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Rassemblement en hommage "aux victimes de féminicides" à Paris

Archives - "Un féminicide tous les trois jours. Stop!" dénonçait cette manifestante le 29 septembre dernier place de la République à Paris.

Archives - "Un féminicide tous les trois jours. Stop!" dénonçait cette manifestante le 29 septembre dernier place de la République à Paris. - Zakaria ABDELKAFI / AFP

Depuis le début de l'année, 66 femmes sont mortes sous les coups de leurs compagnons.

Une centaine de militantes féministes se sont rassemblées jeudi soir sur la place du Panthéon, à Paris, pour rendre hommage aux femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint et dénoncer "l'inaction" du gouvernement, a constaté une journaliste de l'AFP.

"Nous sommes devant le Panthéon pour rendre hommage aux 66 victimes de féminicides depuis le début de l'année", a affirmé à l'AFP Suzy Rojtman, porte-parole du Collectif National pour les Droits des Femmes qui organisait le rassemblement, où quelques hommes étaient également présents.

Les noms des 66 victimes énumérées

"Monica poignardée", "Mariette étranglée", "Dounia incendiée avec sa petite fille"... les noms des 66 victimes ont été énumérés les uns après les autres, les femmes maquillées en rouge sang et bleu tombant au sol au fur et à mesure des noms égrenés.

125 victimes en 2017

Les manifestantes demandaient notamment "la mise en place d'un fond d'urgence", la création de "2.000 places d'hébergement supplémentaires dans les centres spécifiques pour femmes victimes de violences" et des recrutements dans les commissariats et par la justice pour recueillir et traiter les plaintes, selon leur tract distribué lors du rassemblement.

Au total 125 personnes sont mortes en 2017, victimes de la violence de leur partenaire ou de leur ex-partenaire de vie (contre 138 en 2016 et 136 en 2015), dont 109 femmes et 16 hommes, selon les derniers chiffres communiqués par le gouvernement. Ainsi, une femme meurt tous les 3 jours du fait de la violence de son conjoint ou ex-conjoint.

Guillaume Dussourt avec AFP