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La saison des moustiques s'allonge jusqu'au mois de décembre

Un moustique tigre.

Un moustique tigre. - VALERY HACHE / AFP

Les moustiques aiment la chaleur et l'humidité. Ils trouvent les deux dans les environnements urbains, nous gratifiant de leur présence bien après le début de l'automne.

Se faire surprendre par le bourdonnement caractéristique du moustique au mois d'octobre est de plus en plus commun. Dans la chaleur de nos caves, de nos parkings, de nos greniers, les moustiques passent l'hiver à l'abri. Et pour peu qu'ils aient trouvé une petite réserve d'eau pour pondre, ils vont pouvoir traverser les frimas en état de dormance. D'ordinaire, les moustiques font taire leur bourdonnement à la fin de l'été. Les femelles, qui sont les seules à piquer, se lovent dans une anfractuosité et ne bougent plus. Mais quand il fait chaud, relevait auprès de RTL Belgique Thierry Hance, entomologiste à l’Université Catholique de Louvain, "cela peut modifier les signaux que perçoivent les espèces".

Cet été indien des moustiques qui peut perdurer jusqu'aux fêtes de fin d'années n'a pas échappé au site Vigilance Moustique. Son fondateur Stéphane Robert note auprès du Parisien une "prolifération inhabituelle dans le Sud-Ouest, en région Rhône-Alpes et dans le Sud-Est".

Les moustiques se plaisent en ville

"Il n’est pas rare d’en apercevoir désormais en novembre ou décembre en milieu urbain car ils trouvent suffisamment de chaleur pour survivre et d’eaux stagnantes dans le métro, les caves ou les parkings pour se développer", continue Stéphane Robert dans les colonnes du Parisien.

L'alternance dans ces zones en septembre d'un temps clément et de pluies remplissant les réservoirs naturels et artificiels a favorisé cette multiplication. Un pot de fleurs, une gouttière bouchée, un seau, une soucoupe, tout est bon à prendre pour ces insectes dont les larves prolifèrent dans l'eau. 

Plus ça va, plus les espèces importées, comme le moustique-tigre s'adapte à nos contrées, progressant vers le nord. L'envahisseur a depuis longtemps investi l'Ile-de-France. Ainsi fin août, la préfecture de l'Essonne mettait en garde contre cette espèce invasive. 

Dans cette zone, des opérations de démoustication et une surveillance ont été mises en place, "mais la prolifération apparaît déjà irréversible", indiquait la préfecture. S'il est aujourd'hui simplement présent dans le département, les autorités préviennent qu'"il est possible que le moustique-tigre poursuive son implantation et devienne définitivement actif" en 2019. 

D. N.