chine ou d'Asie. Nous avons commencé à le faire et nous allons poursuivre. Nous mettrons un milliard d'euros sous forme d'appels à projet pour soutenir toute entreprise industrielle qui voudrait améliorer sa production et construire de nouvelles lignes ".

Bruno Le Maire : "Nous ouvrirons de nouveaux marchés d'avenir"

"Nous ouvrirons de nouveaux marchés d'avenir. La France depuis 20 ans se repose sur ses lauriers. De très belles filières – agro-alimentaire, santé, luxe – mais sans ouvrir de nouvelles filières industrielles. Il est temps de passer à autre chose. Dans le calcul quantique, dans le traitement de l'eau et des déchets, la France doit être le leader européen et le leader mondial".

Bruno Le Maire
Bruno Le Maire © BFMTV

Le plan de relance en chiffres

Le plan de relance de 100 milliards d’euros "s’ordonne autour de trois grands axes", a résumé Jean Castex.

Le premier axe porte sur la transition écologique à hauteur de 30 milliards avec deux exemples:

  • 6,7 milliards pour la rénovation énergétique des bâtiments dont 2 milliards dans une prime à tous
  • 7 milliards d’ici 2030 pour faire de la France un pays de pointe sur l’hydrogène verte

Le deuxième axe se veut "un plan de réarmement industriel" pour la France : 35 milliards d'euros, avec deux exemples

  • La baisse des impôts de production : 20 milliards sur deux ans
  • La relocalisation de filières stratégiques à hauteur d’un millliard d’euros comme la santé ou l’agroalientaire

Le troisième axe à hauteur de 35 milliards d’euros visera à renforcer la cohésion sociale et territoriale.

"C’est une forte attente de nos concitoyens dans les territoires", affirme Jean Castex, qui donne deux exemples.

  • 7,6 milliards d’euros pour l’activité partielle de longue durée
  • 6,5 milliards pour la formation et l’emploi des jeunes, "des sommes d’ores et déjà débloquées"

L'hydrogène vert, l'un des secteurs d'avenir porté par le plan

L'hydrogène, et notamment l'hydrogène vert, a été mis en avant comme l'un des futurs secteurs d'avenir développé grâce au plan de relance.

"Nous ferons de l’hydrogène l’un des éléments clé de cette stratégie pour être indépendant en matière de production d’hydrogène vert comme le serons d’autres nations européennes comme l’Allemagne", a précisé Bruno Le Maire.

Au total, 7 milliards seront investis d’ici 2030 pour faire de la France un pays de pointe sur l’hydrogène.

Bruno Le Maire : "La France sortira plus forte de la crise"

"Nous avons fait depuis le premier jour de la crise le maximum pour les entreprises et les salariés, et nous continuerons à faire le maximum. C'est le sens de ce plan de relance. Nous allons y arriver. La France sortira plus forte de la crise qu'elle n'y est entrée, avec une économie plus compétitive, plus décarbonée, plus solidaire. C'est l'objectif de ce plan".

"Nous ne reproduirons pas l'erreur d'augmenter la fiscalité"

"Nous souhaitons qu'un maximum d'entreprises bénéficient de ce plan de relance. Les baisses d'impôts de production profiteront d'abord, 74% très précisement, à nos TPE, PME, ETI qui maillent le territoire. Nous allons également les aider à accélérer leur transformation numérique, mais aussi à conforter leurs fonds propres. Pour encourager ces initiatives, je veux rappeler l'engagement pris avec le président de la République : pas de hausses d'impôts. Nous ne reproduirons pas l'erreur d'augmenter la fiscalité, ce qui enverrais des signaux négatifs".

L'effet sur la dette "presque entièrement résorbé à partir de 2025", grâce à la croissance prévoit Jean Castex

"Des effets concrets pour le plus grand nombre"

Le plan de relance de 100 milliards d'euros sur deux ans présenté jeudi par le gouvernement "produira des effets concrets et perceptibles pour le plus grand nombre", promet le Premier ministre en soulignant que l'emploi en constituait la "priorité absolue".

Pour mettre en oeuvre ce plan "d'une ambition et d'une ampleur historique", le chef du gouvernement a appelé, lors d'une conférence de presse à Paris, "au sens des responsabilités de tous les acteurs pour que les entreprises embauchent, à commencer par les jeunes, pour que les partenaires sociaux dialoguent et trouvent des accords, pour que les collectivités investissent aux côtés de l'État (...) et pour que les ménages investissent et consomment au lieu d'épargner".

