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Paris veut mettre fin progressivement aux spectacles d'animaux sauvages dans les cirques

Des tigres dans un cirque (illustration). - Armend Nimani - AFP

Des tigres dans un cirque (illustration). - Armend Nimani - AFP - -

La mairie de Paris veut interdire les spectacles d'animaux sauvages. Pour cela, elle propose aux cirques de les aider à se reconvertir.

La mairie de Paris ne veut plus voir de tigres ou de lions dans les cirques qui se produisent dans la capitale. Contactée par BFM Paris, Pénélope Komitès, adjointe à la mairie de Paris chargée de la nature et de la diversité, assure que d'ici 2022, aucun cirque ayant des animaux sauvages ne pourra se produire dans la capitale. Une délibération est soumise au vote au Conseil de Paris à partir de mardi et jusqu’au 14 novembre. 

Depuis la fuite et la mise à mort d'un tigre qui s'était échappé du cirque Bormann Moreno, en novembre 2017, les élus parisiens étaient entrés en guerre contre les animaux sauvages dans les cirques. Mais sans législation à l'échelle nationale, aucune interdiction n'était entrée en vigueur.

Une convention avec les circassiens

Les élus avaient néanmoins commencé à débattre, entamant le dialogue avec des circassiens. Pénélope Komitès explique que ces débats arrivent à leur terme et ont permis l'écriture d'une convention prévoyant la fin des spectacles d'animaux sauvages dans la capitale d'ici à 2022. En échange, la municipalité s'engage à soutenir financièrement les cirques dans des mesures de reconversion. Cette convention devrait être votée au Conseil de Paris qui s'est ouvert ce mardi. 

Plusieurs cas de figure sont à prendre en compte. Tout d'abord, Paris compte trois grandes institutions du cirque: le cirque Arlette Gruss, le cirque Pinder et le cirque d'Hiver Bouglione. Selon nos informations, le cirque Pinder a déjà accepté la convention proposée par la mairie de Paris et devrait signer un accord en début d'année prochaine. Ce dernier a en revanche déjà arrêté d'utiliser des animaux sauvages dans son spectacle. Le cirque Arlette Gruss, quant à lui, n'a pas encore apporté de réponse attendant une réglementation plus claire à l'échelle nationale.

Le cirque d'Hiver Bouglione, enfin, est propriétaire de son terrain. Il n'est donc pas obligé, légalement, de se soumettre au souhait de la mairie. Le cirque Bormann Moreno, par ailleurs, n'a plus d'animaux sauvages depuis deux ans.

L'attente d'une réglementation nationale

À ces trois institutions viennent s'ajouter des cirques qui ne se produisent dans la capitale que quelques jours par an. Depuis deux ans, Pénélope Komites refuse déjà systématiquement "les autorisations de ceux qui utilisent des animaux sauvages". 

Au printemps dernier, le ministère de la Transition écologique avait déclaré avoir lancé des groupes de travail sur le bien-être animal de la faune sauvage captive. Des décisions sont donc attendues avec impatience de la part de la municipalité. 

Barthélémy Bolo avec Cyrielle Cabot