BFMTV

Le film sur Coluche sortira-t-il mercredi ?

-

- - -

Le film d'Antoine de Caunes « Coluche, l'histoire d'un mec » pourrait ne pas sortir mercredi 15 octobre prochain. Paul Lederman, l'ancien agent de Coluche a lancé une procédure en justice.

Le film d'Antoine de Caunes « Coluche, l'histoire d'un mec » sur la candidature à l'élection présidentielle de Coluche en 1981 (l'artiste est interprété par François Xavier Demaison), pourrait ne pas sortir comme prévu mercredi 15 octobre prochain. En effet, Paul Lederman, l'ancien éditeur et agent de Coluche a lancé une procédure en justice. Il demande la suppression dans le titre du film de la référence à « l'histoire d'un mec », sketch très célèbre du comédien humoriste. Lederman veut la modification des affiches et du générique ainsi que 150 000 euros de dommage et intérêts.

Pour voir la bande-annonce du film, cliquez ici

Pour Lederman, le titre est une escroquerie
En fait pour Paul Lederman, « l'histoire d'un mec » fait reférence à l'ensemble de la vie de Coluche, alors que le film d'Antoine de Caunes ne traite que de la candidature de l'humoriste à la présidentielle de 1981, soit environ 6 mois de sa vie. « Qu'ils appellent le film « Coluche, la campagne présidentielle » et ils auront tous les droits explique Paul Lederman, mais l'histoire d'un mec, non. Premièrement ça m'appartient, deuxièmement c'est une escroquerie par rapport au public. Voir un film qui ne correspond pas à la réalité, je ne veux pas ! Ce sont des ânes, ils ont fait une connerie, une grande connerie. Mais je ne veux pas d'interdiction : qu'ils changent le titre et qu'ils donnent l'argent aux restaurants du cœur !»

Sortie impossible si Lederman gagne
Si cette procédure est possible c'est tout simplement parce que le producteur possède les droits d'auteurs sur les sketches originaux mais aussi sur leurs titres dont... « l'histoire d'un mec ». De son côté, Antoine de Caunes, le réalisateur, ne s'est pas montré surpris de cette procédure : « Lederman attaque tout ce qui bouge... » Selon le producteur Thomas Anargyros « S'il (ndlr : Lederman) obtenait gain de cause, nous ne pourrions pas sortir le film mercredi, car cela impliquerait de modifier le générique, puis de relancer la fabrication de 500 copies de films et enfin d'acheminer celles-ci dans toute la France. C'est matériellement impossible ! » La magistrate chargée du dossier ne devrait pas rendre de décision avant mardi.

La rédaction avec Annabelle Roger