"Le plus massif annoncé parmi les grands pays"

Jean Castex défend le plan de relance "le plus massif annoncé parmi les grands pays. 100 milliards c’est surtout le montant dont notre économie a besoin"

Un plan, "nécessaire pour retrouver notre niveau d’avant la crise", qui "doit avoir effet d’entrainement et de levier sur le reste de l’économie".

"C'est un moment très important"

"C'est un moment très important dans notre stratégie de lutte contre les conséquences économiques et sociales de la crise sanitaire qui a frappé le monde et la France. La Covid a engendré une récession soudaine et brutale liée à la décision partagée par tous de placer les considérations sanitaires au-dessus des considérations économiques et donc de décider d'un confinement généralisé qui a produit des résultats sanitaires incontestables mais a paralysé des pans entiers de notre économie. C'est la récession la plus forte depuis 1929", a déclaré Jean Castex.

"La France a tenu mais est incontestablement affaiblie"

"Dès les premières heures de la crise le gouvernement conduit par Edouard Philippe a fait preuve d'une très grande réactivité pour préserver nos emplois et nos entreprises. Un plan d'urgence de 470 milliards a été déployé en quelques jours. Cela a préservé notre pouvoir d'achat bien plus efficacement que dans les pays voisins et a sauvé des milliers d'emplois et évité des milliers de faillites d'entreprises. La France a tenu mais elle est incontestablement affaiblie"

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La CPME inquiète de l'exécution du plan de relance

Le succès du plan de relance tiendra beaucoup à sa bonne "exécution", a jugé jeudi François Asselin, le président de la CPME, qui sera "vigilant" sur le fléchage effectif des aides aux petites et moyennes entreprises (PME).

"Tout l'enjeu du plan ce sera sa méthode d'exécution. Les moyens sont là, c'est dans la mise en oeuvre qu'on verra si les résultats sont là", a indiqué le président de la CPME à l'AFP.

Alors que le Premier ministre Jean Castex a assuré qu'"au moins un quart" des 100 milliards d'euros du plan de relance seront fléchés vers les PME et les très petites entreprises (TPE), François Asselin rappelle que les PME "représentent près de 50% de l'emploi salarié en France et plus de 90% des entreprises".

"Cela remet en perspective les annonces par rapport au poids réel des PME dans l'économie", a-t-il ajouté.

Ce dont ont besoin les PME c'est de l'activité

La CPME est globalement satisfaite des moyens débloqués dans le plan de relance, en particulier la baisse pérenne des impôts de production qui va améliorer la compétitivité des entreprises.

Mais "ce dont ont besoin les entreprises c'est de l'activité, de la compétitivité, de l'efficacité et de la simplicité", a-t-il prévenu.

"La baisse des impôts de production c'est important mais si les entreprises n'ont pas de boulot, ce ne va servir à rien", a-t-il insisté, citant notamment le cas des traiteurs, qui à l'image de nombreux professionnels de l'évènementiel n'ont pas pu reprendre une activité normale du fait de la persistance de l'épidémie de Covid-19.

Par ailleurs, si le plan de relance vise à préparer la France de 2030, le président de la CPME estime qu"on ne pourra pas relancer (l'économie) avec des entreprises moribondes".

Et il demande au gouvernement de poursuivre le soutien aux entreprises mis en place durant le confinement, par exemple via un étalement du remboursement des dettes contractées depuis le début de la crise sur 7 ou 10 ans.

250 millions d'euros pour Pôle Emploi

Le plan de relance annoncé jeudi par le Premier ministre comprend une enveloppe de 250 millions d'euros consacrés "au renfort" de Pôle emploi, notamment au recrutement d'effectifs pour faire face à l'augmentation du nombre de chômeurs en raison de la crise, a précisé le ministère du Travail. Dimanche, la ministre du Travail, Elisabeth Borne, avait annoncé 2.800 recrutements à Pôle emploi d'ici la fin de l'année, 1.300 pour accompagner les jeunes, et 1.500 pour faire face à l'augmentation du nombre de chômeurs en raison de la crise sociale provoquée par l'épidémie de Covid-19. L'enveloppe de 250 millions financera notamment le recrutement de ces 1.500 conseillers. Le recrutement des 1.300 conseillers pour accompagner les jeunes entre dans le cadre d'une autre enveloppe financière, celle du plan jeunes annoncé en juillet, a précisé le ministère du Travail.

