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"Wokisme": Blanquer estime que "nos sociétés sont travaillées par des forces de fragmentation"

Jean-Michel Blanquer invité de Jean-Jacques Bourdin

Jean-Michel Blanquer invité de Jean-Jacques Bourdin - BFMTV

Jean-Michel Blanquer dit "non au wokisme" à l'occasion du lancement de son think tank. Seuls 6% des Français disent pourtant connaître cette expression.

La notion a beau être très contestée, elle n'empêche pas Jean-Michel Blanquer de s'en emparer. A l'occasion de la naissance de son Laboratoire pour la République, le ministre de l'Education nationale a dit s'inscrire contre le "wokisme".

"Nos sociétés sont travaillées par des forces de fragmentation. Pas seulement la France, regardez les Etats-Unis, regardez l'Angleterre. Seule la République peut unir, peut nous rassembler", a estimé ce jeudi sur BFMTV-RMC le patron de la rue de Grenelle pour justifier cet engagement.

Un terme très méconnu

Seuls 6 % des Français interrogés par l'IFOP disent pourtant savoir de quoi il s'agit. La notion, qui veut dire "éveillé" en anglais, fait référence à la conscience des injustices sociales de race, ou de genre. Le mot est identifié pour la première fois en 2008 dans un titre de la chanteuse américaine Erykah Badu, explique Libération.

"I stay woke" (je reste éveillée), professe-t-elle comme une prise de conscience des injustices sociales et raciales. Le slogan, repris par Black Lives Matter, gagne en popularité avant d'être repris par les conservateurs américains puis de traverser l'Atlantique.

Marie-Pierre Bourgeois