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PPDA : « J’ai toujours été insolent »

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Patrick Poivre d'Arvor, qui a présenté le JT de TF1 pendant plus de 20 ans, est revenu sur ses rapports avec les hommes politiques, notamment Nicolas Sarkozy.

Invité jeudi 23 octobre, Patrick Poivre d'Arvor, journaliste et auteur de « A demain ! En chemin vers ma liberté », aux éditions Fayard, a d'abord été interrogé sur les pressions politiques qu'il avait pu connaître durant sa carrière : « J'ai connu ça à la radio. Je me suis retrouvé un jour à évoquer la maladie du Président Pompidou, mais c'était tabou, on n'avait pas le droit de dire qu'il avait le cancer. Je l'avais juste évoqué parce qu'un journal avait osé le faire. Je suis allé le soir présenter ma petite revue de presse, et bien il n'y avait plus de place, on m'a dit « Non, non, c'est fini pour toi ». Après, ça s'est bien arrangé. Sur France 2, ce n'était pas si facile du temps de Mitterrand, et puis j'ai eu 20 belles années sur TF1. Une dernière année moins agréable et un dernier mois franchement désagréable ».

Un excès de zèle des patrons de TF1 ?

Il a ensuite commenté l'insistante rumeur qui voulait que Nicolas Sarkozy ait demandé sa tête : « Je ne suis pas sûr que Nicolas Sarkozy m'ait fait virer. Je suis sûr en revanche que beaucoup de courtisans de son entourage ont poussé un peu à la roue. J'ai la confirmation qu'un certain nombre de gens ont devancé ses désirs, et ça ce n'était pas indispensable. Il s'agit de gens qui visiblement étaient à la tête de TF1 ».

Pour étayer cette « piste Sarkozy », il avait été dit que les propos de PPDA sur le fait que Nicolas Sarkozy ressemblait à « un petit garçon dans la cour des grands » lors de son premier G8 était à l'origine d'une éventuelle ire présidentielle. Pour le journaliste, il n'en est rien : « Les rares lettres de téléspectateurs que j'ai reçues venant de la direction générale étaient des lettres qui se plaignaient du fait que j'avais été un peu impertinent, un peu insolent. Alors qu'il me semble que je l'ai toujours été. Je l'ai été avec Chirac, je l'ai été avec Mitterrand. Ils me l'ont dit en direct, eux. Donc je crois que Sarkozy ne s'en est jamais plaint. Vous l'avez reçu, vous savez comment il est, c'est quand même un avocat, c'est quelqu'un qui a l'habitude de se débrouiller face à une rhétorique ».

La rédaction-Bourdin & Co