5% d'effectifs supplémentaires

Ces embauches de 1.500 conseillers interviendront "dès septembre et octobre", a indiqué le ministère, soulignant que "ces renforts seront poursuivis si la demande d'emploi continue à augmenter". Ces 2.800 recrutements (en équivalent temps plein) se feront soit en CDI, soit en CDD, avait précisé la ministre dimanche. Cela représente environ 5% d'effectifs supplémentaires pour Pôle emploi qui compte 54.500 postes. Les modalités de ces recrutements, et leur déclinaison par région, doivent être présentées ce jeudi aux syndicats lors d'un comité central d'entreprise. Selon David Vallaperta, élu CFDT, il s'agit de 500 CDI et de 2.300 CDD de 18 mois. Sur ces 2.800 recrutements, 2.150 doivent être lancés dès septembre, a-t-il ajouté. Il faut compter ensuite deux mois de formation interne, théorique et en agence, pour une personne recrutée, a-t-il expliqué. "Ces recrutements sont une bonne nouvelle, car on s'attend à une forte hausse des inscriptions dans les mois qui viennent et on redoute une crise longue", a jugé M. Vallaperta. La poursuite de recrutements supplémentaires sera décidée au premier trimestre 2021 en fonction de l'évolution des chiffres du chômage, a-t-il indiqué.

Comment faire de l'épargne un enjeu utile à l'économie dans le plan de relance?

Jean-François Filliatre, directeur éditorial de Marchesgagnants.com, s'est penché sur le plan de relance du gouvernement et les enjeux utiles que pourraient représenter l'épargne pour notre économie, dans l'émission BFM Patrimoine.

Plan de relance: quid du numérique

Dans le plan qui sera présenté à 13h, le gouvernement entend faire du numérique un axe fort du gouvrnement.

Trois objectifs ont été annoncés:

-la fibre optique pour tous

-l'emploi dans la filière

-la transformation numérique des entreprises

"Un signal fort", pour la fédération des partenaires des territoires connectés ou à connecter, InfraNum.

"L'enjeu du numérique semble avoir été correctement pris en compte. Un signal fort pour le secteur, même s'il ouvre de facto, de nouveaux sujets significatifs".

Relance: l'opposition sévère

Les oppositions ont dénoncé jeudi les insuffisances du plan de relance du gouvernement, à l'instar du premier secrétaire du PS Olivier Faure qui a critiqué un "plan du sapeur Camember" qui "vient bien tard".
"C'est le plan du sapeur Camember, ce personnage de bande dessinée au 19ème siècle", qui creusait à chaque fois un trou pour remplir le précédent, "et c'est ce qui se passe aujourd'hui", a déploré le député de Seine-et-Marne sur franceinfo. "Vous avez un plan dont on nous dit qu'il est censé préparer l'avenir et (...) dans le même temps on fait aussi en sorte d'aider les entreprises carbonées, qu'il n'y ait pas de conditions fixées à la baisse de la fiscalité pour les entreprises", a-t-il dénoncé. "Sur 100 milliards, consacrer aussi peu à la santé, aussi peu à la rénovation thermique des bâtiments, c'est juste incompréhensible", a-t-il poursuivi, en estimant aussi que le plan "vient bien tard", car le gouvernement "a attendu un trimestre".

"On aurait du le faire avant l'été"

A droite, le patron de LR Christian Jacob a également jugé que "le plan de relance du gouvernement arrive tard". "On aurait dû le faire avant l'été pour permettre aux entreprises d'anticiper davantage", a-t-il estimé sur Twitter.
"Il devrait y avoir un plan un peu jumeau de financement de tout ça : comment le pays va payer ? Est-ce que la relance n'est pas une bombe à retardement sur le plan économique, social, parce qu'on s'endette comme des fous", s'est inquiété sur Sud Radio le président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, Eric Woerth (LR). "Castex espère 160.000 emplois avec le plan de relance. Si c'est le même espoir que le million d'emplois promis pour le CICE, aïe... Pendant ce temps-là, la semaine de 4 jours pourrait créer 500.000 emplois au Royaume-Uni. Pour bien moins cher", a jugé dans un tweet le numéro un d'EELV Julien Bayou. "La planification, la relance à 100 milliards... et demain la 6e République ?! Si seulement Macron pouvait reprendre les idées de la France insoumise pour autre chose que des effets d'annonce...", a ironisé le député LFI Adrien Quatennens.

"Trop tard" pour Christian Jacob

"Le Plan de Relance du gouvernement arrive tard. On aurait dû le faire avant l'été pour permettre aux entreprises d'anticiper davantage", explique le patron des Républicains.

