BFMTV

Matteo Salvini plaisante sur la Joconde, qu'il veut "reprendre" à la France

Matteo Salvini - Image d'illustration

Matteo Salvini - Image d'illustration - Alberto Pizzoli - AFP

Cette boutade intervient après de nombreux remous entre les deux pays, notamment concernant les célébrations de l'anniversaire de la mort de Léonard de Vinci.

Matteo Salvini, ministre italien de l'Intérieur, a plaisanté mercredi sur la Joconde de Léonard de Vinci en annonçant, sur le ton de l'humour, qu'il discutait avec la France pour que l'Italie "reprenne" le célébrissime tableau exposé au Louvre. 

"J'annonce que nous sommes en train de travailler avec l'ambassadeur français pour reprendre la Joconde", a déclaré Matteo Salvini lors d'une conférence de presse sur les événements organisés pour le 500e anniversaire de la mort de Léonard de Vinci (1452-1519).

"Ce sera plus commode pour tous ceux qui veulent la voir de près. Blague à part, évidemment, nous n'avons pas besoin d'autres crises internationales", a ajouté l'homme fort du gouvernement italien, également ministre de l'Intérieur.

"Tant qu'elle reste à Paris"

Pour rendre hommage à Léonard de Vinci, Matteo Salvini entend aller avant le 2 mai (date anniversaire de la mort du génie florentin) admirer sa fresque sur La Cène, qui se trouve dans l'église Santa Maria delle Grazie, à Milan. "Pour ce qui est de la Joconde, tant qu'elle reste à Paris, ça me prendra un peu plus de temps", a-t-il conclu. Le musée du Louvre avait quant à lui rappelé en juillet dernier sur Twitter (et en Italien) que "pour information, la Joconde a été vendue par Léonard de Vinci au roi François Ier."

L'Italie et la France traversent depuis plusieurs mois une période de turbulences politico-diplomatiques qui les a vues s'affronter sur divers sujets comme le projet de liaison ferroviaire Lyon-Turin, l'accueil des migrants mais aussi les échanges d'oeuvres d'art pour les célébrations de l'année De Vinci.

Anniversaire polémique

En novembre dernier, la sous-secrétaire d'État aux biens et activités culturelles italienne, Lucia Borgonzoni, évoquait les célébrations prévues en France pour les 500 ans de la mort de l'artiste. Elle estimait que les prêts prévus à la France pour l'occasion "placeraient l'Italie à la marge d'un événement culturel majeur": "Nous devons rediscuter de tout", avait-elle estimé. La France avait rappelé début février son ambassadeur en Italie après une série de déclarations jugées "outrancières" de responsables italiens. 

Benjamin Pierret avec AFP