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Billets sur Internet : évitez les escroqueries

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Selon une étude, un européen sur trois se fait escroquer en achetant des billets d’avion sur Internet. Les pièges à éviter.

La Commission européenne vient de tirer la sonnette d'alarme : un citoyen européen sur trois se fait escroquer en achetant des billets d'avion sur Internet. La faute à la publicité mensongère et à des pratiques déloyales. C'est ce que révèle une enquête réalisée par l'Union européenne auprès de 386 sites Internet en Europe. Les 27 menacent aujourd'hui les compagnies aériennes et les voyagiste de fermeture.

L'enquête a été réalisée dans toute l'Europe, auprès de 386 sites Internet. Plus d'un tiers se sont révélés mensongers, ce qui représente tout de même 80 compagnies aeriennes en Europe, dont le leader irlandais du low cost Ryan Air ou Blue One en Finlande. En France la liste n'a pas été publié mais on sait que 12 sites sur 31 posent problèmes.

« Paris-Madrid : 5 euros » : l'offre introuvable
C'est l'arnaque la plus répandue : l'offre tape à l'oeil. « 5 euros Paris-Madrid », « 15 euros Bruxelles-Cracovie », et une fois sur le site Internet vous cherchez pendant des heures pour ne jamais trouver ces billets. Evidemment la compagnie n'avait que 3 places à proposer à ce tarif bien vite envolées. Elles servent donc uniquement à attirer le client sur le site, qui achètera un billet bien plus cher.

« Nantes-Londres : 1euro » : sans compter les taxes...
Autre arnaque : vous reservez un vol à 1 euro entre Nantes et Londres. C'est sans compter les 22 euros de taxe d'aéroport. Une taxe qui peut monter jusqu'à 40 euros pour certaines destinations. C'est ce qu'on appelle de la publicité mensongère.

L'assurance imposée
Il y a ceux qui vous forcent la main, avec l'assurance notamment. Vous ne l'avez pas selectionnée et pourtant elle est déjà cochée. Murielle Danis, porte-parole de la fédération europénne des consommateurs, explique aussi que « ces assurances sont présentées comme obligatoires alors qu'elles ne le sont pas du tout ».

Du côté des compagnies, on nie en bloc les accusations de la Commission européenne. Par exemple, la compagnie Irlandaise à bas coût RyanAir est pointée du doigt et Mathieu Glaçon, le directeur vente et marketing pour la France, justifie : « Nous on donne des prix TTC, le passager connaît exactement la somme globale à payer sur le site Internet avant de confirmer sa réservation. Les gens savent très bien comment ça marche, savent très bien cliquer là où il faut ou pas, ils savent très bien s'ils veulent une assurance ou pas. Je ne vois pas enquoi il y a une escroquerie quelque part ».

Si au 1er mai 2009 les sites internet sont toujours mensonger, il devront fermer. En attendant, la commission recommande aux consommateurs de porter plainte en cas de violation des règles.

La rédaction et Gaële Joly