Olivier Faure (Parti socialiste): 100 milliards bienvenus

"Quand il y a le feu, on ne regarde pas la facture de l'eau. Les 100 milliards sont bienvenus", estime le premier secrétaire du Parti socialiste sur France Info.

Il juge cependant que ce plan "manque de contreparties".

"Le gouvernement choisit de faire un cadeau aux entreprises sur les impôts de production, cette baisse est pérenne. Les aides pour la transition écologique, elles, sont ponctuelles",ajoute-t-il.

Rénovation énergétique des bâtiments: le secteur satisfait

Pour Edouard Barthès, président du syndicat et observatoire de la rénovation énergétique Symbiote "Ces annonces ont évidemment un impact sur le secteur. Dans l’ensemble, les commandes pleuvent et les particuliers se pressent afin de pouvoir bénéficier des aides avant qu’elles ne disparaissent".

"En plus d’aider tous les ménages et d’atteindre les objectifs de rénovation du parc immobilier français, cela donne de la visibilité à notre secteur et nous permet de nous inscrire dans la durée, et de créer des emplois non délocalisables".

Relance: faut-il faire contribuer les gagnants de la crise?

Dans une tribune, Thomas Guénolé, politologue et essayiste dénonce "Un écueil grave du plan gouvernemental: le refus de faire contribuer les gagnants de la crise à la relance."

Philippe Dessertine: ce sont les datas qu'il faut relocaliser

Dans les Experts, Philippe Dessertine, professeur à l'IAE Paris-Sorbonne explique que le problème stratégique"n'est pas de "relocaliser la production de masques mais c'est comment on va être demain maître de nos datas, comment on va être demain dans le cloud (...) on a un énorme problème européen".

Jean-Hervé Lorenzi salue la renaissance du Commissariat au Plan

Pour le président du Cercle des économistes, "qu'il y ait un lieu où puissent discuter les différentes parties prenantes, les patrons, les syndicats, les associations, ça me paraît une excellente idée."

"Mais j'aurais choisi un autre terme, le plan donne le sentiment qu'on va fixer des objectifs ce qui n'est pas très réaliste", compte tenu des incertitudes.

Augustin Landier, professeur à HEC: "la question des dettes des PME n'est pas posée"

Sur BFM Business, Augustin Landier regrette que "le sujet de la restructuration des dettes des PME n'est pas vraiment posée, ni par ce plan ni de manière générale dans le discours public".

"Repousser à horizon 20 ans la dette d'un petit commerce, c'est pas possible. D'ici 5 ans, il faut que beaucoup d'entreprises obtiennent une réduction du niveau actuel de leurs dettes".

L'enjeu: inciter les gens à consommer

Sur BFM Business, Jean-Hervé Lorenzi, président du Cercle des économistes souligne qu'il faut remobiliser l'épargne des ménages français qui atteindra le record de 100 milliards d'euros en fin d'année.

"C'est très compliqué", concède-t-il. Et "c'est un sujet qui n'est pas évoqué".

1,5 milliard d'euros pour l'Outre-mer dans le plan de relance

Mesures sociales, rénovation des réseaux d'eau et des bâtiments publics, transformation agricole sont les grands volets destinés à l'Outre-mer dans le plan de relance, soit 1,5 milliard d'euros. Environ 600 millions sont ciblés pour des mesures sociales (soutien à l'emploi et à la formation, augmentation du nombre de "Parcours emploi compétence", des contrats aidés). Le deuxième axe concerne la rénovation des réseaux d'eau et d'assainissement : 50 millions y sont affectés. 50 millions d'euros sont aussi ciblés sur la mise aux normes des bâtiments publics (établissements scolaires, hôpitaux).

Le 4e axe concerne la transformation de l'agriculture, avec 80 millions destinés à la diversification des cultures, la modernisation des abattoirs, avec pour objectif d'atteindre d'ici 2030 la souveraineté alimentaire des Outre-mer. 50 millions sont aussi prévus pour soutenir le développement local.

"Notre problème majeur, c'est la question du changement de notre modèle économique"

Dans les Experts sur BFM Business, Philippe Dessertine, professeur à l'IAE Paris-Sorbonne, cette question est au coeur de la problématique.

Elle se traduit par la concentration des efforts dans la transition écologique. "Vous avez des investissements qui sont extrêmement intéressants car ils sont immédiatement ds retombées économiques", souligne l'expert.

Mais pour Philippe Dessertine , "le changement de modèle n'est pas encore défini".

Augustin Landier, professeur à HEC: "les ordres de grandeur sont bons" mais...

