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Paris: l'artiste C215 peint des papillons dans des services de soins psychiatriques

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L'artiste Christophe Guémy, alias C215, a effectué une série de pochoirs poétiques dans des services de soins psychiatriques à l'occasion d'un partenariat avec le Groupement hospitalier universitaire (GHU) Paris.

Des grands papillons bleus et noirs dans l'allée principale du parc de l'hôpital Sainte-Anne. Quelques mètres plus loin, des papillons noirs et blancs. L'artiste Christophe Guémy, alias C215, a effectué une série de pochoirs poétiques dans des services de soins psychiatriques à l'occasion d'un partenariat avec le groupement hospitalier universitaire (GHU) Paris, qui regroupe Sainte-Anne, mais aussi d'autres hôpitaux psychiatriques de la capitale et plusieurs centres de consultation psychologique.

"J'ai accepté ce projet spontanément. Quand on pratique le street art, ce qui est important, c'est de le voir émerger dans des lieux inattendus", raconte C215 sur le plateau de BFM Paris. Et de poursuivre: "Tout mon parcours a été une suite de découvertes et d'explorations. Ce projet a été une façon de découvrir l'univers des soins psychiatriques à Paris."

"On a la culture de la culture dans nos hôpitaux. Nous expérimentons la thérapie à médiation artistique et l'art thérapie. A l'hôpital Sainte-Anne, il y a un musée", explique Florence Patenotte, directrice communication GHU Paris. "Cela permet d'engager un nouveau dialogue, de fédérer et de démocratiser les échanges avec les patients."

Le papillon, un symbole fédérateur

Connu pour ses grands portraits qui ornent les façades d'immeubles du 13e arrondissement ou pour ses oeuvres plus discrètes peintes sur des boîtes aux lettres ou panneaux électriques de la capitale, Christian Guémy est habitué à associer son dessin à des causes qui lui tiennent à coeur. Début août, il a ainsi inauguré le portrait d'un enfant qu'il avait rencontré en 2008 dans les favelas de Saô Paulo. 

Dans les couloirs des hôpitaux, il a opté pour des papillons pour leur dimension poétique et fédératrice. "Il fallait trouver un motif récurrent, qui puisse être fédérateur au niveau des différents publics, que ce soit pour le personnel ou les patients", explique-t-il. "Il fallait trouver quelque chose qui puisse être intelligible et compréhensible de tous. Le papillon, c'est l'évocation de la métamorphose et de l'envol. Le papillonnement nous renvoie à la pensée vagabonde", poursuit-il. 

Un jeu concours invite par ailleurs tous les visiteurs, riverains, amateurs de street art et patients à envoyer leurs photos des oeuvres de l'artiste, via le site de l'établissement. Le gagnant sera dévoilé pendant les journées du patrimoine, les 21 et 22 septembre, lors d'une séance de dédicace de C215 à l'hôpital Sainte-Anne. 

Cyrielle Cabot