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Trafic aérien à Paris: un retour au niveau de 2019 attendu "entre 2024 et 2027"

Un passager masqué dans un aéroport finlandais le 13 juillet 2020.

Un passager masqué dans un aéroport finlandais le 13 juillet 2020. - RONI REKOMAA / LEHTIKUVA

"C'est la première fois depuis 50 ans que le trafic aérien connaît un à-coup aussi brutal et il est avéré que le rétablissement sera très progressif", a estimé Augustin de Romanet, le PDG d'ADP.

La pandémie va laisser des traces durables au sein du secteur aérien. Un retour de trafic aérien à Paris au niveau de 2019 est attendu "entre 2024 et 2027", a indiqué lundi Augustin de Romanet, le PDG d'ADP, gestionnaire des aéroports parisiens cité dans un communiqué.

"C'est la première fois depuis 50 ans que le trafic aérien connaît un à-coup aussi brutal et il est avéré que le rétablissement sera très progressif: un retour au niveau de trafic de 2019 à Paris est anticipé entre 2024 et 2027", a estimé M. de Romanet.

Pour ADP, la paralysie du trafic s'est traduite par une perte de 543 millions d'euros au premier semestre, contre un bénéfice de 250 millions d'euros il y a un an, le trafic ayant subi une chute de plus de 62% dans les aéroports parisiens.

"Les mois d'avril et mai ont connu un trafic quasiment nul et la reprise du trafic a été lente aux mois de juin et de juillet", a indiqué le PDG, ajoutant que "l'ensemble des activités du groupe avait été fortement affecté" par la crise du coronavirus qui a cloué au sol la quasi-totalité des avions dans le monde, "dès le mois de mars".

Des investissements en baisse

Le chiffre d'affaires consolidé du groupe est en baisse de 46,5% à 1,168 milliard d'euros "avec un impact important notamment sur les activités aéronautiques et commerciales à Paris", où l'aéroport d'Orly a été fermé pendant presque trois mois entre avril et juin, mais également sur le chiffre d'affaires de l'opérateur turc TAV Airports et de l'aéroport d'Amman AIG, selon le communiqué.

"Le Groupe ADP a réussi à stabiliser sa situation financière", a ajouté M. de Romanet, précisant qu'il avait "conclu la prise de participation dans le groupe aéroportuaire indien GMR Airports, dans des conditions révisées à la baisse pour tenir compte de l'impact de la pandémie".

Mais, pour faire face à la dégringolade du trafic, les investissements prévus pour 2020 devraient baisser d'environ 400 millions d'euros, selon le communiqué.

C.C. avec AFP