Sur BFM Business, Augustin Landier, professeur à HEC souligne "l'absence du thème de la gouvernance", c'est à dire la question de la mise en oeuvre.

"Qui est responsable, comment on alloue les projets", s'interroge-t-il.

Plan de relance: l'emploi des jeunes de plus 25 ans oublié?

Sur BFM Business, Philippe Martin, Président du Conseil d'analyse économique explique qu'il y aurait sans doute fallu mettre plus de moyens sur les aides à l'embauche "au delà de 25 ans" car il y a "un risque d'effet de seuil".

Plan de relance: des "enjeux politiques élevés" pour Bloomberg

Pour le média économique américain Bloomberg, ce plan à des “enjeux politiques élevés” pour Emmanuel Macron, avec l’élection présidentielle de 2022 et alors que “L'économie française a été parmi les plus touchées en Europe par le confinement, et que le rebond initial semble s'atténuer” écrit le journal.

"C'est un savant mélange de relance à court terme de la demande via la protection de l'emploi et d'offre à plus long terme via l'investissement", expique au media américain Ludovic Subran, économiste en chef d'Allianz. "Mais c'est très français dans la façon dont il vise à tout résoudre en un seul plan”.

François Bayrou vante les mérites de Galileo, le système GPS européen

"La décision le plus exemplaire qui a été prise à mes yeux par l'Union européenne c'est Galileo...

... On a tous des GPS dans nos voitures qui situent votre position par rapport à des satellites. Jusqu'à il y a quelque deux ans, ces GPS étaient tous américains. Il suffisait qu'une décision extérieure à nous coupe le signal et nous n'avions plus de quoi diriger nos chars d'assaut, nos voitures, nos avions. On a construit l'équivalent du GPS américain dans un système européen qui nous rend indépendants, qui s'appelle Galileo" a insisté François Bayrou, sur les antennes de BFMTV et RMC.

Philippe Martinez (CGT) regrette l'absence de contreparties liées à l'emploi

"Toutes ces aides - ça fait beaucoup de milliards - ne sont pas associées à des contreparties, on donne des sous et on verra ce qui se passe", dénonce Philippe Martinez, numéro un de la CGT interrogé sur France 2, en regrettant l'absence d'annonces pour les salariés de "la deuxième ligne, je pense aux caissières, aux salariés des commerces, aux aides à domicile, agents de sécurité".

L'aide de 4000 euros pour toute embauche par les entreprises d'un jeune de moins de 26 ans n'est "pas conditionnée à une embauche en CDI", cite-t-il en exemple.

"Il faut de l'argent, mais cet argent doit être conditionné à l'emploi, aux conditions de travail, à la relance des salaires", juge le leader syndical.

Pour François Bayrou, les choix du plan de relance "vont dans le bon sens"

"Le Premier ministre a présenté le plan de relance ce matin. Les choix qui ont été faits sont les bons. Les équilibres qu'il contient consistent à éviter l'effondrement des entreprises et à mettre le cap sur l'environnement" souligne François Bayrou, sur BFMTV et RMC.

La bourse de Paris bien orientée

A quelques heures de la présentation du plan de relance à 100 milliards, la place parisienne confirme son optimisme.

La Bourse de Paris est attendue en hausse au lendemain d'un fort rebond, portée par les excellentes performances de Wall Street et les signes de la reprise économique dans le monde. Le contrat à terme de l'indice CAC 40 gagnait 0,55% une quarantaine de minutes avant l'ouverture de la séance.

Mercredi, il a engrangé 1,90% à 5.031,74 points, profitant de la tendance des marchés américains et de la baisse de l'euro face au dollar.

Plan de relance: "panser les plaies" mais aussi préparer l'avenir

"Ce plan ne se contente pas de panser les plaies de la crise. Il prépare l'avenir", a affirmé le Premier ministre Jean Castex dans un entretien au Figaro, en défendant un plan "à la hauteur de la situation exceptionnelle que nous traversons".

François Bayrou : le plan de relance est un plan d'indépendance

Invité sur BFMTV/RMC, François Bayrou a déclaré : "c'est un plan d'indépendance qui se prépare. Il y a des productions qui sont vitales pour le pays. L'intérêt général doit primer sur l'intérêt privé pour éviter les effondrements de certaines productions qu'on a pu constater durant la pandémie"

Jean Castex ne se dit pas favorable à une baisse de la TVA pour les coiffeurs

"Non", a répondu le Premier ministre, à la question d’Yves Calvi sur RTL: "Etes-vous favorable à une baisse de la TVA pour les coiffeurs?". Cette demande avait été faite cette semaine par la profession face à la crise.

Comment interpréter le plan de relance?

Sur BFM Business, Emmanuel Lechypre analyse les grandes lignes du plan de relance qui sera annoncé à 13h.

Serge Weinberg (Sanofi): les impôts de production baisseront encore de 10 milliards en 2022

Le président du Conseil d'administration de Sanofi salue la mesure de baisse des impôts de production du plan de relance qui permettront de restaurer la compétitivité des entreprises françaises.

Outre les 10 milliards d'euros de baisse pour 2021, "j'ai compris qu'il y avait une prolongation en 2022, c'est à dire une nouvelle étape", explique-t-il dans Good Morning Business.

Le Premier ministre veut favoriser les circuits courts d’approvisionnement alimentaire

Jean Castex veut "booster", via le plan de relance, le dispositif des programmes alimentaires territoriaux (PAT) en France pour aider les producteurs locaux et agriculteurs.

"Ce sujet fait partie des projets prioritaires de la politique gouvernementale: favoriser les circuits courts. Nous allons développer des outils qui s’appellent des programmes alimentaires territoriaux. Il y en a déjà quelques-uns, j’en avais un dans ma commune […], explique Jean Castex. Nous allons favoriser par des incitations financières les collectivités locales, mais aussi les Ehpad, les établissements scolaires à s’approvisionner dans leur environnement immédiat".

Serge Weinberg (Sanofi): "un plan très équilibré"

Sur BFM Business, Serge Weinberg président du Conseil d'administration de Sanofi souligne que le plan est à la fois "défensif et offensif".

"L'ensemble des actions est très équilibré", ajoute le responsable. "Les moyens sont très conséquents".

Croissance: des prévisions bientôt revues

Jean Castex explique sur RTL que le gouvernement actualiserait ses prévisions de croissance dans les semaines à venir.

Le gouvernement prévoit pour l'instant une contraction de 11% du produit intérieur brut (PIB) cette année mais le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a estimé la semaine dernière que cette chute pourrait être un peu moins marquée grâce à l'amélioration des derniers mois.

La réforme des retraites aura lieu

"La priorité c’et l’emploi mais il n’est pas question de mettre la poussière sous le tapis au sujet des retraites", souligne Jean Castex.

160.000 créations d'emplois visées

Grâce au plan de relance, le gouvernement a pour objectif la création de 160.000 emplois en 2021, a annoncé le Premier ministre.

Eviter un effondrement de l'économie

"Ce plan de relance vise à faire en sorte que notre économie ne s'effondre pas, que le chômage n'explose pas", a dit le chef du gouvernement sur RTL. "Et on va y arriver, tous ensemble."

Rénovation énergétique: "tout le monde sera concerné"

Plusieurs milliards d'euros: "c'est inédit", lance Jean Castex sur RTL.

"L'absence d'isolation des logements coûte très cher", souligne le premier ministre.

Rappelons que le plan de relance prévoit 30 milliards d'euros pour l'écologie dont 7 milliards pour la rénovation énergétique des bâtiments

Hydrogène: "on va massivement investir"

"On a déjà l’hydrogène comme source d’énergie de l’industrie chimique. Mais l’hydrogène n’est pas complètement propre, l’idée est de faire de l’hydrogène vert, d’abord à destination de l’industrie, a précisé le Premier ministre. On va massivement investir dans l’hydrogène, en partenariat avec les régions, pour avoir des transports plus propres".

Jean Castex précise néanmoins "que les résultats ne sont pas pour tout de suite".

Le plan de relance prévoit une enveloppe de 2 milliards d'euros pour la production d'hydrogène décarbonné.

Jean Castex: la dépendance de notre économie est "insupportable"

La santé, le numérique, l'électronique, autant de secteurs où la France est dépendante de l'étranger. "Une dépendance insupportable", assène Jean Castex.

"Localiser des activités du futurs" est un des objectifs majeurs du gouvernement, assure Jean Castex sur RTL.

Jean Castex: "on veut éviter les licenciements"

Sur RTL, le Premier ministre souligne l'objectif numéro un du plan de relance: "éviter des licenciements supplémentaires" en "remplissant les bons de commandes des entreprises".

Exemple: le secteur du BTP et leurs sous-traitants profitera du plan de transformation énergétique des bâtiments.

Le dispositif de l'activité partielle doit aussi éviter les licenciements. "Certaines entreprises vont licencier alors on va leur dire: 'formez plutôt que licenciez, mettez vos salariés dans le dispositif activité partielle de longue durée. 84% des salaires net des salariés sera alors pris en charge par le plan de relance", précise le Premier ministre.

Débat: la Commissariat au plan, une bonne idée?

Jean Castex, le Premier ministre a annoncé début juillet son intention de recréer un Haut-commissariat au plan, en vigueur de 1946 à 2006, pour "rééclairer l'action publique d'une vision de long terme".

Il sera piloté par François Bayrou.

Bonne idée ou pas? C'est le débat de nos éditorialistes Nicolas Doze et Jean-Marc Daniel.

A quoi vont servir les 100 milliards du plan de relance

Le plan de relance présenté ce jeudi par le gouvernement comprend trois grandes priorités: la reconquête industrielle, la transition énergétique et le soutien à l'emploi. Revue de détails.

Lisez notre article complet

Jean Castex le 27 août 2020 à Paris
Jean Castex le 27 août 2020 à Paris © CHRISTOPHE ARCHAMBAULT © 2019 AFP

Le déficit public plombé

Comme prévu, le plan de relance à 100 milliards alourdira considérablement le déficit public de 80 milliards d'euros.

Mais 40 milliards seront compensés par des fonds européens.

1,5 milliard d'euros pour l'Outre-mer

"Ce 1,5 milliard, c'est le socle de ce qu'on peut identifier pour les Outre-mer", précise le ministère des Outre-mer, mais les territoires ultramarins pourront également "émarger à l'ensemble des mesures nationales du plan de relance". Pas de chiffrage par territoire, mais plusieurs axes identifiés comme prioritaires pour les Départements et régions d'Outre-mer (DROM), pour des résultats qui doivent être "rapidement visibles". Environ 600 millions sont ciblés pour des mesures sociales (soutien à l'emploi et à la formation, augmentation -non chiffrée pour l'instant- du nombre de "Parcours emploi compétence", ces contrats aidés dont les Outre-mer sont déjà les plus grands consommateurs). Le deuxième axe concerne la rénovation des réseaux d'eau et d'assainissement, particulièrement défaillants aux Antilles, à Mayotte et en Guyane. 50 millions y sont affectés. 50 millions d'euros sont aussi ciblés sur la mise aux normes des bâtiments publics (établissements scolaires, hôpitaux), dans le cadre du "Plan séismes Antilles", qui sera accéléré. Le 4e axe concerne la transformation de l'agriculture, avec 80 millions destinés à la diversification des cultures, la modernisation des abattoirs, le renouvellement des équipements, avec pour objectif d'atteindre d'ici 2030 la souveraineté alimentaire des Outre-mer. Une enveloppe encore non chiffrée est destinée à l'accélération des infrastructures routières en Outre-mer, et concernera notamment la Guyane et la Nouvelle route du littoral à La Réunion, un chantier gigantesque d'une route en mer devant relier le Nord à l'Ouest quasiment à l'arrêt depuis plusieurs mois. 50 millions sont aussi prévus pour soutenir le développement local (accélération des programmes "Coeur de ville", par exemple). Les collectivités ultramarines bénéficient également de la garantie des recettes fiscales qui ont fondu avec la crise Covid, pour 200 millions d'euros. Enfin, les Collectivités d'Outre-mer (Nouvelle-Calédonie, Polynésie, Wallis et Futuna), compétentes en matière économique, bénéficient elles du volet de rénovation des bâtiments public de l'Etat, (45 millions ciblés pour l'hôpital de Wallis et Futuna), et de l'accompagnement aux collectivités locales, via des prêts de l'Agence française de développement. Le gouvernement a déjà accordé 3,8 Mds d'euros aux Outre-mer, dans le cadre des mesures d'urgence liées à la crise sanitaire.

2 milliards pour la production d'hydrogène

Faire de la France un pays producteur d’hydrogène. C'est l'une des ambitions du plan de relance. Air liquide, Mc Phy, Michelin, Total, Qair, la France compte deja des dizaines d'entreprises de toute tailles, spécialisées dans l’hydrogène.

Seulement cet écosystème est encore trop éclaté. Premier objectif: mettre tout le monde en ordre de bataille et cesser de travailler dans son coin. Ensuite produire de l'hydrogène de manière vertueuse!

Quelle que soit la technique, électrolyse ou reformage de gaz, il faut de l’électricité. Or si cette électricité est produite avec du charbon ou des hydrocarbures.

La solution: le solaire, l'éolien et bien sur le nucléaire! Et tout particulièrement les SMR, Small Modular reactor, des réacteurs nucleaire de poche qui pourraient contribuer à la production d'hydrogene.

Un plan hydrogène qui devrait dans un premier temps avoisiner les 2 millirads d'euros avec une philosophie: produire d'abord, distribuer plus tard...

Relance: déjà 460 milliards d'euros sur la table

460 milliards d'euros, c'est le montant total des aides sur lesquelles s'est déjà engagé l'Etat depuis le début de la pandémie mais tout ne sera pas dépensé. Une grande partie, 300 milliards d'euros, correspond aux PGE, il s'agit là d'un plafond et à ce stade l'Etat ne s'est porté garant que sur 121 milliards d'euros de prêts.

Bien avant le plan de relance, Bercy a aussi volé au secours de secteurs les plus touchés par la crise: 45 milliards d'euros ont ainsi été débloqués en urgence pour soutenir l'aéronautique, l'automobile ou le tourisme.

4 milliards d'euros d'exonération de charges ont aussi été accordés aux PME-TPE à cours de trésorerie. A cela s'ajoute la facture liée aux mesures de chômage partiel qui ont permis de limiter la casse sur l'emploi en plein confinement: 30 milliards d'euros d'ici à la fin de l'année selon Bercy.

Des sommes colossales donc. Selon nos informations, sur ces 460 milliards d'euros engagés, 60 milliards ont déjà été décaissés.

Quelles seront les grandes lignes du plan de relance?

Le plan de relance historique présenté aujourd'hui par le Premier ministre se divise en trois grandes parties:

-35 milliards d'euros pour la compétitivité avec notamment la baisse des impôts de production et les relocalisations (10 milliards).

-30 milliards d'euros pour l'écologie dont 7 milliards pour la rénovation énergétique des bâtiments

-35 milliards d'euros pour la cohésion sociale

Relance en Europe: la France en tête

Les Etats européens dépensent masivement pour soutenir leur économie. La zone euro a ainsi déjà fait deux fois plus que lors de la crise de 2009. Selon les calculs d'UBS, les plans frôlent les 600 milliards d'euros, soit 5% du PIB. Et la France? Elle arrive en tête du podium, suivie par l'Allemagne et l'Italie. Les explications de Delphine Liou:

Le plan de relance de 100 milliards sera-t-il suffisant pour relancer l'économie française?

Ce plan de relance est historique, jamais la France n'a mis autant d'argent sur la table pour relancer son économie. Mais des voix d'économistes s'élèvent: le choc dû au covid est tellement grand, que ce plan de relance ne sera pas suffisant. "Le montant du plan devrait être beaucoup plus élevé", disait hier Alain Minc, craignant que "le calibrage soit insuffisant". Notre article sur ces économistes qui demande plus est à lire ici.

A quoi vont servir les 100 milliards d’euros du plan de relance?

Jamais la France n’avait prévu de dépenser autant d’argent public pour relancer son économie mise à mal par une crise: 100 milliards d’euros au total, l’équivalent de 4% de son PIB. Le plan de relance présenté ce jeudi par le gouvernement comprend trois grandes priorités: la reconquête industrielle, la transition énergétique et le soutien à l'emploi. Notre papier "revue de détail" des grands axes de ce plan est à lire ici.

Plan de relance: la rédaction de BFM Business est mobilisée

Tout au long de la journée, l'antenne est mobilisée pour décrypter avec nos invités les grands axes d’un plan de relance exceptionnel qui intervient alors que la France sort d’une récession historique.

Dès ce matin, dans Good Morning Business, Christophe Jakubyszyn et Sandra Gandoin recevront:

  • Philippe Martin, Président du Conseil d’Analyse Économique (à 7H45)
  • Serge Weinberg, Président du Conseil d’Administration de Sanofi (à 8H15)

A partir de 13H, une édition spéciale présentée par Guillaume Paul permettra de suivre en direct la présentation du plan de relance par le Premier Ministre Jean Castex. Experts et invités se succèderont ensuite sur l’antenne de BFM Business pour analyser chacune des mesures annoncées.

Tout au long de la journée, les journalistes livreront leurs éclairages et recevront en plateau et en duplex nombreux grands patrons, économistes et représentants des filières concernées dont :

  • Cédric O, Secrétaire d’Etat chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques
  • Philippe Varin, Président de France Industrie
  • Alain Griset, Ministre délégué auprès du ministre de l’Économie, chargé des PME
  • Geoffroy Roux de Bézieux, Président du MEDEF
Jeremy Bruno